Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision déclare qu’il n’y a pas eu violation des codes dans l’utilisation aux nouvelles des termes « vétéran » et « chien d’assistance »

Ottawa, 13 octobre 2016 – Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) publie aujourd’hui sa décision concernant l’utilisation des termes anglais veteran (vétéran) et service dog (chien d’assistance) par CTV News Channel et Global Edmonton (CITV-DT) dans des reportages diffusés en janvier 2016. Le CCNR conclut qu’il n’y a pas eu infraction aux codes.

Les deux télédiffuseurs rapportaient le fait que la base des Forces canadiennes à Edmonton avait instauré des restrictions à l’accès des chiens sur les lieux et qu’un sergent, dont le chien l’avait aidé à surmonter un état de stress post-traumatique (ESPT), avait porté plainte contre le nouveau règlement. Dans les reportages des deux stations, ce sergent était décrit comme un « vétéran » et son chien comme un « chien d’assistance ». Un téléspectateur a dénoncé l’inexactitude de ces deux termes. Il a soutenu qu’un « vétéran » est un ancien membre des Forces armées canadiennes, alors que le sergent en question était encore en service actif à l’époque. Selon lui, le terme « chien d’assistance » était également inexact parce que le chien en question ne correspondait pas à la définition qu’en donne la loi en Alberta. À son avis, il fallait parler de « chien de soutien ».

Le comité décideur anglophone du CCNR a étudié la plainte à la lumière des dispositions du Code de déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs et du Code de déontologie de l’Association des services de nouvelles numériques et radiotélévisées du Canada. Au sujet du mot « vétéran », il a noté que certaines définitions font allusion à « de longs états de service » et n’insistent pas pour dire qu’il s’agit d’un ex-militaire. Il n’y avait donc rien d’inexact dans l’emploi de ce mot pour décrire le sergent, qui avait servi entre autres en Bosnie et en Afghanistan. En ce qui concerne le terme « chien d’assistance », tout en convenant que le chien du sergent ne répondait pas à la définition de ce terme dans la législation de l’Alberta, le comité a conclu que ce détail n’avait pas d’incidence sur ce récit, qui traitait de l’impact des nouvelles restrictions sur les victimes d’ESPT, et non pas de la classification des chiens.

Le CCNR a été créé en 1990 par les radiodiffuseurs privés du Canada pour veiller au respect des codes de normes qu’ils ont adoptés pour leur industrie. À l’heure actuelle, le CCNR se charge d’administrer sept codes concernant la déontologie, la représentation équitable, la violence, les nouvelles et l’indépendance journalistique. Quelque 800 stations de radio, services de radio par satellite, stations de télévision et services de télévision spécialisée et payante dans l’ensemble du Canada sont membres du Conseil.

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