Les commentaires d’un animateur d’une tribune téléphonique de CJCB-AM sont considérés justes et responsables par le Conseil des normes de la radiotélévision

Ottawa, le 5 juin 1998 – Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a publié aujourd’hui sa décision concernant les commentaires formulés par l’animateur de Talkback, une tribune téléphonique diffusée par CJCB-AM les jours de la semaine entre 9 heures et 10 heures.

Lors de l’émission du 1er octobre 1996, une interlocutrice a souligné ses problèmes avec la Children’s Aid Society et le Homecare Nova Scotia, et a raconté le déroulement d’une réunion avec sa travailleuse sociale en présence de sa conseillère régionale. Lors de cette réunion, la travailleuse sociale a refusé de discuter des détails du cas de son enfant en présence de la conseillère, malgré que la mère lui ait donné verbalement l’autorisation de le faire. La réponse de l’animateur a été d’expliquer qu’en Nouvelle-Écosse, la loi ne permet pas à un travailleur social de divulguer des renseignements confidentiels, même avec l’autorisation du parent. Un auditeur et interlocuteur fréquent de l’émission a appelé pour donner son avis et son aide sur la question soulevée par l’interlocutrice. Toutefois, l’animateur a choisi de ne pas laisser l’interlocuteur présenter de l’information permettant d’identifier son organisation. L’auditeur a par la suite déposé une plainte contre la station, alléguant que l’animateur avait fait de « fausses déclarations » concernant le droit de la famille en Nouvelle-Écosse et qu’il avait ainsi « mal informé le public auditeur quant à ses droits ».

Le Conseil régional de l’Atlantique a conclu que le radiodiffuseur n’avait pas enfreint les dispositions du Code de déontologie. Selon le Conseil, la question n’est pas de savoir si l’animateur a été absolument correct dans son interprétation de la loi, en autant qu’il a été juste et responable en exprimant sont opinion. Le Conseil a noté que « il n’a pas la responsabilité d’être un avocat et il ne s’est pas prétendu tel ».

Quant au droit du radiodiffuseur de refuser au plaignant la possibilité de donner son numéro de téléphone et d’identifier son organisation pour les auditeurs, le Conseil a conclu que la décision de l’animateur était absolument juste et appropriée. Le Conseil a fait observé que la première responsabilité du radiodiffuseur est envers son auditoire et non envers une personne qui veut se faire entendre. Le Conseil a déclaré que « bien que l’équilibre et la présentation d’une diversité de points de vue soient nettement dans le mandat d’un radiodiffuseur, ses responsabilités ne vont pas jusqu’à inclure une voix particulière ».

Le CCNR est l’organisme d’auto-réglementation établi par les radiodiffuseurs privés pour répondre aux plaintes et administrer les normes de l’industrie sur l’éthique, les pratiques journalistiques, les stéréotypes sexuels et la violence à la télévision. Près de 400 stations de radio et de télévision et services spécialisés de tout le Canada sont membres du Conseil.

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Toutes les décisions du CCNR, les codes, les liens avec les sites Web des membres et avec d’autres sites Web ainsi que de l’information connexe sont accessibles sur le World Wide Web à www.cbsc.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec le président du CCNR, Ron Cohen, au (###) ###-####.