Mai 1998

Ottawa, le 30 mai 1998 — Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a publié aujourd'hui sa décision concernant la diffusion sur CKVU-TV (UTV – Vancouver) d'un épisode de Nightstand intitulé «A Green Dick».

Nightstand, qui est en ondes à minuit, suit le format d'une interview-variétés, mais diffère considérablement de l'interview-variétés caractéristique en ce qu'il s'agit essentiellement d'une parodie du genre et que les invités sont tous des acteurs. L'épisode du 20 février 1997 comprenait un segment dans lequel les «invités» racontaient à l'animateur de l'émission l'histoire artificielle du décès d'une femme, l'épouse de l'un des invités, lors d'une attaque par un ours. Selon l'histoire, la femme était attachée nue à un arbre et couverte de miel lorsque l'ours a «attaqué». Dans cette histoire, l'ours commençait à lécher tout le miel sur la femme et avait une relation sexuelle avec elle. L'histoire conduisait à la conclusion que l'ours «Prenait votre femme et la mangeait aussi. Monsieur, c'est une histoire macabre (grisly en anglais)».

À la suite d'une plainte d'un téléspectateur, le Conseil a examiné l'émission à la lumière des dispositions du Code concernant les stéréotypes sexuels. Selon le Conseil, le segment n'exploite pas les femmes. Le Conseil a conclu que la parodie en question était tirée par les cheveux et nettement irréaliste, donnant ainsi lieu à un niveau d'attente différent de la part de l'auditeur ou du téléspectateur. Il s'agissait d'un calembour prolongé, à certains égards dans le style de ce qu'on appelle habituellement des histoires «sans queue ni tête». L'humour peut avoir été enfantin et à connotation quelque peu sexuelle ou hors de propos, mais il n'exploitait pas plus un sexe que l'autre.

En prenant sa décision, le Conseil a réitéré qu'il ne mesurera pas les questions de goût quant aux codes qu'il administre; ces questions doivent être laissées à l'auditoire qui y répondra en fermant l'appareil ou non. Le Conseil a également fait observer que l'émission était diffusée très tard en soirée, de sorte qu'il n'y a aucun risque que des personnes autres que des adultes la regarde.

Le CCNR est l'organisme d'auto-réglementation établi par les radiodiffuseurs privés pour répondre aux plaintes et administrer les normes d'éthique de l'industrie, des pratiques journalistiques, sur les stéréo types sexuels et sur la violence à la télévision. Près de 400 stations de radio et de télévision et services spécialisés de tout le Canada sont membres du Conseil.

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Ottawa, le 26 mai 1998 — Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision a publié aujourd'hui sa décision concernant la diffusion sur les ondes de CTV du film intitulé Poltergeist – The Legacy.

Le film, qui servait de projet pilote d'une nouvelle série prévue dans la programmation de l'automne de CTV, a été diffusé le 13 septembre 1996. Poltergeist – The Legacy raconte l'histoire de l'incarnation du mal dans le monde des vivants et le combat d'une petite équipe d'humains contre cette force diabolique. Bien que le film présente des scènes comportant des éléments violents, le Conseil s'est dit d'avis que la violence présentée dans cette émission n'est ni gratuite ni idéalisée.

Le Conseil a toutefois conclu que le film présente des scènes de violence à l'intention d'auditoires adultes, déclenchant ainsi les dispositions portant sur l'horaire de programmation et sur les mises en garde à l'auditoire du Code concernant la violence. CTV a respecté les exigences relatives à l'horaire en diffusant le film à 21 heures, après le début de la plage des heures tardives, et a également respecté la première partie de l'exigence concernant les mises en garde à l'auditoire en présentant une mise en garde au début du film. Le Conseil a toutefois conclu que CTV a enfreint la deuxième partie de l'exigence concernant les mises en garde à l'auditoire en ne présentant pas d'autres mises en garde au cours de la première heure de l'émission. Bien que le Conseil ait noté que des communiqués ont été présentés pendant la deuxième heure de l'émission et que la plupart des scènes violentes étaient concentrées dans cette deuxième heure, le Conseil s'est dit d'avis que le libellé de l'exigence figurant dans le Code concernant la violence est sans équivoque. Le Conseil expliqua que la répétition des mises en garde au cours de la première heure offre une deuxième, une troisième et une quatrième occasion aux téléspectateurs d'obtenir une information importante concernant l'émission qu'ils envisagent de regarder, même s'ils commencent à la regarder en retard. Le Conseil a conclu qu'en l'occurrence, l'approche de CTV aux mises en garde à l'auditoire, c'est-à-dire autrement que par la diffusion de la mise en garde initiale, en ne les présentant qu'au cours de la deuxième heure de l'émission, est insuffisante pour les téléspectateurs et enfreint tant l'esprit que la lettre du Code concernant la violence.

