Des propos critiques au sujet de féministes ne constituent pas une discrimination envers les femmes, selon le Conseil canadien des normes de la radiotélévision

Ottawa, le 30 août 1999 — Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a publié aujourd’hui sa décision concernant une émission du Lowell Green Show, présentée d’abord par CFRA-AM et reprise le lendemain par CHRO-TV. Dans l’émission en question, l’animateur Lowell Green a sévèrement critiqué une peine controversée parce que celle-ci n’exigeait aucune incarcération pour une femme accusée d’avoir tué son époux alors qu’il dormait. Les plaignants ont trouvé que l’animateur [traduction] « fomentait la haine envers les femmes ».

Le Conseil régional de l’Ontario a examiné la plainte à la lumière du Code de déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR). Il n’a trouvé aucun manquement au Code. Le Conseil s’est ainsi exprimé :

Le Conseil ne trouve pas que les propos de Lowell Green sur la décision du juge Chadwick dans le dossier Getkate sont discriminatoires à l’endroit d’un groupe identifiable. Les critiques énoncées par Lowell Green n’étaient pas inappropriées. [...] Il ne fait aucun doute qu’ici, Green fustige la cour criminelle en question, voire même le système juridique dans son ensemble, pour cette décision controversée. Il s’en prend tout autant aux activistes féministes, qu’il qualifie de [traduction] « fémi-Nazies », puisqu’elles ont milité en faveur de cette peine réduite. Il est hors de tout doute que Green est critique vis-à-vis de la position politique de certaines féministes — non pas parce qu’elles sont des femmes, mais bien en raison de leurs opinions politiques. Fonder une critique sur ce premier argument s’avérerait très injuste, mais la fonder sur le second est acceptable. Le Conseil, par conséquent, ne trouve aucun matériel qui soit discriminatoire, et encore moins qui soit abusivement discriminatoire, en vertu des motifs énumérés dans l’Article 2 du Code de déontologie de l’ACR, soit la disposition portant sur les droits de la personne.

Les radiodiffuseurs privés du Canada ont établi des normes pour l’industrie de la radiodiffusion sous forme d’un code de déontologie, d’un code portant sur les stéréotypes sexuels et d’un code portant sur la violence à la télévision auxquels les membres de la profession doivent souscrire. En 1990, ils ont aussi créé le CCNR, qui est l’organisme d’autoréglementation ayant la responsabilité d’administrer ces codes, ainsi que le code des pratiques journalistiques créé par l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision du Canada (ACDIRT), en 1970. Plus de 430 stations de radio et de télévision à travers le Canada sont membres du Conseil.

– 30 –

Toutes les décisions du CCNR, les codes, les hyperliens avec les sites Web des membres et d’autres sites ainsi que l’information connexe sont accessibles dans le Web au www.ccnr.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec le président national du CCNR, Ron Cohen, au (###) ###-####.