L’usage de l’expression « papas mauvais payeurs », étayée par un bulletin de nouvelles, ne contrevient pas aux Codes, selon le Conseil canadien des normes de la radiotélévision

Ottawa, 17 décembre 2004 – Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision a rendu aujourd’hui sa décision concernant la diffusion d’un bulletin de nouvelles par CHAN-TV (Vancouver) dans lequel l’expression « papas mauvais payeurs »a servi d’annonce-amorce. Le Comité régional de la C.-B. a conclu que l’usage mal à propos de l’expression dans l’introduction a été plus que tempéré par le bulletin proprement dit avec son usage de l’expression « parents mauvais payeurs », soitson équivalent non sexiste à plusieurs reprises.

Dans le segment actualités du matin, l’annonce-amorce du reportage à venir disait : « [trad.] Le gouvernement ontarien prend des mesures sévères face aux ’papas mauvais payeurs’ ». Dans son entrée en matière, la présentatrice, Sophie Lui, a ensuite dit :

[Trad.] Le gouvernement ontarien resserre les vis sur les papas mauvais payeurs et les talonnera bientôt avec l’aide de la police et de détectives privés. Cette initiative découle de la critique grandissante à l’égard de la province qui aurait laissé trop d’enfants sans la pension alimentaire qui leur est due.

Dans la description de la situation chaotique en Ontario, fondée sur le fait que des milliers de dossiers n’avaient pas encore été traités, le reporter, Graham Richardson a dit que « les appels téléphoniques ici restaient sans réponse, des dossiers se perdent, des parents mauvais payeurs, des hommes pour la plupart, se faufilent dans les brèches. » Le plaignant a admis que l’expression « parents mauvais payeurs » avait été utilisée à bon escient dans le bulletin, mais a trouvé que dire « papas mauvais payeurs » dans l’introduction était […] choquant et sexiste ». En concluant qu’il n’y avait pas d’infraction, le Comité a déclaré :

Le Comité régional de la C.-B. est d’avis que l’usage de l’expression dans l’annonce-amorce, et dans l’entrée en matière par Sophie Lui. du bulletin de nouvelles de M. Richardson était inutile et malencontreux, surtout que le reportage même ne justifiait pas d’aborder le sujet de manière unisexuelle. Cela dit, le Comité fait remarquer que l’expression malencontreuse, a été, en quelque sorte corrigée immédiatement dans le reportage même. Toute mention par M. Richardson, le reporter, était correctement générique, notamment « parents mauvais payeurs », et non « papas mauvais payeurs » seulement.[…]

[L]e reporter n’a jamais utilisé l’expression en cause. C’est comme si un emballage portait une description inexacte du contenu, mais une fois ouvert, révélait à tous que le contenu était bien ce à quoi notre Comité pourrait s’attendre. Toute erreur se rapportant au bulletin de nouvelles même a été aussitôt corrigée par la portion de fond de l’émission.

Les radiodiffuseurs privés du Canada ont eux-mêmes créé des normes de l’industrie sous forme de Codes de déontologie régissant la représentation des sexes et la violence à la télévision auxquels les membres de la profession doivent se conformer. En 1990, ils ont aussi créé le CCNR qui est l’organe d’autoréglementation chargé d’administrer ces Codes professionnels de radiodiffusion, ainsi que le Code traitant des pratiques journalistiques élaboré en 1970 par l’Association canadienne des directeurs de l’information en radio-télévision. Plus de 550 stations de radio et télévision et de services spécialisés de tout le Canada sont membres du Conseil.

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Toutes les décisions du CCNR, les codes, les liens vers les sites Web des membres et d’autres sites Web, ainsi que des renseignements pertinents sont affichés sur son site Web à www.ccnr.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec la présidente nationale du CCNR, Mme Andrée Noël, ou le directeur exécutif du CCNR, M. John MacNab.