Juin 2000

Ottawa, le 27 juin 2000 – Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a rendu sa décision aujourd’hui concernant un épisode de l’émission Gilles Proulx diffusée à l’antenne de CKAC de Montréal. Pendant l’émission en cause, l’animateur interviewait M. Raymond Villeneuve, qui a été reconnu coupable d’avoir été l’auteur d’attentats à la bombe, et qui était (au moment de l’interview) le président du Mouvement de libération nationale du Québec. L’interview portait sur un incident survenu récemment où l’on avait griffonné du graffiti avec de la peinture en aérosol sur les maisons de Québécois qui seraient des fédéralistes. Une de ces maisons appartenait à M. André Arthur, animateur de la radio et rival de M. Proulx. Un auditeur s’est plaint que l’animateur « a laissé entendre sans équivoque à M. Villeneuve que les vandales auraient mieux fait de faire une attaque à la bombe sur la maison de M. Arthur, plutôt que de simplement y peindre les lettres “FLQ”. »

Le Conseil régional du Québec a pris sa décision à la lumière du Code de déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs. Son examen n’ayant révélé aucune violation dudit Code, le Conseil a déclaré que les commentaires sarcastiques de l’animateur concernant l’emploi d’une « bombe atomique » et d’une « bombe à neutron » ne visaient pas à préconiser la violence :

Le Conseil ne croit aucunement que l’animateur avait l’intention de préconiser la violence. D’une certaine façon, il a été davantage plus simple d’arriver à cette conclusion étant donné la nature exagérée de la suggestion « violente » mise de l’avant par l’animateur. S’il s’agissait d’une suggestion réaliste, il aurait pu être raisonnable que le Conseil juge que l’animateur favorisait effectivement un acte de violence; toutefois l’absurdité totale de l’emploi « suggéré » d’une bombe nucléaire ou à neutron – le genre d’armes qu’on ne trouve évidemment pas à chaque coin de rue – rend tout à fait évident que l’animateur a emprunté un style hyperbolique pour caractériser la rivalité bien connue qui existe entre ces deux animateurs de la radio au Québec.

Le Conseil a, de plus, trouvé qu’à la différence d’une autre émission au sujet de laquelle le CCNR a été appelé à rendre une décision sur l’emploi du sarcasme, ce cas_ci comporte un facteur mitigeant étant donné que « l’animateur a en effet fait allusion à la possibilité que la police se rende chez M. Villeneuve suite à l’interview, ce qui constitue carrément une référence à la nature potentiellement illégale des gestes dont on avait discutés pendant l’émission et aux conséquences éventuelles de tels gestes. »

Le Conseil a également jugé que la décision du radiodiffuseur d’interviewer un criminel reconnu coupable ne constitue pas une infraction et a déclaré, à cet égard, que « même s’il serait toujours sage que les radiotélédiffuseurs fassent preuve de prudence lorsqu’ils offrent un moyen d’accès public à un criminel qui pourrait souhaiter bénéficier financièrement, psychologiquement ou autrement de son crime ou exploiter le public, en l’absence de l’infraction d’une disposition précise du Code, il revient uniquement au radiotélédiffuseur de décider qui il interviewera. »

Les radiotélédiffuseurs privés canadiens ont arrêté eux-mêmes les codes qui constituent les normes du secteur concernant la déontologie, l’emploi de stéréotypes sexuels et la présentation de violence à la télévision et ils s’attendent que leurs collègues les respectent. En 1990, ils se sont aussi dotés d’un organisme d’autoréglementation, le CCNR, qu’ils ont mandaté de veiller à l’administration de ces codes de responsabilité professionnelle. Le Conseil a par la suite été chargé de veiller également au respect du code d’éthique journalistique adopté en 1970 par l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT). Plus de 430 stations de radio et de télévision et services spécialisés, d’un bout à l’autre du Canada, sont membres du Conseil.

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Ottawa, le 23 juin 2000 – Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a rendu sa décision aujourd’hui concernant trois épisodes des émissions de causerie Adler on Line et Afternoons with Larry Updike diffusées à l’antenne de CJOB-AM de Winnipeg. Dans les épisodes visés, les animateurs et les interlocuteurs ont fait des commentaires au sujet du rôle qu’ont joué les chefs des Premières nations dans le cadre d’une manifestation qui s’est produite à l’Assemblée législative du Manitoba et aussi au sujet d’autres questions d’ordre général concernant les Premières nations. Dans une lettre de plainte détaillée, le grand chef de l’Assembly of Manitoba Chiefs allègue que certains des propos des animateurs et des interlocuteurs incitaient à la haine.

