Starz 1 concernant High Fidelity, Ramy et The Right Kind of Wrong et Starz 2 concernant The Hangover et Bridesmaids

Comité décideur anglophone
Décision CCNR 20.2021-0745
2021 CCNR 4
16 juin 2021
S. Courtemanche (Présidente), J. Dumoulin, J. Medline, Z. Mohamed,S. Sammut, E. Thomas, M. Ziniak

LES FAITS

Starz est une station de télévision facultative canadienne qui offre deux canaux en multiplex. Autrement dit, Starz détient une seule licence de radiodiffusion, mais pour le téléspectateur, les deux canaux correspondent à deux numéros différents sur leur appareil et diffusent aux mêmes heures des émissions totalement différentes. Starz propose surtout des films et des séries dramatiques et comiques.

La correspondance

Le 21 décembre 2020, un téléspectateur a logé une plainte pour langage grossier dans un épisode de la série High Fidelity diffusée par Starz 1. Le lendemain, il a envoyé une deuxième plainte pour une autre émission diffusée par la même station, Ramy, ajoutant cette fois-ci au langage grossier un contenu à caractère sexuel et soulignant que les mises en garde des télédiffuseurs n’autorisent pas ces derniers à présenter un contenu pour adultes avant 21 h. Le plaignait estimait aussi que la classification 14+ convenait sans doute à High Fidelity, mais que celle de Ramy aurait dû être plus élevée à cause des scènes de sexualité.

Starz a répondu le 14 janvier 2021 en précisant qu’il était [traduction] « un service payant facultatif qui offre un contenu varié à ses abonnés et qui n’est, à ce titre, accessible qu’aux téléspectateurs qui en font la demande expresse avec leur forfait de télédistribution. » Starz rappelait que les épisodes High Fidelity et Ramy avaient été diffusés avec l’icone 14+ et avec des mises en garde à l’auditoire. Selon Starz, ces avertissements suffisaient à prévenir que ces émissions pouvaient ne pas convenir à un auditoire de moins de 14 ans.

Le 20 janvier, le plaignant a encore écrit au CCNR en ajoutant trois autres émissions à sa plainte initiale : les films The Right Kind of Wrong (Starz 1) et The Hangover et Bridesmaids (Starz 2). Il réitérait ses préoccupations, à savoir que Starz n’avait pas respecté la plage des heures tardives de 21 h pour diffuser ces films et qu’il n’avait répondu qu’à la question des mises en garde à l’auditoire. Il a remis des listes détaillées des scènes de ces films qu’il jugeait problématiques. Ses motifs de plainte avaient trait au langage grossier, à la sexualité et à la cote 14+ attribuée aux trois films.

Starz a répondu à cette dernière plainte le 1er février en reprenant les grandes lignes de sa première lettre. Le plaignant a déposé sa demande de décision le 11 février, invitant le CCNR à examiner d’une part si le langage grossier et le contenu de nature sexuelle de ces films convenait à une diffusion avant 21 h en vertu de l’article 10(a) du Code de déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR), d’autre part à vérifier si la formulation de certaines mises en garde était suffisamment complète. Il contestait également l’argument de Starz voulant que la chaîne ne soit accessible qu’aux seules personnes qui en font la demande expresse, expliquant que son fournisseur traitait Starz comme n’importe quel autre service facultatif en l’offrant en bloc avec d’autres chaînes. Enfin, il a fait part de ses réflexions à l’égard d’une récente décision du CCNR concernant des problèmes similaires. (La correspondance complète figure dans l’annexe A, en anglais seulement.)

Les émissions

Le comité a étudié les émissions ci-dessous pour prendre sa décision. (Des descriptions plus détaillées figurent dans l’annexe B.)

Starz 1

High Fidelity (« What F*cking Lily Girl? »)

21 décembre 2020 à 16 h 45

High Fidelity est une série télévisée américaine romantico-comique de 2020 adaptée du roman éponyme de 1995 de Nick Hornby qui tourne autour de la vie amoureuse de Robyn Brooks, propriétaire d’un magasin de disques à New York. Intitulé What F*cking Lily Girl? , l’épisode présente la réaction de Robyn apprenant que son ex a une nouvelle petite amie, Lily.

Starz a coté l’émission 14+ et l’a diffusée avec la mise en garde ci-dessous :

[traduction]

Cette émission est cotée 14+ et contient du langage grossier et des sujets délicats. Pour auditoire averti.

L’épisode multiplie les mots grossiers fuck et ses variantes, shit et ass. La nouvelle petite amie y est traitée de bitch et de some dumb cunt, et qualifiée de dumb whore face.

