Mai 1997

Ottawa, le 30 mai 1997 — Le Conseil régional de l'Ontario du Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a rendu publique aujourd'hui sa décision concernant un reportage diffusé sur les ondes de CFRA (Ottawa).

En 1996, à l'occasion de la Journée internationale de la femme (le 14 mars), aux nouvelles de CFRA, il a été rapporté que les femmes passent presque deux fois plus de temps que les hommes à s'occuper du foyer et des enfants et que les femmes gagnent 72 cents pour chaque dollar gagné par les hommes. Par conséquent, toujours d'après le reportage, on pourrait dire que chaque journée est la Journée internationale de l'homme. Puis, la station décernait sa distinction «Femmes de mérite», qui sert à reconnaître les réalisations de femmes au sein de la collectivité. Un auditeur de CFRA, déposant au CCNR sa quatrième plainte de ce type concernant la station, a écrit pour se plaindre que le reportage était sexiste. D'après lui, le reportage était offensant et injuste et contrevenait aux normes de l'industrie sur la représentation des deux sexes. En tant qu'organisateur de la Journée internationale de l'homme, il s'est plaint que le CFRA n'avait prêté aucune attention à l'événement organisé par lui et consacrait une vaste majorité de son temps d'antenne à des sujets intéressant les femmes. D'après le plaignant, durant sa couverture de la Journée internationale de la femme, CFRA se serait moquée d'une journée organisée par un mouvement populaire composé d'hommes ne disposant d'aucun financement et souhaitant communiquer des images positives de la masculinité. CFRA a répondu qu'elle avait transmis, durant son reportage sur la Journée internationale de la femme, de l'information précise présentant de l'intérêt pour différents hommes et femmes. La station a ajouté qu'elle diffusait des nouvelles intéressant la collectivité, peu importe le sexe de la personne à l'origine de celles-ci. L'auditeur était insatisfait de la réponse de CFRA et a demandé au CCNR de porter la question devant le Conseil régional de l'Ontario.

Dans sa décision (ci-jointe), le Conseil régional de l'Ontario a déclaré que le reportage n'était pas inexact et ne contrevenait pas aux normes de l'industrie sur la présentation des nouvelles. Le reportage n'avait nullement pour but d'insulter ou d'exploiter des hommes, ni a-t-il eu cet effet. En diffusant un reportage mettant l'accent sur les réalisations des femmes, la station n'a pas fait preuve de discrimination à l'égard des hommes, ni a-t-elle sélectionné des nouvelles à l'avantage ou au désavantage d'une des parties à une controverse. Par conséquent, de l'avis du Conseil régional, CFRA n'a pas enfreint les normes d'éthique ou les normes sur la représentation des deux sexes appliquées par l'industrie.

Le CCNR est un organisme d'autoréglementation créé par les radiodiffuseurs privés pour réagir aux plaintes et pour faire respecter les normes de l'industrie en matière de déontologie, de déontologie journalistique, de représentation des stéréotypes sexuels et de violence à la télévision.

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Ottawa, le 30 mai 1997 — Le Conseil régional de l'Ontario du Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a rendu publique aujourd'hui sa décision concernant un commentaire fait par le fururiste Frank Ogden et diffusé sur les ondes de CFRA (Ottawa).

La décision a trait à un court reportage diffusé en mars 1996 et intitulé «Dr. Tomorrow» (M. Demain). Durant ce segment, qui mettait en vedette Frank Ogden, il était question du rôle futur des femmes au sein de la force de travail et dans le monde des affaires. M. Ogden affirmait que l'on trouve de plus en plus de femmes dans les industries en expansion et qu'en affaires, les femmes ont des avantages que les hommes ne possèdent pas. Il a ajouté qu' à l'avenir, les femmes occuperaient plus de 50 % des emplois et des postes d'autorité et d'influence. Un auditeur de CFRA (qui s'était plaint auparavant au sujet de trois autres programmes diffusés par la station qui, d'après lui, étaient discriminatoires à l'égard des hommes) s'est plaint que le segment «Dr. Tomorrow» était injuste envers les hommes. Il a fait valoir que M. Ogden avait encouragé la «guerre des sexes» en suggérant que les hommes ne réussiraient pas en affaires à l'avenir et en insinuant que les entreprises ne devraient pas engager ou promouvoir des hommes. Il trouvait que M. Ogden avait encouragé le point de vue que les hommes sont sexistes et opposés aux femmes qui réussissent en affaires. Il a ajouté que l'affirmation de M. Ogden selon laquelle les femmes réussiraient grâce à leur «instinct» était sexiste et inexacte, en niant que les hommes avaient de l'«instinct» ou que les femmes pouvaient réussir pour des raisons de mérite ou en travaillant fort. D'après l'auditeur, le programme avait enfreint le Code concernant les stéréotypes sexuels de l'industrie.