Le Conseil régional de l’Ouest a pris sa décision à la lumière du Code de déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs. Tout en admettant que l’effet cumulatif des propos prononcés dans le cadre des émissions en cause pourrait, dans certaines circonstances, constituer des commentaires discriminatoires de façon abusive quant à la race, l’origine ethnique ou nationale, le Conseil a jugé qu’il n’en constituait pas dans ce cas-ci. Le Conseil a traité individuellement de certaines des allégations du plaignant, comme celles portant sur la nature violente des chefs, l’instigation de l’incident à l’Assemblée législative, l’emploi de gaz poivré par la police, la façon incorrecte dont les chefs et d’autres membres de la bande ont traité avec l’argent, la direction des chefs et le gouvernement des réserves. Le Conseil a jugé qu’il n’y avait pas eu d’infraction du Code dans le cas de toutes ces allégations, soit sur le plan individuel, soit sur le plan collectif. Le Conseil a conclu qu’en général, les allégations du plaignant étaient “exagérées, isolées et sur-représentées dans la plainte”. 

Même si le Conseil n’a pas maintenu la plainte, il a toutefois fait remarquer qu’à certaines occasions une des journalistes de la station ne s’en était pas tenue strictement au reportage des nouvelles lorsqu’elle a donné son opinion personnelle sans préciser que c’était son propre point de vue. Le Conseil n’a toujours pas trouvé de violation et a déclaré “[qu’] exception faite des dérogations minimes notées plus haut où un écart est constaté entre le reportage des nouvelles et la communication d’une opinion personnelle (qui n’ont aucun lien avec les allégations de violation des droits de la personne), les déclarations de la journaliste quant aux facteurs qui ont motivé et instigué l’incident ne semblent pas irréguliers”. Le Conseil a également noté la collaboration toute particulière dont la station a fait preuve, d’abord par la façon dont elle a réagi à la plainte, et ensuite par l’invitation ouverte qu’elle a lancée aux chefs de l’Assembly de passer en ondes s’ils estimaient “qu’ils avaient été représentés de façon trompeuse ou qu’on diffuse des renseignements faux”.

Les radiotélédiffuseurs privés canadiens ont arrêté eux-mêmes les codes qui constituent les normes du secteur concernant la déontologie, l’emploi de stéréotypes sexuels et la présentation de violence à la télévision et ils s’attendent que leurs collègues les respectent. En 1990, ils se sont aussi dotés d’un organisme d’autoréglementation, le CCNR, qu’ils ont mandaté de veiller à l’administration de ces codes de responsabilité professionnelle. Le Conseil a par la suite été chargé de veiller également au respect du code d’éthique journalistique adopté en 1970 par l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT). Plus de 430 stations de radio et de télévision et services spécialisés, d’un bout à l’autre du Canada, sont membres du Conseil.

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Ottawa, le 23 juin 2000 –Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a fait connaître aujourd’hui sa décision concernant un épisode de l’émission matinale de CJKR-FM (Winnipeg), au cours duquel l’animateur a passé des remarques sur un décret très ancien du gouvernement chinois interdisant tous les animaux domestiques. Ces remarques ont été suivies d’une parodie en chanson sur les restaurants chinois servant du chat à la place du poulet, du boeuf, du poisson ou du porc. Un auditeur s’est plaint de l’émission qu’il disait “ne pas tenir compte des différences culturelles et contribuer à la perpétuation de stéréotypes et à la déshumanisation”.

Le Conseil régional de l’Ouest a examiné l’affaire à la lumière du Code de déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs. Il n’a constaté aucune violation du Code. À son avis, la juxtaposition des remarques de l’animateur et des paroles de la chanson “ne visent pas du tout le peuple chinois”; il s’agit plutôt de “propos concernant indirectement le gouvernement chinois, mais portant surtout sur les restaurants chinois”, qui, ni l’un ni l’autre, ne sont protégés par les dispositions relatives aux droits de la personne que renferme le Code. Le Conseil a déclaré :

La suggestion “ humoristique” qui précède peut sembler outrageante et de mauvais goût. Dans ce dernier cas, comme le Conseil l’a signalé à maintes reprises, l’auditeur a toujours la possibilité de fermer la radio. Pour ce qui est de l’autre cas, le Conseil signale que les dispositions de protection des droits de la personne prévues dans le Code n’englobent pas la profession ou l’emploi et que le fait d’être un restaurateur chinois ou tout autre genre d’ homme ou de femme d’affaires d’une autre origine ethnique ne donne droit à aucune protection particulière, pas plus que ne le faisait celui d’être un policier dans l’affaire de CKLZ-FM (Décision du CCNR 94/95-0113 rendue le 18 décembre 1996 au sujet des remarques de l’animateur).

