Des émissions portant la cote « Avertissement aux parents » [“PG”] peuvent contenir de brèves scènes de nudité et de discrètes allusions sexuelles, selon le Conseil canadien des normes de la radiotélé

Ottawa, le 23 août 1999 — Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a publié aujourd’hui sa décision concernant un épisode de la série Dead Man’s Gun intitulé « The Mesmerizer », diffusée par CHRO-TV (Pembroke et Ottawa). Des téléspectateurs se sont plaints que CHRO avait fait preuve [traduction] « d’irresponsabilité en présentant cette émission » à 21 h, d’autant plus qu’elle ne portait que la cote « Avertissement aux parents » [“PG”] alors qu’elle contenait « des scènes comportant nudité et sexualité ».

Le Conseil régional du Ontario a examiné la plainte à la lumière du Code concernant la violence à la télévision de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR). Il n’a trouvé aucun manquement au code. Quant à la question de l’heure de présentation de l’émission, le Conseil a affirmé que :

Étant donné les circonstances entourant ce dossier, il serait difficile pour le Conseil de soutenir que le télédiffuseur a enfreint aux dispositions relatives à l’horaire des émissions, en diffusant cette émission dans la case-horaire qu’il lui a attribuée. Le Conseil estime que la courte durée d’une scène sans conséquence n’aurait peut-être même pas mérité une décision à l’effet que l’émission devrait être présentée dans la plage des heures tardives telle que définie dans le Code concernant la violence à la télévision, si, en effet, il avait été appelé à se pencher sur une telle question. Par ailleurs, l’émission a bel et bien été présentée dans la plage des heures tardives qui débute à 21 h.

Par ailleurs, le Conseil a jugé qu’aucune mise en garde à l’auditoire n’était requise et que la cote « Avertissement aux parents » [PG] qu’avait attribué le télédiffuseur à l’émission était « la plus appropriée pour ladite émission ». Il a par ailleurs noté que :

Les lignes directrices relatives à la sexualité et à la nudité menant à l’attribution de la cote « Avertissement aux parents » [PG] stipulent qu’il est possible que l’émissison « puisse contenir de brèves scènes sexuelles ou de nudité » et « qu’elle puisse contenir des allusions ou un contenu sexuels restreints et discrets lorsque ces éléments contribuent au développement de l’histoire ou du thème ».

Le Conseil a également inscrit, dans sa décision, les précisions suivantes au sujet du Système de classification de la violence dans les émissions de télévision. On y lit le passage suivant :

[Le Conseil] reconnaît que les cotes ne font que donner une idée générale du contenu des émissions auxquelles on les appose. Une cote 14+, par exemple, ne signifie pas nécessairement que l’émission convient à tous les adolescents de quatorze ans. De même, la cote « Avertissement aux parents » [PG] ne signifie pas que chaque émission qui reçoit cette cote conviendra à l’ensemble des familles, même lorsque les parents assurent une certaine surveillance. Le système de classification, relativement nouveau, propose des lignes directrices subjectives dont les parents d’un océan à l’autre doivent s’inspirer en fonction de ce qu’ils jugent acceptable pour leur famille. Tout compte fait, les cotes définies dans le système de classification ne sont que des étiquettes. Des étiquettes qui, par ailleurs, fusionnent les considérations de violence, de sexualité/nudité et de langage en une seule cote globale. Cette fusion fait en sorte que les parents doivent évaluer les cotes à partir du plus bas dénominateur commun. Chaque famille, finalement, doit évaluer les éléments qui constituent chaque catégorie du système de classification afin d’être mieux à même de déterminer si une émission donnée leur convient.

Les radiodiffuseurs privés du Canada ont établi des normes pour l’industrie de radiodiffusion sous forme d’un code de déontologie, un code portant sur les stéréotypes sexuels et un code portant sur la violence à la télévision. Ils ont aussi créé le CCNR, qui est l’organisme d’autoréglementation ayant la responsabilité d’administrer ces codes, ainsi que le code des pratiques journalistiques de l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT). Plus de 430 stations de radio et de télévision de l’ensemble du Canada sont membres du Conseil.

– 30 –

Toutes les décisions du CCNR, les codes, les liens avec les sites Web des membres et d’autres sites ainsi que l’information connexe sont accessibles sur le Web au www.ccnr.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec le président national du CCNR, Ron Cohen, au (###) ###-####.