Plainte frivole et vexatoire rejetée par le Conseil canadien des normes de la radiotélévision

Ottawa, le 16 juillet 1998 - Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a publié aujourd’hui sa décision concernant un commentaire de Brian Henderson qui a été diffusé sur CFRA-AM (Ottawa) le 1er août 1996. Ouvertement agressif, le commentaire portait sur les rôles relatifs des hommes et des femmes dans la procréation et l’éducation des enfants. Il énonçait, entre autres :

que certains hommes croient toujours que c’est le gars qui fait le bébé alors qu’en réalité, le gars ne fait rien d’autre qu’arroser la semence. Elle la plante, elle la fait croître, elle la récolte, elle la nourrit. Et dans la plupart des ménages c’est surtout elle qui en prend soin. Le processus d’éducation des enfants devient un peu plus progressif, davantage une responsabilité partagée. Mais faire les bébés, c’est le travail des femmes. Et tout homme qui se vante de son rôle dans le processus est un idiot.

Un auditeur a soulevé le commentaire, le considérant comme « un affront personnel ainsi qu’une violation flagrante de votre politique à l’égard des stéréotypes sexuels ».

Le Conseil régional de l’Ontario a examiné la plainte dans le cadre du Code d’application concernant les stéréotypes sexuels à la radio et à la télévision de l’Association canadienne des radiodiffuseurs. Concluant que la plainte était dépourvue de substance, le Conseil a déclaré que le commentaire « était basé sur un reflet de la réalité et... que le contenu ne renforçait pas des stéréotypes négatifs. En mettant en lumière le rôle et l’importance des femmes dans la procréation, en réalité, ce commentaire réagit contre les stéréotypes négatifs qui tendent souvent à minimiser les qualités et les contributions positives des femmes. »

Le Conseil a également fait observer que le plaignant en question défendait des points déjà réglés par des décisions antérieures du CCNR (la plupart découlant des plaintes antérieures du plaignant déposées devant le CCNR) et que « la présente plainte tire nettement des aspects du commentaire hors du contexte, en déforme d’autres et tente de façon générale de faire du commentaire quelque chose qu’il n’est pas. » Le Conseil a déclaré que dans ce cas, la plainte était frivole et vexatoire.

Bien qu’on puisse s’attendre à ce que certaines personnes soient la source de plus de plaintes que d’autres, cela ne signifie pas que le plaignant régulier sera considéré injustifié dans sa plainte en raison de la fréquence des lettres. Toutefois, lorsque le plaignant revient encore et encore avec les plaintes qui répètent un thème sur lequel la position du Conseil est claire, les plaintes peuvent être considérées à juste titre comme vexatoires ou harcelantes. Le traitement de telles plaintes avec le soin et l’attention qui sont la caractéristique du processus devient injuste pour le radiodiffuseur et pour les autres plaignants dont les préoccupations sérieuses doivent attendre la résolution d’une affaire frivole.

Les radiodiffuseurs privés du Canada ont établi des normes pour l’industrie de radiodiffusion sous forme d’un code de déontologie, un code concernant les stéréotypes sexuels et un code concernant la violence à la télévision. Ils ont aussi créé le CCNR, qui est l’organisme d’auto-réglementation ayant la responsabilité d’administrer ces codes, ainsi que le code concernant les pratiques journalistiques de l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT). Plus de 430 stations de radio et de télévision de l’ensemble du Canada sont membres du Conseil.

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Toutes les décisions du CCNR, les codes, les liens avec les sites Web des membres et d’autres sites ainsi que l’information connexe sont accessibles sur le World Wide Web à www.cbsc.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec le président national du CCNR, Ron Cohen, au (###) ###-####.