Le CCNR est un organisme d'auto-réglementation établi par les radiodiffuseurs privés pour répondre aux plaintes et administrer les normes de l'industrie sur l'éthique, les pratiques journalistiques, les stéréotypes sexuels et la violence à la télévision. Près de 400 stations de radio et de télévision et services spécialisés à travers le Canada sont membres du Conseil et respectent ses codes.

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Ottawa, le 19 mai 1998 — Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a publié aujourd'hui sa décision concernant la diffusion sur le réseau Global Television d'une émission produite et commanditée par le Fonds mondial pour la nature, émission intitulée Before It's Too Late.

Cette émission, qui cherchait à accroître la sensibilisation du public concernant les menaces mettant en péril diverses espèces animales et sollicitait des fonds pour défendre la cause de la préservation de la faune, était composée de nombreux segments qui racontaient l'histoire d'espèces chassées par des braconniers jusqu'à la quasi disparition, d'espèces devant constamment se réinstaller à cause de l'empiétement humain toujours croissant sur les aires fauniques, et d'espèces intoxiquées par des pesticides et d'autres contaminants dans l'environnement. Certains de ces segments comprenaient des scènes montrant des carcasses d'ours, de tigres, d'oiseaux, de tortues, de rhinocéros et de baleines. Dans deux de ces scènes, on voyait abattre un ours et un tigre. Le plaignant a affirmé que son fils avait été tout à fait horrifié par ces scènes grotesques.

Le Conseil a conclu que l'émission n'enfreignait pas les dispositions du Code concernant la violence, soulignant que le code n'a pas pour but de rendre la télévision si aseptisée que toutes les descriptions de violence en disparaissent. Seules les scènes de violence gratuite ou les scènes glorifiant ou encourageant la violence sont strictement interdites par le code. D'autres scène de violence peuvent nécessiter des avis aux téléspectateurs ou leur diffusion hors des heures de grande écoute. Selon le Conseil, l'émission Before It's Too Late ne contenait pas de scènes de violence interdites ni de scènes déclenchant les dispositions sur les avis aux téléspectateurs ou la diffusion hors des heures de grande écoute du code.

En ce qui concerne l'heure de diffusion de Before It's Too Late, le Conseil a noté qu'elle a été diffusée à 9 heures un matin de la semaine un jour de congé scolaire. Tout en n'accusant pas le télédiffuseur de négligence dans ce cas, le Conseil a rappelé aux radiotélédiffuseurs qu'il est souhaitable d'être sensible à l'horaire des émissions lors des congés scolaires.

Le CCNR est un organisme d'auto-réglementation établi par les radiodiffuseurs privés pour répondre aux plaintes et administrer les normes de l'industrie sur l'éthique, les pratiques journalistiques, les stéréotypes sexuels et la violence à la télévision. Près de 400 stations de radio et de télévision et services spécialisés à travers le Canada sont membres du Conseil et respectent ses codes.

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Toutes les décisions du CCNR, les codes, les liens vers les sites Web des membres et d'autres sites Web, ainsi que des renseignements pertinents sont affichés sur son site Web à www.ccnr.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec la présidente nationale du CCNR, Mme Andrée Noël, ou le directeur exécutif du CCNR, M. John MacNab.