Le Conseil donne également la réplique au plaignant, qui s’est étonné du fait que l’organisme gouvernemental chargé de superviser toutes les activités de la radiotélévision au Canada, en l’occurrence le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), ait renvoyé sa plainte au CCNR, “un organisme créé pour faire la police de ceux mêmes qui le financent.” D’après le Conseil,

le CRTC tient l’autoréglementation pour très importante […] L’autoréglementation est, en fait, une méthode très répandue chez des professionnels de toutes sortes, notamment les médecins, les avocats et les comptables, dont les associations ont constitué un organisme chargé d’être la police de la profession et de veiller à la prestation d’un service respectant des normes rigoureuses à la clientèle visée. D’autre part, le CCNR n’a aucune réticence à souligner qu’il a rendu des centaines de décisions, d’ailleurs toutes affichées à son site Web, dont beaucoup sont défavorables aux radiotélédiffuseurs et démontrent sans équivoque qu’il est capable de rendre des décisions qui ne sont pas influencées par ceux qui le financent.

Les radiotélédiffuseurs privés canadiens ont arrêté eux-mêmes les codes qui constituent les normes du secteur concernant la déontologie, l’emploi de stéréotypes sexuels et la présentation de violence à la télévision et ils s’attendent que leurs collègues les respectent. En 1990, ils se sont aussi dotés d’un organisme d’autoréglementation, le CCNR, qu’ils ont mandaté de veiller à l’administration de ces codes de responsabilité professionnelle. Le Conseil a par la suite été chargé de veiller également au respect du code d’éthique journalistique adopté en 1970 par l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT). Plus de 430 stations de radio et de télévision et services spécialisés, d’un bout à l’autre du Canada, sont membres du Conseil.

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Ottawa, le 22 juin 2000 – Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision a rendu sa décision aujourd’hui concernant un épisode de l’émission diffusée en matinée par CKVL de Montréal, qui est animée par André Arthur et Martin Paquette. Pendant l’émission en cause, les animateurs ont badiné au sujet des actualités, notamment du meurtre d’un Noir par un Hindou qui avait eu lieu à Montréal le jour avant. Les animateurs ont diminué l’importance du meurtre en le comparant à un règlement de compte entre des bandes de motards – le genre de meurtre qui n’est généralement pas considéré important sur le plan social puisque l’auteur du crime ainsi que la victime sont perçus comme étant des hors-la-loi. Un auditeur s’est plaint que les commentaires constituaient « un manque de respect envers les communautés culturelles et une incitation à l’intolérance raciale qui sont absolument inacceptables de la part de CKVL. » [Traduction]

Après avoir examiné la plainte à la lumière du Code de déontologie de l’ACR, le Conseil régional du Québec a jugé que les commentaires étaient abusivement discriminatoires et qu’ils violaient la disposition de ce code sur les droits de la personne. Le Conseil a déclaré qu’à son avis :

[…] même si la présentation improvisée et quasi comique des faits entourant le crime était de très mauvais goût, le fait de comparer ce meurtre à un règlement de compte entre des bandes de motards était à la fois dérogatoire et abusif. Les animateurs ont atteint deux résultats en faisant cette comparaison : ils ont amoindri la valeur pour la société des personnes qui appartiennent à des groupes ethniques en les réduisant au niveau de motards et de criminels, et ils risquent même d’avoir laissé entendre que les groupes ethniques, comme les motards et les criminels, sont plus portés à commettre ce genre d’actes de violence.

Le Conseil a également fait remarquer que le moyen de défense, soi-disant fondée sur la comédie, qu’a employé le radiodiffuseur pour justifier les commentaires des animateurs ne suffisait pas pour les disculper : 

[…] En fin de compte, l’intention des animateurs d’être drôles ne peut être pertinente. Après tout, le Conseil n’a rarement, voire jamais, vu un exemple d’un but malveillant qui soit intentionnel dans de pareils cas. En l’absence d’une intention visant nettement le contraire, le Conseil prend pour acquis qu’il s’agissait d’une bonne intention et du désir de faire rire les gens. Lorsque ce résultat se produit aux dépens d’un groupe identifiable qui est ciblé de façon abusive, le commentaire va à l’encontre de la disposition applicable, peu importe l’intention contraire de l’animateur.