CFRA a répondu que, plutôt que de s'attaquer aux hommes, M. Ogden avait rappelé aux hommes que les progrès technologiques réalisés mettraient tout le monde sur un pied d'égalité dans les lieux de travail, leur offrant ainsi des possibilités égales de réussir. Toujours d'après le CFRA, à aucun moment durant le programme avait-on voulu suggérer que les hommes sont sexistes ou s'opposent aux femmes qui réussissent en affaires. Insatisfait de la réponse de CFRA, l'auditeur a demandé au CCNR de porter la question devant le Conseil régional de l'Ontario.

Dans sa décision (ci-jointe), le Conseil régional de l'Ontario a déclaré que le plaignant avait interprété de façon erronée les commentaires faits par M. Ogden. Le Conseil a déclaré qu'à aucun moment M. Ogden n'avait déclaré que les hommes étaient opposés aux femmes qui réussissent en affaires, ni avait-il dit que les entreprises ne devraient engager des hommes ou les promouvoir. En réalité, le futuriste a souligné que, de façon générale, les hommes occupent déjà des postes d'autorité et d'influence et qu'il y avait certaines possibilités pour les femmes de combler l'écart et d'améliorer légèrement leur situation à l'avenir. Comme le Conseil l'a affirmé, «il semble que… le plaignant interprète n'importe quelle affirmation positive faite au sujet des femmes comme l'équivalent d'une affirmation dénigrante au sujet des hommes. Le CCNR ne partage pas son point de vue, ni estime-t-il que de telles déclarations positives enfreignent l'une ou l'autre des dispositions du Code concernant les stéréotypes sexuels à la radio et à la télévision

En plus du Code concernant les stéréotypes sexuels à la radio et à la télévision, le CCNR applique des codes de l'industrie de la radiodiffusion en matière de déontologie, de déontologie journalistique et de violence à la télévision.

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Ottawa, le 15 mai 1997 — Aujourd'hui, le Conseil régional de l'Ontario du Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a émis sa décision concernant une émission de conseils financiers au public intitulée «Family Fortune» diffusée à l'antenne de CFRA (Ottawa).

La décision a trait à un épisode de 90 minutes diffusée en février 1996 qui avait pour thème les frais d'intérêt inutiles comptés pour les transactions effectuées au moyen de cartes de crédit. Même si l'émission est supposée «porter sur les questions financières touchant les femmes et leur famille», les conseils fournis ne s'adressaient à aucun sexe en particulier. Cependant, un auditeur de CFRA trouvait que l'émission excluait les hommes en présentant les femmes comme les seules et uniques responsables de la prise des décisions et les seules personnes à avoir une famille. Il a ajouté que le programme de CFRA n'était pas équilibré, puisqu'aucune mention n'était faite des pères lors de ce programme et qu'en diffusant l'émission «Family Fortune», CFRA avait enfreint le Code concernant les stéréotypes sexuels à la radio et à la télévision de l'industrie. Dans sa réponse, CFRA a souligné que le programme fournissait des conseils pratiques portant sur des questions financières et devant faciliter la prise de décisions à cet égard. En dépit du fait qu'il mettait l'accent sur des questions revêtant de l'importance pour les femmes, son contenu n'excluait pas les hommes et en réalité, de nombreux hommes l'avaient également écoutée. L'auditeur était insatisfait de cette réponse et a demandé au CCNR de soumettre sa plainte au Conseil régional de l'Ontario pour étude.