Bien que l’épisode ne comporte pas de scènes d’activité sexuelle, Robyn s’écrie à un moment [traduction] : « Enfin quoi, qu’est-ce que des gens qui sont ensemble depuis trois semaines peuvent bien faire d’autre? Ils font l’amour. Juste ça. Tout le temps. »

Ramy (« Between the Toes »)

22 décembre 2020 à 16 h

Ramy est une série dramatico-comique américaine dont le héros est Ramy, un jeune Égyptien musulman du Nouveau-Jersey qui se débat avec la vie et l’amour face aux pressions de ses parents et de sa communauté religieuse d’une part, et aux valeurs et à la culture des milléniaux de l’autre. « Between the Toes » est le premier épisode de la série.

Starz a coté l’émission 14+ et l’a diffusée avec la mise en garde ci-dessous :

[traduction]

Cette émission est cotée 14+ et contient du langage grossier et des sujets délicats. Pour auditoire averti.

L’épisode multiple les mots grossiers fuck (et ses variantes) et shit.

Dans une courte scène rapide du début, Ramy est étendu sur le dos dans un lit sous une jeune femme, Chloe, qui l’embrasse. Il cherche à enlever sa chemise tandis que Chloe défait sa propre ceinture. Dans la scène suivante, il est allongé torse nu, les yeux grand ouverts dans le noir et Chloe endormie à ses côtés. Scène suivante : Ramy est dans la salle de bain où il remplit son condom utilisé avec de l’eau et examine le sperme qui flotte au fond. Chloe entre dans la pièce et lui demande ce qu’il fait. Il répond qu’il vérifie si le condom est percé. Elle lui demande s’il fait ça chaque fois qu’ils font l’amour. Ramy confirme et Chloe indique qu’elle prend la pilule et que ce n’est pas vraiment la peine de s’inquiéter.

Plus tard dans l’épisode, Ramy va à un rendez-vous avec une femme prénommée Nour. Pour la première fois, il a rendez-vous avec une musulmane. Après avoir dîné au restaurant, ils marchent vers la voiture de Nour qui embrasse passionnément Ramy et l’invite à monter dans sa voiture où ils continuent à s’embrasser. Nour prend la main de Ramy et la met sous son chandail pour qu’il touche sa poitrine, passe sa main entre les jambes de Ramy qui gémit « ouah, ouah » et lui demande entre deux baisers s’il a un condom. Ramy est réticent d’avoir une relation sexuelle avec elle et Nour lui suggère plutôt un autre genre d’activité. Elle enfourche Ramy et lui demande de l’étrangler pendant qu’elle se doigte. Surpris, Ramy met à contrecœur une de ses mains autour du cou de Nour qui lui demande de mettre ses deux mains et de serrer plus fort, ce qu’il fait en hésitant. L’excitation de Nour monte, mais Ramy lui dit qu’il ne veut pas continuer parce que l’étouffement n’est pas une pratique qu’il aime. Nour cesse de chevaucher Ramy et lui dit [traduction] « Mon Dieu, tu es tellement plein de merde », l’accusant de ne pas vouloir [traduction] « baiser au premier rendez-vous » parce que [traduction] « Je suis, genre, dans cette petite boite musulmane de ton cerveau et je suis censée être la femme ou la mère de tes gamins. C’est ça? Mais je ne suis pas censée jouir. »

À la fin de l’épisode, Ramy raconte ses problèmes à un vieil homme de sa mosquée. Il lui raconte comment il [traduction] « s’est branlé » sur la photo Facebook d’une fille et que la fille lui a ensuite envoyé un message de nulle part. Il se plaint des règles et des jugements de la société, mais reconnaît qu’il est coupable de faire la même chose aux autres. Après un long silence, le vieil homme lui répond [traduction] « Tu te branles trop. C’est pas bon. »

The Right Kind of Wrong

13 janvier 2021 à 15 h 25

The Right Kind of Wrong est un film comique canadien de 2013 dans laquelle un homme, Leo Palamino, tombe amoureux d’une femme, Colette, le jour où celle-ci se marie. Le film raconte les efforts de Leo pour séduire Colette.

Starz a coté l’émission 14+ et l’a diffusée avec la mise en garde ci-dessous :

[traduction]

Cette émission est cotée 14+ et contient de la violence, du langage grossier, de la nudité et des sujets délicats. Pour auditoire averti.

Le mot fuck et ses variantes revient régulièrement et une personne est traitée de piece of shit et d’asshole.

