Les télédiffuseurs doivent diffuser suffisamment de mises en garde et d’icônes de classification, déclare le Conseil canadien des normes de la radiotélévision

Ottawa, le 25 juin 2002 — Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) rendait publique aujourd'hui sa décision concernant la diffusion du film d'art espagnol, Caniche, à l'antenne de Showcase Television. Le Comité national des services spécialisés du CCNR a statué que la diffusion de ce film s'accompagnait de moins de mises en garde à l'auditoire et d'icônes de classification que stipulées par le Code d'application volontaire concernant la violence à la télévision de l'Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR).

Diffusé de 24 h 15 à 2 h, le film était précédé d'une mise en garde à l'auditoire concernant les scènes de nudité et de sexualité qu'il présente. Toutefois, aucune autre mise en garde n'a été présentée jusqu'aux deux dernières pauses commerciales. Le Comité a trouvé que le nombre de mises en garde à l'auditoire diffusées par Showcase était insuffisant selon le paragraphe 5.1 du Code concernant la violence. Ce paragraphe stipule que les télédiffuseurs doivent présenter des mises en garde après chaque pause commerciale pendant la première heure d'une émission à l'intention d'un auditoire adulte.

Le Comité a également constaté qu'il y avait violation de l'article 4 du Code concernant la violence de l'ACR en ce qui concerne les icônes de classification. Les télédiffuseurs sont tenus de présenter à l'écran une icône de classification indiquant le groupe d'âge auquel l'émission est destinée, et ce au début de toutes les émissions dramatiques ainsi qu'au début de chaque heure subséquente de ces émissions. Dans ce cas-ci, l'icône 18+ n'a été présentée à l'écran que 45 minutes après le début du film. Le Comité a expliqué que la règle concernant la fréquence à laquelle les icônes paraissent « ne se rapporte pas à l'heure de l'horloge à laquelle l'émission a débuté, mais plutôt à “l'horloge interne” de l'émission même. »

Pour ce qui est du contenu du film même, le Comité a reconnu que les thèmes se rapportant à l'inceste et à la bestialité sont exceptionnellement bouleversants. Il a cependant trouvé que «  le film ne fait aucunement de promotion manifeste, gratuite, glorifiée ou encore positive et [qu']il n'aborde, de l'avis du Comité, aucune question pouvant entraîner une violation du Code. » Il a de plus noté que le film avait été mis à l'horaire au moment approprié, soit tard le soir.

Les radiotélédiffuseurs privés canadiens ont arrêté des codes qui constituent les normes du secteur concernant l'emploi de stéréotypes sexuels, la présentation de violence et le traitement de questions à valeur morale, tels les droits de l'homme, sur les ondes, et ils s'attendent que leurs collègues les respectent. Ils se sont aussi dotés d'un organisme d'autoréglementation, le CCNR, qu'ils ont mandaté de veiller à l'administration de ces codes de responsabilité professionnelle. Le Conseil a par la suite été chargé de veiller également au respect du code de déontologie journalistique adopté par l'Association canadienne des directeurs de l'information radio-télévision (ACDIRT). Plus de 500 stations de radio et de télévision et services spécialisés, d'un bout à l'autre du Canada, sont membres du Conseil.

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Toutes les décisions du CCNR, les codes, les liens vers les sites Web des membres et d'autres sites Web, ainsi que des renseignements pertinents sont affichés sur son site Web à www.ccnr.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec la présidente nationale du CCNR, Mme Andrée Noël, ou le directeur exécutif du CCNR, M. John MacNab.