Dans sa décision, le Conseil régional de l'Ontario a affirmé qu'il n'y avait même pas la moindre apparence de sexisme dans le traitement du sujet abordé durant l'émission «Family Fortune». Même si l'émission était décrite comme traitant essentiellement de questions financières touchant les femmes et leur famille, la description en soi ne laissait aucunement sous-entendre qu'on n'y présentait pas de l'information utile pour les autres auditeurs. Comme de nombreuses émissions, «Family Fortune» s'adresse à un groupe cible. Cependant, selon le Conseil, «le fait qu'il s'adresse aux femmes ne le rend pas plus sexiste, discriminatoire ou exclusif que n'importe quelle autre émission créée ou diffusée et s'adressant à n'importe quel groupe démographique en particulier». Les hommes n'étaient pas représentés de façon injuste ou peu appropriée, et CFRA n'a pas enfreint le Code concernant les stéréotypes sexuels.

En plus du Code concernant les stéréotypes sexuels à la radio et à la télévision, le CCNR applique des codes de l'industrie de la radiodiffusion en matière de déontologie, de pratiques journalistiques et de violence à la télévision.

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Ottawa, le 15 mai 1997 — Le Conseil régional de l'Ontario du Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a émis sa décision concernant un message d'intérêt public (MIP) s'inscrivant dans le cadre de la campagne de lutte contre la violence menée par les propriétaires de stations privées et diffusé par CFRA (Ottawa).

Au nom des propriétaires de stations privées, l'Association canadienne des radiodiffuseurs avait lancé une campagne de lutte contre la violence consistant à diffuser des MIP à la radio et à la télévision sous le thème «La violence fait des victimes de nous tous». L'un des CIP mettait en vedette plusieurs femmes de différents âges et aux origines variées. Le scénario renfermait l'affirmation suivante : «Elles ont toutes souffert aux mains de quelqu'un proche d'elles. Ce qui commence par de la domination, de la cruauté émotive et des paroles injurieuses se transforme souvent en violence physique». Un auditeur de CFRA a entendu ce MIP et s'est plaint en mars 1996 qu'on y donnait l'impression que seules les femmes sont victimes de violence et qu'on laissait sous-entendre que les hommes étaient la cause de la violence familiale. Il a soutenu que ce MIP était contraire à la politique de l'industrie sur la représentation des deux sexes et a ajouté que le communiqué passait sous silence la violence perpétrée par certaines femmes contre des enfants et des hommes. Dans sa réponse à l'auditeur, CFRA a souligné qu'il diffusait le MIP depuis quelques mois et qu'il avait été diffusé régulièrement depuis pour aider à sensibiliser le public au problème de la violence familiale. CFRA a ajouté que ce problème était bien documenté partout au Canada et au sein des collectivités et que le communiqué n'enfreignait aucunement le Code concernant les stéréotypes sexuels à la radio et à la télévision. L'auditeur, insatisfait de cette réponse, a demandé au CCNR de soumettre sa plainte à l'étude du Conseil régional de l'Ontario.

Dans sa décision, le Conseil régional de l'Ontario a reconnu que le MIP faisait partie de la campagne lancée par l'industrie visant à sensibiliser le public aux effets de la violence sur la société. Alors que ce MIP portait sur la violence commise contre des femmes par des hommes, d'autres MIP portaient sur d'autres aspects de la violence. Même si ce MIP faisait allusion au rôle joué par les hommes, pour le Conseil, la question était de savoir si cette représentation des hommes était indûment négative ou injuste. Il a conclu que tel n'était pas le cas, en faisant observer que cette représentation ne donnait pas une fausse impression de la violence familiale. Le Conseil a ajouté que «des femmes et des hommes impartiaux admettraient qu'il est plus fréquent pour des hommes de commettre des actes de violence physique à l'encontre de femmes que l'inverse et que ce MIP ne décrit pas le comportement de tous les hommes ou même de la plupart des hommes…. cette représentation juste, réaliste et justifiable ne contrevient pas au Code».

En plus du Code concernant les stéréotypes sexuels à la radio et à la télévision, le CCNR applique des codes de l'industrie de la radiodiffusion en matière de déontologie, de déontologie journalistique et de violence à la télévision.

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Ottawa, le 9 mai 1997 — Aujourd'hui, le Conseil régional de l'Ontario du Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a émis sa décision concernant une annonce publicitaire d'un magasin de vidéos pour adultes qui a été diffusée sur les ondes de CITY-TV.

