Un message promotionnel pour une dramatique policière ne contenait pas de violence explicite, déclare le Conseil canadien des normes de la radiotélévision

Ottawa, le 19 août 2009 – Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) rendait publique aujourd’hui sa décision concernant un message diffusé sur les ondes de CTV pour faire la promotion de la dramatique policière Flashpoint. Ce message promotionnel, diffusé à plusieurs reprises pendant les matchs de football diffusés l’après-midi des 10 et 11 janvier 2009, présentait, entre autres, des images d’une situation d’impasse entre deux femmes, dont une qui bran

dissait un grand couteau de cuisine. Le CCNR a conclu que le message promotionnel n’a pas présenté de scènes dans lesquelles des actes de violence sont véritablement commis et qu’il pouvait être diffusé avant le début, à 21 h, de la plage des heures tardives.

Flashpoint est une série canadienne de dramatiques policières qui suit l’équipe torontoise de réponse stratégique pendant qu’elle fait face à des situations de crime à risque élevé. Le message promotionnel dont il est question présentait des scènes d’un épisode qui serait diffusé prochainement et dans lequel une femme confronte une autre femme qu’elle soupçonne d’avoir une liaison amoureuse avec son époux. Les deux femmes se montrent extrêmement stressées. Une menace l’autre avec un couteau pendant que les agents de police, situés à l’extérieur de la maison, établissent leur plan d’action. Des séquences rapides montrant une des femmes qui tente de s’échapper de l’autre et les agents de police armés qui font irruption dans la maison et se disent en criant qu’il faut se dépêcher créent du suspense, surtout dans les dernières secondes du message d’une demi-minute. Le message promotionnel se termine sur une image de verre qui fait explosion autour du logo comportant le titre Flashpoint.

Un téléspectateur s’est plaint que ses enfants, qui regardaient le match de football de la LNF avec lui, ont été effrayés par ce message promotionnel. Le Comité national de la télévision générale du CCNR a étudié la plainte à la lumière de l’article 3.2 du Code concernant la violence de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR), lequel dispose que le matériel promotionnel de nature violente à l’intention d’auditoires adultes ne doit pas être diffusé avant 21 h. Le Comité a conclu que ce message promotionnel en particulier ne contenait pas de scènes de violence comme telle qui constitueraient du contenu uniquement à l’intention d’auditoires adultes et que, par conséquent, CTV n’a pas enfreint le Code. Le Comité a fait les observations suivantes au sujet de ce message promotionnel :

Le Comité juge que même si le message promotionnel mis en cause était effrayant et tenait l’auditoire en suspens, il n’y avait aucun élément de violence comme telle. Il n’y avait pas non plus de présentation des conséquences de la violence ayant lieu hors de l’écran. Il y avait des cris, des armes à feu (quoique seulement dans les mains des autorités de police) du verre qui fait explosion et plusieurs images de couteaux, mais aucune violence du tout. Cela ne veut pas dire que le Comité conteste la réaction effrayée de l’enfant du plaignant. Il s’agit simplement de son analyse de la caractérisation des éléments du message promotionnel comme tel. Il trouve que le message promotionnel ne présente aucune violence à caractère adulte qui exigerait sa diffusion après le début de la plage des heures tardives.

Les radiodiffuseurs privés canadiens ont créé eux-mêmes les codes qui constituent les normes du secteur concernant la déontologie, la représentation équitable, la présentation de violence à la télévision et l’indépendance journalistique, et ils s’attendent à ce qu’ils soient respectés par les membres de leur profession. En 1990, ils se sont dotés d’un organisme d’autoréglementation, le CCNR, qu’ils ont mandaté de veiller à l’administration de ces codes de responsabilité professionnelle, et des codes visant les services de télévision payante, ainsi que du code concernant la déontologie journalistique qui fut élaboré par l’ACDIRT – Association des journalistes électroniques en 1970. Plus de 725 stations de radio, services de radio par satellite, stations de télévision et services de télévision spécialisée, d’un bout à l’autre du Canada, sont membres du Conseil.

– 30 –

Toutes les décisions du CCNR, les codes, les liens vers les sites Web des membres et d'autres sites Web, ainsi que des renseignements pertinents sont affichés sur son site Web à www.ccnr.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec la présidente nationale du CCNR, Mme Andrée Noël, ou le directeur exécutif du CCNR, M. John MacNab.