Les radiotélédiffuseurs privés canadiens ont arrêté eux-mêmes les codes qui constituent les normes du secteur concernant la déontologie, l’emploi de stéréotypes sexuels et la présentation de violence à la télévision et ils s’attendent que leurs collègues les respectent. En 1990, ils se sont aussi dotés d’un organisme d’autoréglementation, le CCNR, qu’ils ont mandaté de veiller à l’administration de ces codes de responsabilité professionnelle. Le Conseil a par la suite été chargé de veiller également au respect du code d’éthique journalistique adopté en 1970 par l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT). Plus de 430 stations de radio et de télévision et services spécialisés, d’un bout à l’autre du Canada, sont membres du Conseil.

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Ottawa, le 15 juin 2000 – Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a rendu sa décision aujourd’hui concernant un reportage du prononcé de sentence en juin 1999 de l’auteur notoire d’une série de meurtres, Charles Ng, qui avait été déclaré coupable quatre mois auparavant du meurtre de onze personnes entre 1984 et 1985. Le reportage diffusé par CTV dans le cadre de son téléjournal national de 23 h 00, comportait entre autres un vidéoclip d’une durée d’environ sept secondes montrant soit M. Ng, soit son complice, qui se mettait à couper la blouse d’une des femmes victimes qui était attachée à une chaise à ce moment-là, sans pouvoir bouger. Un téléspectateur a écrit à CTV et au CCNR en se plaignant que « … vos gestes ont non seulement causé du tort aux familles des victimes de meurtre partout, ils ont également violé mes droits en tant que téléspectateur. Je ne devrais pas m’attendre, ou avoir à me préparer, à faire face à de telles images. »

Le Conseil régional de l’Ontario a étudié la plainte à la lumière du Code d’application volontaire concernant la violence à la télévision de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR) et du Code d’éthique (journalistique) de l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT). Le Conseil a trouvé que le reportage a enfreint les dispositions de ces deux codes. Il a d’abord jugé que le segment présenté dans le cadre du reportage constituait une « présentation d’images non nécessaires de violence et d’agression. » Il a déclaré :

En premier lieu, le reportage diffusé par CTV traitait du prononcé de sentence d’un des deux meurtriers et non de questions se rapportant à l’exécution même des crimes. Sicela aurait pu avoir une pertinence pour le reportage des activités criminelles elles-mêmes (or le Conseil ne conclut pas ainsi dans le contexte de ce reportage-là), il juge sans hésitation que l’inclusion du segment dans le contexte de ce reportage-ci n’avait aucun rapport.

L’inclusion de segments non nécessaires découle tout simplement du souci de présenter une histoire efficacement ou de s’assurer de la qualité du montage, ce qui est généralement sans conséquence. Lorsque cette inclusion comporte des scènes de violence et d’agression, les conséquences ne sont plus cependant sans importance. En pareil cas, le paragraphe 6.1 du Code d’application volontaire concernant la violence à la télévision stipule que les télédiffuseurs « doivent faire preuve de discernement » dans le choix des images qu’ils présentent à l’écran.

Le Conseil a conclu que « le fait de couper les vêtements d’une vraie victime par anticipation des crimes affreux qui suivraient (et que craignait sûrement la victime, même si les téléspectateurs en ont pris connaissance par la suite) constituait un acte de violence terrifiant qui dépasse les limites du terme “ agression “ dans le libellé du paragraphe 6.1 du Code d’application volontaire concernant la violence à la télévision. » Le Conseil a aussi fait remarquer que le paragraphe 6.2 de ce code prévoit que les télédiffuseurs devront « … faire preuve de circonspection dans le choix d’images présentant des scènes de violence. » Il a de plus souligné que les télédiffuseurs doivent faire preuve de « vigilance spéciale supplémentaire» lorsqu’ils choisissent des images qui se rapportent « à des circonstances dans lesquelles les images qu’ils souhaitent présenter ont été créées par les auteurs d’un crime dans le cadre de leurs activités malveillantes. »

Le Conseil a trouvé de plus que même si l’inclusion du vidéoclip ne constituait pas une atteinte à la vie privée, celui-ci constituait « un affront appréciable à la dignité de la jeune femme qui serait agressée, torturée et tuée dans les prochains instants », enfreignant ainsi l’article 4 du code adopté par l’ACDIRT.