La décision fait suite à une plainte déposée à propos d'une annonce publicitaire de la chaîne de magasins Adults Only Video diffusée au début de mars 1995. Dans l'annonce, la portion vidéo montrait uniquement le propriétaire des magasins assis sur un tabouret dans un de ses magasins et déclarant que les Canadiens ont le droit de choisir comment ils souhaitent se divertir, ce qui inclut le droit de visiter ses magasins. La plaignante, une représentante d'un groupe de lutte contre la pornographie, a informé le CCNR que le propriétaire «faisait face à des accusations d'obscénité» et a mis en question la moralité de la station de télévision, qui lui avait vendu du temps d'antenne pour lui permettre de faire de la publicité pour ses magasins. CITY-TV a répondu toutefois que les annonces publicitaires avaient été diffusées plus tard dans la soirée (après 20 h), ne contenaient aucun passage choquant ou description de titres précis et que ces précautions prises montraient que CITY-TV avait pris en considération la sensibilité du public avant de diffuser les annonces. La plaignante était insatisfaite de la réponse de CITY-TV et a demandé au Conseil régional de l'Ontario du CCNR d'examiner sa plainte.

Bien qu'en vertu de son mandat, il n'est pas appelé à examiner toutes les plaintes concernant les réclames diffusées, le CCNR examine les plaintes relatives aux annonces publicitaires diffusées au niveau local par des stations membres. Le Code de déontologie de l'industrie, appliqué par le CCNR, renferme également une disposition sur la publicité. Par conséquent, le Conseil était d'avis qu'il était raisonnable pour le CCNR d'examiner la plainte. Le Conseil estimait que l'on ne pouvait dire que l'annonce était de mauvais goût ou injustifiable. En réalité, le Conseil a reconnu que fondamentalement, la plaignante souhaitait la fermeture des magasins de vidéos pour adultes. Donc, dans sa décision (ci-jointe), le Conseil a déclaré que CITY-TV n'avait pas enfreint le Code de déontologie de l'industrie. Le Code précise que les radiodiffuseurs sont tenus de s'assurer que les annonces publicitaires diffusées par eux sont «de bon goût, simples, véridiques, vraisemblables et qu'elles ne choquent pas ce qu'il est généralement convenu d'appeler les convenances». Le Conseil a par ailleurs fait observer que CITY-TV avait répondu convenablement aux préoccupations formulées par la plaignante.

Composé de femmes et d'hommes de l'industrie de la radiodiffusion et du grand public, le Conseil régional de l'Ontario du CCNR est présidé par Al MacKay, un représentant de l'industrie de la radiodiffusion. Robert Stanbury, un représentant du public, en est le vice-président. Près de 400 stations à travers le Canada sont membres du Conseil et respectent ses Codes.

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Ottawa, le 9 mai 1997 — Le Conseil régional de l'Ontario du Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a émis sa décision concernant la diffusion de commentaires faits durant un sondage téléphonique mené par la station CJRQ-FM de Sudbury.

La station a mené un sondage informel auprès de ses auditeurs en février 1995 à propos des opérations de changement de sexe financées par le régime de protection-santé de l'Ontario (OHIP). Le nombre des auditeurs qui ont appelé la station était de 198, et la station a sélectionné trois messages qu'elle a diffusées. Dans le premier message, l'auditeur qui appelait a fait la déclaration suivante : «On vit vraiment une époque malsaine lorsque le système de santé refuse de financer une attelle jambière pour un petit enfant, mais est tout à fait disposé à délier les cordons de la bourse lorsqu'un homosexuel malade, dément et souffrant de toute évidence de troubles mentaux se présente dans un hôpital ou une clinique et exige qu'on lui donne un vagin. Et les professionnels du domaine des soins de santé s'empressent de satisfaire aux exigences de cette aberration de l'ordre naturel». Les autres messages étaient également négatifs, mais moins virulents. L'animateur du programme a signalé que 90 % des appelants avaient exprimé l'opinion que la province ne devrait pas financer ce genre d'interventions chirurgicales.

Une auditrice de CJRQ-FM a porté plainte à propos du sondage et les commentaires diffusés. Elle trouvait ces commentaires extrêmement offensants et homophobes et a ajouté que lorsqu'elle avait communiqué directement avec la station pour se plaindre, on lui avait répondu que «les gens ont droit à leur opinion». Voici ce qu'elle a rétorqué : «Je ne partage pas le point de vue de vos employés selon lequel n'importe quelle opinion peut être diffusée et je ne pense pas que les lois canadiennes sur la radiotélévision encouragent ce genre de situation». Dans sa réponse à l'auditrice comptant 32 mots, le directeur général de la station a simplement affirmé que l'incident avait été une «leçon» qui avait forcé les employés à la station de réexaminer les politiques appliquées dans le cadre du sondage. La station a joint une copie des politiques à la lettre. L'auditrice était insatisfaite de cette réaction et a demandé au Conseil régional de l'Ontario d'examiner la question.

