Un reportage portant sur la mode des fourrures n’est pas tenu d’inclure le point de vue de ses détracteurs, selon le Conseil canadien des normes de la radiotélévision

Ottawa, le 9 février 1999 — Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a publié aujourd’hui sa décision concernant un topo léger qui portait sur la réapparition de la fourrure dans le monde de la mode et qui a été diffusé par CIII-TV (Global TV) dans le cadre de son bulletin d’informations, First National. Un téléspectateur, qui semblait bien connaître le mouvement anti-fourrure, a dénoncé le reportage comme étant biaisé et trompeur.

Le Conseil régional de l’Ontario a examiné la plainte à la lumière des dispositions des codes de déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR) et de l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT). Il n’a trouvé aucune violation des dispositions de ces codes. Le Conseil était d’avis que :

le reportage en question portait sur la réapparition de la fourrure dans le monde de la mode, et non sur les considérations éthiques que suscitent l’obtention de peaux d’animaux. Bien que le plaignant ait affirmé que « les seuls interviews qui ont été effectués l’ont été avec un trappeur, un commerçant de fourrures, un membre de la guilde des fourreurs et la représentante d’un magazine de mode » et que « les opposants [de l’industrie de la fourrure] n’avaient pas eu l’occasion de donner voix à leurs préoccupations », néanmoins, le Conseil a considéré que ni le choix du sujet qu’a fait le télédiffuseur ni la façon dont il a traité du sujet n’exigeaient que des membres du mouvement anti-fourrure soient interviewés.

Le Conseil a noté que « ce que le plaignant affirme eut dû être inclus dans le reportage ne correspond pas au reportage que Global a choisi d’effectuer ». Le Conseil a rappelé le droit du radiotélédiffuseur de déterminer ce qui est digne d’attention médiatique.

Le Conseil estime qu’aucun segment d’un bulletin d’informations - ni d’aucune autre émission - n’est tenue « d’être tout pour tout le monde ». L’établissement de ce qui constitue une nouvelle, de même que l’angle de présentation de cette nouvelle, s’inscrivent carrément dans les limites de l’indépendance du radiotélédiffuseur.

Les radiotélédiffuseurs privés du Canada ont établi des normes pour l’industrie de radiodiffusion sous forme d’un code de déontologie, un code portant sur les stéréotypes sexuels et un code portant sur la violence à la télévision. Ils ont aussi créé le CCNR, qui est l’organisme d’autoréglementation ayant la responsabilité d’administrer ces codes, ainsi que le code des pratiques journalistiques de l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT). Plus de 430 stations de radio et de télévision de l’ensemble du Canada sont membres du Conseil.

– 30 –

Toutes les décisions du CCNR, les codes, les liens avec les sites Web des membres et d’autres sites ainsi que l’information connexe sont accessibles sur le Web au www.ccnr.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec le président national du CCNR, Ron Cohen, au (###) ###-####.