Une classification plus élevée s’impose pour un épisode de 24, déclare le Conseil canadien des normes de la radiotélévision

Ottawa, le 22 avril 2008 – Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) rendait publique aujourd’hui sa décision concernant un épisode de l’émission d’action dramatique, 24, lequel fut diffusé par Global le 12 février 2007 à 20 h. Le Comité national de la télévision générale du CCNR a conclu que la violence présentée dans cet épisode n’a pas enfreint le Code concernant la violence de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR), étant donné que les scènes de violence s’inscrivaient dans le sens du déroulement de l’intrigue et du développement des personnages. Toutefois, le CCNR a conclu que l’épisode aurait dû être classifié 14+ plutôt que PG.

L’émission 24 fait partie d’une série télévisée dont l’histoire porte sur l’unité antiterrorisme fictive du gouvernement américain, connue sous le nom de CTU. Dans chaque épisode, l’action se déroule pendant une heure d’un jour donné durant laquelle les agents de l’unité tâchent de contrevenir des activités de terrorisme. Dans l’épisode mis en cause (lequel visait la période de 13 h à 14 h de la sixième saison), une bande de terroristes avait enlevé un agent de la CTU possédant les connaissances spécialisées en programmation informatique nécessaires pour activer leurs bombes nucléaires. Lorsque l’agent a refusé d’aider les terroristes, le chef de la bande l’a torturé avec une foreuse jusqu’à ce qu’il capitule. Il y avait également deux autres scènes dans lesquelles des individus sont tués à coups de feu, ainsi qu’une scène chaotique de fusillades et d’explosions lorsque l’équipe de la CTU a fait irruption dans la cachette des terroristes.

Un téléspectateur s’est plaint que la scène avec la foreuse était particulièrement trop violente pour la télévision générale et qu’elle n’aurait pas dû passer à 20 h. Le télédiffuseur a expliqué qu’il avait diffusé les mises en garde à l’auditoire nécessaires et qu’il s’était prévalu de ses droits de substitution simultanée. En décidant que les scènes de violence s’inscrivaient dans le sens du déroulement de l’intrigue et du développement des personnages, le Comité national de la télévision générale en est venu à la conclusion que l’émission n’a pas enfreint la norme codifiée interdisant la violence gratuite. Le Comité a également noté que la règle de la substitution simultanée, selon laquelle les distributeurs d’émissions de télévision sont tenus de superposer le signal canadien au signal américain dans le canal habituellement occupé par le télédiffuseur étranger, présente des avantages pour les téléspectateurs canadiens. Grâce à cette technique, il est possible d’insérer, dans l’émission, les icônes de classification et les mises en garde à l’auditoire canadiennes même lorsque l’émission est diffusée avant le début, à 21 h, de la plage normale des heures tardives pour les émissions destinées aux adultes. Cependant, le Comité a constaté une violation de l’article 4 du Code en ce qui concerne la classification parce que Global a classifié l’épisode PG, alors qu’il aurait dû être classifié 14+ étant donné les scènes de violence intenses.

Les radiodiffuseurs privés canadiens ont créé eux-mêmes les codes qui constituent les normes du secteur concernant la déontologie, la représentation équitable, la présentation de violence à la télévision et l’indépendance journalistique, et ils s’attendent à ce qu’ils soient respectés par les membres de leur profession. En 1990, ils se sont dotés d’un organisme d’autoréglementation, le CCNR, qu’ils ont mandaté de veiller à l’administration de ces codes de responsabilité professionnelle, ainsi que du code concernant la déontologie journalistique qui fut élaboré par l’ACDIRT – Association des journalistes électroniques. Plus de 630 stations de radio, de services de radio par satellite, de stations de télévision et de services de télévision spécialisée, d’un bout à l’autre du Canada, sont membres du Conseil.

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Toutes les décisions du CCNR, les codes, les liens vers les sites Web des membres et d'autres sites Web, ainsi que des renseignements pertinents sont affichés sur son site Web à www.ccnr.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec la présidente nationale du CCNR, Mme Andrée Noël, ou le directeur exécutif du CCNR, M. John MacNab.