Dans sa décision, le Conseil régional a fait observer que, même si l'animateur n'avait pas lui-même formulé les commentaires, la station, en sélectionnant les commentaires diffusés, était responsable du programme. Le Conseil partageait l'opinion de la plaignante selon laquelle il était flagrant que les commentaires choisis et diffusés étaient homophobes. Tandis que les deux autres auditeurs à avoir appelé avaient exprimé des opinions bien arrêtées sur le sujet, les propos tenus par le premier auditeur, qui avait parlé d'«un homosexuel malade, dément et souffrant de toute évidence de troubles mentaux» et d'«aberration de l'ordre naturel» constituaient des affirmations injurieuses au sujet de l'orientation sexuelle de certaines personnes. Le Conseil a déclaré que l'expression d'une opinion ne le dérange jamais, à condition qu'elle ne contienne pas de propos injurieux et discriminatoires. Le Conseil a conclu que CJRQ avait enfreint à la fois le Code de déontologie de l'industrie, qui interdit la diffusion de ce genre de propos, et le Code de déontologie (journalistique) de la RTNDA, dans lequel on affirme qu'il faut se garder de dramatiser les actualités. De plus, le Conseil a décidé que la lettre envoyée par la station ne répondait aucunement à la plainte formulée. Parce que la décision rendue est défavorable, la station CJRQ-FM est tenue de la diffuser dans les trente jours durant les heures d'écoute maximum.

Près de 400 stations à travers le Canada sont membres du Conseil et respectent les codes appliqués par le CCNR en matière de déontologie, de déontologie journalistique, de stéréotypes sexuels et de violence à la télévision.

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Ottawa, le 5 mai 1997 — Le Groupe d'action sur la violence à la télévision (GAVT) a donné aujourd'hui à Ottawa les grandes lignes de ses propositions qui visent à classifier le contenu des émissions télévisées. Vu que GAVT n'a pas son propre site web, le CCNR affiche sur son site le Communiqué de presse du GAVT ainsi que son Rapport (qui n'est disponible qu'en anglais) qui fut présenté au CRTC le 30 avril et au public aujourd'hui.

Communiqué du Groupe d'action sur la violence à la télévision

Ottawa, le 5 mai 1997 — Le Groupe d'action sur la violence à la télévision (GAVT) a donné aujourd'hui les grandes lignes de ses propositions qui visent, d'une part, à classifier le contenu des émissions télévisées et, d'autre part, à mettre ces classifications à la disposition des parents.

Le Groupe d'action, organisme représentant tous les éléments des secteurs de la télédiffusion, de la câblodistribution et de la production, a rendu publics les détails de la présentation qu'il a faite au CRTC. Le GAVT recommande un système d'évaluation à six niveaux, comprenant des lignes directrices claires et uniformes pour évaluer le contenu des émissions télévisées. Ces lignes directrices portent d'abord sur la violence, mais concernent également la grossièreté du langage et le contenu sexuel. L'émission évaluée reçoit une cote en fonction des stades généralement acceptés du développement de l'enfant. Les parents sont déjà habitués à cette méthode de classification utilisée pour les films, les livres, les jeux, les jouets et d'autres produits destinés aux enfants.

Mme Trina McQueen, présidente du GAVT et présidente de Discovery Channel, a déclaré que le système est fondé sur une recherche approfondie et qu'il a été établi en consultation avec des parents et des groupes de défense de l'intérêt public. «Le système de classification, qui s'ajoutera au code des télédiffuseurs concernant la violence et au mécanisme indépendant de surveillance de la conformité que constitue le Conseil canadien des normes de la radiotélévision, procurera aux parents canadiens le système de surveillance parentale le plus complet et le plus avancé au monde», a-t-elle affirmé.

