Le Conseil des normes de la radiotélévision déclare qu’un reportage identifiant l’établissement commercial de son propriétaire accusé d’infraction criminelle ne constitue pas une violation

Canadian Broadcast Standards Council
Conseil canadien des normes de la radiotélévision

Ottawa, le 21 novembre 2001 — Aujourd'hui, le Conseil canadien des normes de la radiotélévision rendait publique sa décision concernant la diffusion d'un reportage par CKCO-TV de Kitchener, au sujet de la disparition d'un homme après la diffusion d'un premier reportage annonçant qu'il avait été accusé d'infraction criminelle pour possession et distribution de pornographie juvénile. Dans le bulletin de nouvelles, on l'identifiait comme étant le propriétaire d'une brasserie locale et on montrait une photo de son établissement. Un plaignant a allégué que CKCO n'aurait pas dû montrer la brasserie dans son reportage, puisque cela n'a aucun rapport au crime et pourrait avoir des mauvaises conséquences pour la famille et les employés de l'accusé.

Le Comité régional de l'Ontario a étudié le deuxième reportage à la lumière du Code de déontologie de l'Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR) et du Code d'éthique journalistique de l'Association canadienne des directeurs de l'information radio-télévision (ACDIRT), pour ce qui est du sensationnalisme dans les nouvelles et de l'atteinte à la vie privée. Le Comité n'a constaté aucune violation. En ce qui concerne l'atteinte à la vie privée, le Comité a signalé qu'il s'agit d'un reportage au sujet d'une personne disparue et que « divulguer l'identité de son établissement commercial aiderait le public à comprendre qui est cette personne, et de ce fait augmenter la probabilité que quelqu'un qui le connaît de vue puisse peut-être aider à le trouver. » De plus le Comité a déclaré :

Le Comité a de plus appuyé le fait que diffuser l'identité de la brasserie était dans l'intérêt public, étant donné qu'il s'agit d'un établissement commercial « librement ouvert au public » et « que ce public aurait de bonnes raisons de vouloir avoir le choix de décider pour lui-même s'il souhaite continuer de fréquenter cet établissement, ou l'éviter. »

Quant à la pertinence d'inclure la brasserie dans le reportage, et à l'allégation de sensationnalisme, le Comité à déclaré :

Les radiotélédiffuseurs privés canadiens ont arrêté des codes qui constituent les normes du secteur concernant l'emploi de stéréotypes sexuels, la présentation de violence et le traitement de questions à valeur morale, tels les droits de l'homme, sur les ondes, et ils s'attendent que leurs collègues les respectent.  Ils se sont aussi dotés d'un organisme d'autoréglementation, le CCNR, qu'ils ont mandaté de veiller à l'administration de ces codes de responsabilité professionnelle. Le Conseil a par la suite été chargé de veiller également au respect du code de déontologie journalistique adopté par l'Association canadienne des directeurs de l'information radio-télévision (ACDIRT). Plus de 460 stations de radio et de télévision et services spécialisés, d'un bout à l'autre du Canada, sont membres du Conseil.

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Toutes les décisions du CCNR, les codes, les liens vers les sites Web des membres et d'autres sites Web, ainsi que des renseignements pertinents sont affichés sur son site Web à www.ccnr.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec la présidente nationale du CCNR, Mme Andrée Noël, ou le directeur exécutif du CCNR, M. John MacNab.