Le Conseil des normes de la radiotélévision juge que le long métrage « Strip Tease » ne va pas à l’encontre des codes

Ottawa, le 31 mai 2000 – Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a publié sa décision aujourd’hui concernant la diffusion, par Télévision QuatreSaisons (TQS de Montréal), d’une version doublée du film commercial « Strip Tease ». Les scènes d’effeuillage, quoique loin d’être excessives, montrent clairement des seins nus. TQS a diffusé une mise en garde aux téléspectateurs au moment de passer le film à 20 h 00 et a répété la mise en garde avant la fin de la première heure du film. Deux téléspectateurs se sont plaints que « La loi ne permet pas aux enfants d’entrer dans les clubs de danseuses nues. Cependant, il semble logique pour Quatre Saisons de présenter des films ... de danseuses nues dans nos demeures. »

Ayant étudié les plaintes aux termes de deux codes de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR), soit le Code concernant les stéréotypes sexuels à la radio et à la télévision et le Code d’application volontaire concernant la violence à la télévision, le Conseil régional du Québec a conclu que le film n’enfreint ni l’un ni l’autre de ces codes. Se rapportant à des décisions antérieures touchant à la mode, au reportage des nouvelles et aux émissions dramatiques, le Conseil a déclaré « ... que les conseils régionaux du CCNR ont, de façon uniforme, jugé que la diffusion de programmation qui comprend la présentation de seins nus n’a rien d’offensif en soi. » Le Conseil a décidé que le simple fait d’exposer les seins nus des femmes dans le cadre d’un film dramatique, en l’absence d’exploitation, ne constitue pas une violation des codes :

Bien qu’il soit vrai que l’insertion de plans des seins des effeuilleuses visait assurément à créer un effet érotogène, l’absence de contacts sexuels et de scènes d’amour rendait, en fin de compte, ceux-ci assez innocents pour ne faire en sorte qu’il soit impératif de ne présenter le film que pendant la plage des heures tardives, après 21 heures.

Le Conseil du Québec a également réitéré la position qu’il avait adoptée dans une décision précédente voulant que « la plage des heures tardives, soit à compter de 21 h 00, doit s’appliquer tant aux scènes érotiques que violentes. » Il a ajouté, comme il est indiqué plus haut, que l’horaire ne présentait pas un problème dans ce casci et « ... qu’en diffusant le film ... ainsi que des mises en garde convenables et l’icône de classification de la Régie du cinéma, le télédiffuseur avait donné amplement l’occasion aux personnes qui préféreraient ne pas voir le film ou ne pas le présenter aux membres de leurs familles de faire ce choix. »

Les radiodiffuseurs privés du Canada ont établi des normes pour l’industrie de la radiodiffusion sous forme d’un code de déontologie, d’un code portant sur les stéréotypes sexuels et d’un code portant sur la violence à la télévision et auxquels les membres doivent souscrire. Ils ont aussi créé le CCNR, qui est l’organisme d’autoréglementation ayant la responsabilité d’administrer ces codes, ainsi que le code des pratiques journalistiques de l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT), créé en 1970. Plus de 430 stations de radio et de télévision à travers le Canada sont membres du Conseil.

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Toutes les décisions du CCNR, les codes, les hyperliens avec les sites Web des membres et d’autres sites ainsi que l’information connexe sont accessibles dans le Web au www.ccnr.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec le président national du CCNR, Ron Cohen, au (###) ###-####.