Une émission fantastique comportait des scènes violentes destinées à des auditoires adultes, selon le Conseil canadien des normes de la radiotélévision

Ottawa, le 22 octobre 1999 — Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) publie aujourd’hui sa décision concernant des épisodes des émissions fantastiques Hercules: The Legendary Journeys [Hercules : Les voyages légendaires] et Xena: Warrior Princess [Xena : Princesse guerrière] diffusées par CFPL-TV (London). Un téléspectateur a dénoncé la violence contenue dans les émissions ainsi que les [traductions] « images pornographiques » et le « sado-masochisme » qu’il affirmait y voir.

Le Conseil régional de l’Ontario a examiné la plainte à la lumière du Code d’application volontaire concernant la violence à la télévision de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR). Le Conseil n’a pas trouvé problématiques le fait que les émissions aient été présentées le dimanche après-midi ni les cotes PA qui leur avaient été attribuées. Le Conseil a également noté que, bien que ces émissions d’action et d’aventure fantastiques contenaient plusieurs scènes comportant une certaine violence, « les combats sont davantage représentés, dans ces émissions, comme de l’acrobatie que de la violence et les résultats de la violence sont davantage suggérés que montrés en détail ». Par ailleurs, le Conseil n’a pas trouvé que les émissions renfermaient des images pornographiques et un sado-masochisme, comme le soutenait le plaignant; il a trouvé, cependant, que plusieurs scènes « comportaient des allusions sexuelles et suggéraient une activité sexuelle ».

En ce qui a trait à l’exigence d’afficher les mises en garde à l’auditoire, le Conseil a précisé que :

[l]e test qui permet de déterminer si des mises en garde à l’auditoire sont nécessaires diffère selon que la case-horaire attribuée à l’émission se situe avant ou après l’entrée en vigueur de la plage des heures tardives de la soirée. Lorsqu’elle se situe dans la plage des heures tardives, cette épreuve est la même que celle qui est décrite plus haut : le critère étant l’inclusion de scènes de violence « destinées à des auditoires adultes ». Or, dans les heures précédant la plage des heures tardives, l’obligation d’afficher une mise en garde relève de critères nettement plus sévères : l’émission ne doit comporter que des « scènes de violence qui ne conviennent pas aux enfants » pour en exiger l’affichage.

Le Conseil a trouvé que Xena traite la violence « de façon un peu plus réaliste » que Hercules et que, par conséquent, l’émission visionné renfermait des « scènes de violence ne convenant pas aux enfants ». Le télédiffuseur était donc tenu d’afficher des mises en garde à l’auditoire à cet effet et, puisque celui-ci a manqué à cette obligation, il s’est retrouvé en état d’infraction en vertu du paragraphe 5.2 du Code concernant la violence à la télévision.

Les radiodiffuseurs privés du Canada ont établi des normes pour l’industrie de la radiodiffusion sous forme d’un code de déontologie, d’un code portant sur les stéréotypes sexuels et d’un code portant sur la violence à la télévision et auxquels les membres doivent souscrire. Ils ont aussi créé le CCNR, qui est l’organisme d’autoréglementation ayant la responsabilité d’administrer ces codes, ainsi que le code des pratiques journalistiques de l’Association canadienne des directeurs de l’information radio-télévision (ACDIRT), créé en 1970. Plus de 430 stations de radio et de télévision à travers le Canada sont membres du Conseil.

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Toutes les décisions du CCNR, les codes, les hyperliens avec les sites Web des membres et d’autres sites ainsi que l’information connexe sont accessibles dans le Web au www.ccnr.ca. Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec le président national du CCNR, Ron Cohen, au (###) ###-####.