Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision déclare que des scènes sexuellement explicites auraient dû être cotées 16+ et diffusées à une case horaire plus tardive, avec une mise en garde détaillée

Ottawa, 4 août 2021 – Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) publie aujourd’hui sa décision concernant la diffusion par Noovo Montréal (CFJP-DT) d’un épisode de Mon ex à moi, une émission humoristique et dramatique qui suit les vies amoureuses d’un groupe de jeunes adultes. Le CCNR conclut que cette diffusion d’un épisode renfermant des scènes sexuellement explicites a enfreint le Code de déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR) et la disposition sur la classification du Code de l’ACR concernant la violence.

Le 22 février 2021 à 19 h 30, Noovo a diffusé un épisode de Mon ex à moi coté « 13 ans et plus », avec une mise en garde avertissant de la présence de « scènes ou des sujets délicats ». L’épisode présente plusieurs conversations de nature sexuelle ainsi que des scènes de sexe entre deux personnages, Charlotte et Mathieu, ce dernier faisant des recherches pour écrire un article sur l’éjaculation féminine. Mathieu est vu les doigts dans le vagin de Charlotte, exécutant un cunnilingus et ayant un rapport sexuel qui provoque un orgasme chez Charlotte. Les prises de vue ne permettent pas de voir des parties génitales, mais les actes sexuels sont évidents et explicites.

Une téléspectatrice s’est plainte car elle estimait que cet épisode contenait des scènes trop explicites pour être diffusées à une heure de la journée où les enfants pouvaient regarder la télévision. Noovo a indiqué qu’il avait diffusé une mise en garde et une icône de classification, mais qu’il avait choisi de ne pas rediffuser l’épisode à la suite de la plainte.

Le comité décideur francophone a étudié la plainte à la lumière des articles 10 et 11 du Code de déontologie de l’ACR et conclu que l’épisode comprenait un contenu sexuellement explicite qui n’aurait dû être diffusé qu’après 21 h en vertu de l’article 10. De plus, la mise en garde aurait clairement dû avertir que l’épisode présentait un contenu à caractère sexuel, comme l’exige l’article 11. Quant à l’icône « 13 ans et plus », le comité a conclu qu’elle aurait plutôt dû être « 16 ans et plus », conformément aux catégories de classification du Code de l’ACR concernant la violence, et qu’elle n’avait pas été affichée pendant 15 secondes complètes, comme l’exige le code.

Le comité a rappelé que les codes n’étaient pas des outils de censure. Par conséquent, il n’était pas nécessaire que Noovo décide de cesser de rediffuser l’épisode en question. Il fallait seulement le diffuser à une heure appropriée et l’assortir d’une mise en garde en conformité avec les codes.

Le CCNR a été créé en 1990 par les radiodiffuseurs privés du Canada pour veiller au respect des codes de normes qu’ils ont adoptés pour leur industrie. À l’heure actuelle, le CCNR administre cinq codes concernant la déontologie, la représentation équitable, la violence, les nouvelles et l’indépendance journalistique. Quelque 800 stations de radio, services de radio par satellite, services de télévision traditionnels et facultatifs du Canada sont membres du Conseil.

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Toutes les décisions du CCNR, les codes et d’autres renseignements pertinents sont affichés sur son site web. Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez www.ccnr.ca.