Les radiodiffuseurs privés du Canada ont établi des normes pour l’industrie de la radiodiffusion sous forme d’un code de déontologie, d’un code portant sur les stéréotypes sexuels et d’un code portant sur la violence à la télévision et auxquels les membres doivent souscrire. Ils ont aussi créé le CCNR, qui est l’organisme d’autoréglementation ayant la responsabilité d’administrer ces codes, ainsi que le code des pratiques journalistiques de l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT), créé en 1970. Plus de 430 stations de radio et de télévision à travers le Canada sont membres du Conseil.

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Ottawa, le 14 juin 2000 – Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a rendu sa décision aujourd'hui au sujet de la diffusion du Peter Warren Show à l'antenne de CKNW-AM de Vancouver. Un plaignant a allégué que Peter Warren avait  « utilisé un langage tout à fait de mauvaise mise en ce qui concerne un interlocuteur et avait abusé du privilège de ladite station d'avoir accès aux ondes de radiodiffusion de notre pays.»

Selon sa pratique usuelle, le CCNR avait demandé au radiodiffuseur de conserver les bandes-témoins de l'émission en attendant le règlement de la plainte. Toutefois, le CCNR a été informé que les bandes-témoins n'étaient plus disponibles. Le directeur de la programmation de la station a expliqué que les employés chargés de conserver les bandes-témoins visées n'étaient plus à l'emploi de la station et que malgré ses efforts considérables, il n'avait pas été possible de retrouver les bandes-témoins mises en sécurité. Le Conseil régional de la Colombie-Britannique s'est donc trouvé dans l'impossibilité d'évaluer le bien-fondé de la plainte. Même si le Conseil ne doutait pas de la véracité de l'explication fournie par le radiodiffuseur, il a déclaré qu'il « s'attend à des résultats et non à une déclaration d'effort maximum. »

Dans sa décision, le Conseil a trouvé que le radiodiffuseur n'avait pas respecté les conditions d'adhésion au CCNR et a déclaré :

Excepté une catastrophe naturelle comme un incendie, les radiodiffuseurs sont tenus de conserver et de fournir les bandes-témoins. Cette exigence est l'essence même des enquêtes de nature autoréglementées et réglementées. Le non-respect de cette condition constitue la violation d'une des obligations fondamentales du radiodiffuseur en tant que membre du CCNR.

Le Conseil a indiqué dans sa décision que le plaignant avait demandé la bande sonore de l'émission pour qu'il puisse lui-même évaluer ce qu'avait dit l'animateur. Le Conseil a expliqué sa politique en ce qui concerne de genre de demandes comme suit :

Les radiodiffuseurs ne sont pas tenus, en vertu d'une loi, d'un code visant la radiodiffusion ou de leur adhésion au CCNR, de fournir sur demande une bande de leur programmation à un plaignant ou au public. Chaque radiodiffuseur a l'obligation juridique fondamentale, aux termes de la Loi sur la radiodiffusion et de ses obligations en tant que membre du CCNR, de conserver pendant 28 jours les bandes-témoins de la programmation diffusée par sa station (certains radiodiffuseurs les gardent pendant plus longtemps) et d'en fournir des copies au CCNR si celui-ci en fait la demande dans le but de trancher une plainte. Même s'il va sans dire qu'un radiodiffuseur peut remettre une copie d'une bande-témoin à un plaignant ou à une autre personne n'importe quand, il n'est pas obligé de le faire. Qui plus est, une fois que le processus de règlement d'une plainte par le CCNR est déclenché, il est davantage de mise que le radiodiffuseur visé réagisse à une telle demande en indiquant que le Conseil est saisi de l'affaire et se chargera de la régler.

Les radiodiffuseurs privés du Canada ont établi des normes pour l'industrie de la radiodiffusion, sous forme d'un code de déontologie, d'un code portant sur les stéréotypes sexuels et d'un code portant sur la violence à la télévision auxquels les membres doivent souscrire. En 1990, ils ont aussi créé le CCNR, qui est l'organisme d'autoréglementation ayant la responsabilité d'administrer ces codes, ainsi que le code des pratiques journalistiques de l'Association canadienne des directeurs de l'information en radio-télévision (ACDIRT) établi en 1970. Plus de 430 stations de radio et de télévision et services spécialisés, d'un bout à l'autre du Canada, sont membres du Conseil.