La recherche comporte des études d'opinion publique réalisées dans les foyers, des discussions en groupes de consultation et la mise à l'essai, partout au pays, du système utilisé en même temps que la puce antiviolence. Près de quatre cents foyers choisis dans cinq villes canadiennes ont participé à l'essai sur une période de cinq semaines. Toutes les études ont mené à la conclusion que les parents approuvent largement le système.

«Les parents ont facilement pu fixer les niveaux des émissions qu'ils jugeaient convenir à leur famille à l'aide de la puce antiviolence, d'expliquer M. Richard Stursberg, président de l'Association canadienne de télévision par câble. Quatre-vingt-quatre pour cent des familles ont trouvé la puce facile à utiliser.»

Dans son rapport au CRTC, le GAVT souligne toutefois qu'un certain nombre de questions ne sont pas encore réglées; il est donc improbable que la puce antiviolence puisse être lancée pour la saison de programmation automnale.

En attendant, les services de programmation canadiens afficheront les cotes à l'écran. La SRC, l'Association canadienne des radiodiffuseurs et l'Association de la télévision spécialisée et payante sont toutes d'accord avec cette solution provisoire. Pour leur part, les programmateurs d'émissions et les services de télévision payante de langue française continueront d'employer les systèmes d'évaluation qu'ils ont eux-mêmes établis, comme le permet le CRTC.

«Grâce à ce geste volontaire des télédiffuseurs, les parents pourront bénéficier du nouveau système de classification dès cet automne, lorsque le système d'affichage des cotes à l'écran aura été mis en place», a déclaré M. Michael McCabe, président et directeur général de l'Association canadienne des radiodiffuseurs. M. McCabe a souligné que tous les intervenants du secteur demeurent fermement résolus à réaliser l'encodage des émissions de façon à ce qu'il fonctionne avec la puce antiviolence et qu'ils continueront de travailler sur les problèmes qui sont demeurés sans solution.

La présidente du GAVT, Mme Trina McQueen, a indiqué par ailleurs que les familles ont exprimé, dans toutes les études, une forte préférence pour un système d'évaluation nord-américain plutôt que pour un système canadien qui soit différent de celui utilisé aux États-Unis.

«Le système de classification des émissions de télévision présentées au Canada repose entièrement sur les observations des parents et des spécialistes du développement des enfants, a fait remarquer Mme McQueen. Nous nous attendons quand même à ce qu'il évolue à mesure que les gens l'expérimenteront. En réalité, nous présentons le système comme le début d'un dialogue avec les téléspectateurs.»

Le Groupe d'action sur la violence à la télévision est un organisme pansectoriel qui a été formé en 1993 pour coordonner les stratégies et les initiatives proposées par les secteurs de la télédiffusion et de la câblodistribution pour régler le problème de la violence à la télévision. Le groupe est présidé par Mme Trina McQueen, présidente de Discovery Channel. Le comité exécutif comprend MM. Michael McCabe, président et directeur général de l'Association canadienne des radiodiffuseurs, Richard Stursberg, président de l'Association canadienne de télévision par câble et André Bureau, président et chef de la direction du Groupe de radiodiffusion Astral. En faisait également partie jusqu'à sa récente nomination au CRTC, M. Charles Bélanger.

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Mme Trina McQueen, présidente de Discovery Channel
et présidente du Groupe d'action sur la violence à la télévision
Téléphone : (416) 494-8222

M. Michael McCabe, président et directeur général
Association canadienne des radiodiffuseurs
Téléphone : (613) 233-4035

M. Richard Stursberg, président
Association canadienne de télévision par câble
Téléphone : (613) 232-2631

M. André Bureau, président et chef de la direction
Groupe de radiodiffusion Astral
Téléphone : (514) 939-5000

Avis aux médias

Les spécialistes en questions familiales et en compétence médiatique qui suivent ont accepté de se mettre à la disposition des médias pour commenter le communiqué du GAVT.

M. Alan Mirabelli
Directeur exécutif
L'Institut Vanier de la famille
Téléphone : (613) 228-8500

Père John Pungente, président
Regroupement des associations canadiennes d'éducation aux médias
Téléphone : (416) 515-0466

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Toutes les décisions du CCNR, les codes, les liens vers les sites Web des membres et d'autres sites Web, ainsi que des renseignements pertinents sont affichés sur son site Web à www.ccnr.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec la présidente nationale du CCNR, Mme Andrée Noël, ou le directeur exécutif du CCNR, M. John MacNab.