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Ottawa, le 7 juin 2000 – Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a fait connaître aujourd’hui sa décision concernant un reportage de CHAN-TV (BCTV de Vancouver) au sujet de deux enfants, âgés de 10 et 12 ans, que le ministère de l’Enfance et de la Famille de la Colombie-Britannique, a retirés de leur famille d’accueil contre leur gré et contre celui de leurs parents d’accueil. Le directeur du Service provincial de protection de l’enfance a objecté au sujet du reportage présenté au bulletin de 18 heures qu’« on n’agissait manifestement pas dans l’intérêt des enfants en les faisant passer à la télévision » et « que violer ainsi le droit de ces enfants à leur intimité pour faire un reportage sensationnel et partial va à l’encontre des normes sociétales en ce qui a trait à la présentation des nouvelles ». Le Conseil régional de la Colombie-Britannique a examiné sa plainte à la lumière du Code d’éthique de l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT). Il estime que le reportage en cause n’enfreint pas les normes de la radiotélévision et qu’il était, en fait, exact et dans l’intérêt public. D’expliquer le Conseil :

Il ne s’agissait pas simplement de propos cancaniers ou « téléromanesques ». Deux adultes, à qui, pendant 36 ans, on n’avait rien eu à reprocher comme parents d’accueil, se voyaient enlever des enfants qu’ils avaient élevés depuis que ceux-ci étaient tout petits. D’après le reportage, il semblait incontestable que la séparation était involontaire. De plus, cette séparation était imposée à peine dix jours avant le début de la période des Fêtes. Dans les circonstances, il est difficile de voir comment n’importe quelle personne sensée aurait pu ne pas juger le reportage très évidemment dans l’intérêt public. Qui plus est, sans même tenir compte des particularités de l’affaire, on pouvait supposer le public généralement intéressé à être mis au courant des mécanismes gouvernementaux susceptibles de mener à un résultat apparemment si injuste.

Quant à l’exactitude du reportage, il ne peut également y avoir aucun doute que l’affirmation du journaliste selon laquelle ni les parents ni les enfants ne souhaitaient être séparés n’aurait, à elle seule, jamais eu le poids du « témoignage » rendu par la présence des enfants et des parents à l’écran.

Pour ce qui est d’interviewer des enfants,

Le Conseil estime que, dans l’affaire à l’étude, on n’a ni contraint les enfants ni trompé leur confiance. Au contraire, tout porte à croire que ceux-ci souhaitaient qu’on présente aussi leur point de vue. Sinon, le reportage n’aurait sans aucun doute pas été aussi digne de foi. Il était essentiel de montrer au public que ce n’était pas seulement une affaire de conflit d’opinions entre adultes, soit, d’une part, ceux qui désiraient ardemment garder les enfants dans leur famille d’accueil et, d’autre part, ceux qui voulaient les leur retirer. C’était, après tout, l’histoire des enfants et de leur désir de demeurer avec leurs parents. Personne ne pouvait mieux qu’eux attester cet aspect de l’affaire. Le Conseil juge qu’on a obtenu leur consentement de façon valable et convenable.

Le Conseil signale également qu’« on ne peut guère considérer d’importance secondaire le fait que les autorités se sont vu offrir la possibilité de prendre l’antenne pour expliquer leur point de vue » et qu’elles ont refusé.

Les radiotélédiffuseurs privés canadiens ont arrêté eux-mêmes les codes qui constituent les normes du secteur concernant la déontologie, l’emploi de stéréotypes sexuels et la présentation de violence à la télévision et ils s’attendent que leurs collègues les respectent. En 1990, ils se sont aussi dotés d’un organisme d’autoréglementation, le CCNR, qu’ils ont mandaté de veiller à l’administration de ces codes de responsabilité professionnelle. Le Conseil a par la suite été chargé de veiller également au respect du code d’éthique journalistique adopté en 1970 par l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT). Plus de 430 stations de radio et de télévision et services spécialisés, d’un bout à l’autre du Canada, sont membres du Conseil.

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Toutes les décisions du CCNR, les codes, les liens vers les sites Web des membres et d'autres sites Web, ainsi que des renseignements pertinents sont affichés sur son site Web à www.ccnr.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec la présidente nationale du CCNR, Mme Andrée Noël, ou le directeur exécutif du CCNR, M. John MacNab.