Pour ce qui est des scènes de sexualité, le film comprend un retour arrière sur Leo rencontrant différentes femmes dans un bar et ayant des relations sexuelles avec elles. Dans l’une de ces scènes, une femme, Kingsley, est allongée sur un lit, les seins nus, et grogne de plaisir. Leo a la tête entre ses jambes, ce qui implique un cunnilingus. Kingsley atteint l’orgasme en gémissant et redresse la tête pour regarder Leo. Elle lui dit [traduction] : « T’es un super pro, copain. » Puis la caméra change d’angle et s’arrête sur les seins nus de Kingsley de profil et sur les fesses nues de Leo. Kingsley s’assied et se lève pour aller à la salle de bain, montrant ses fesses nues. Leo s’assied sur le lit et Kingsley dit [traduction] : « Ok. Faut que j’aille faire pipi. Sinon j’attrape des méchantes infections de la vessie. » Plus tard dans le film, Kingsley rencontre Leo et lui dit [traduction] : « La dernière fois que je t’ai vu, tu étais en ville. [...] Entre mes jambes. [...] Et tu me suçais la chatte. [...] S’il y avait un permis de broute-minou .... »

Le film comporte aussi des références à la vie sexuelle de l’ami de Leo, Neil, et de sa femme Jill. Leo raconte que Neil et Jill prennent des photos intimes l’un de l’autre avec leurs téléphones et qu’ils commencent leurs préliminaires devant lui. Neil annonce à Leo que Jill a créé un compte Twitter pour son ball sack [sac de gosses]. Jill montera plus tard une exposition d’art présentant des plans rapprochés des parties génitales de Neil.

La scène finale présente à travers de hautes herbes en montagne Leo et Colette ayant une relation intime. Le dos nu de Colette et ses fesses vues de profil apparaissent pendant qu’elle aide Leo à enlever sa chemise. Le couple s’embrasse et fait des roulades à flanc de montagne. Les fesses et les dos nus sont visibles à l’écran, de même que la poitrine de Colette vue de profil.

Starz 2

The Hangover

1er janvier 2021 à 12 h 35

The Hangover est un film comique américain de 2009 qui raconte le voyage de quatre amis partis fêter un enterrement de vie de garçon à Las Vegas. Le lendemain de la fête, le futur marié, Doug, a disparu. Le film suit leurs frasques lorsque Phil, Stu et Alan partent à la recherche Doug.

Starz a coté l’émission 14+ et l’a diffusée avec la mise en garde ci-dessous :

[traduction]

Cette émission est cotée 14+ et contient du langage grossier, de la nudité et des sujets délicats. Pour auditoire averti.

Le film multiple les mots grossiers fuck et ses variantes et d’autres tels que shit, bitch, asshole, dick, bastard, whore et douchebag. Il évoque aussi des drogues illégales, Alan révélant qu’il en a versé dans les verres de ses amis et accusant plus tard son vendeur de lui vendre des drogues de mauvaise qualité.

Les références au sexe et les cas de nudité sont nombreuses. Par exemple, lorsque Phil signale que la petite amie de Stu l’a trompé, Stu déclare que [traduction] : « il n’a même pas éjaculé en elle [...] parce que le sperme la débecte. » Alan parle de [traduction] « masturbation en avion » et, dans une autre scène, fait bouger le bras d’un bébé garçon pour simuler une masturbation. Alan est vu les fesses à moitié nues pendant qu’il urine. Une femme qui allaite son enfant a la poitrine dénudée. Pendant qu’ils recherchent Doug, Stu suggère que celui-ci est [traduction] « probablement à plat ventre dans un fossé, un camé plein de méth enculant son cadavre. » Dans une autre scène, Phil prétend sodomiser un tigre vivant. Quand les amis rencontrent un Asiatique auquel ils doivent de l’argent, celui-ci attrape son entrejambe et leur dit de [traduction] « sucer ces petites boules chinoises » avant de mimer un geste et de produire un son évoquant une éjaculation. Le générique de fin est accompagné d’une série de photos du voyage à Las Vegas dont des photos d’hommes en compagnie de femmes peu vêtues et les seins nus dans des positions provocantes, telle cette image d’une femme les seins nus et la tête en bas, les jambes grandes ouvertes près de la tête de Phil. Quatre autres photos montrent une femme plus âgée faisant une fellation à Alan dans un ascenseur. Sur la première, Alan est appuyé sur le mur, la ceinture détachée, et une femme agenouillée devant lui tient son pénis. Sur la deuxième, la femme tient le pénis bien visible d’Alan et tous deux sourient à l’objectif. Sur la troisième, la femme a sa bouche sur le pénis. Sur la quatrième, prise de plus loin, Alan a un geste de la main qui signifie « pas de photo », mais il rit. La femme est toujours à genoux et tient son pénis.

Le film contient aussi quelques scènes violentes ou sanglantes. Dans la première, Stu se réveille, se regarde dans la glace et découvre qu’il lui manque une dent. Il a la bouche pleine de sang. On découvrira plus tard qu’il s’est lui-même arraché une dent par défi. Dans une autre, les amis sont assis dans une voiture. Deux hommes avec des battes de base-ball encerclent alors la voiture et la frappe à coups de batte, puis l’un d’eux sort un revolver. Phil roule sur le pied du tireur et la balle part, atteignant un badaud. Dans une autre séquence, les amis participent dans un poste de police à une démonstration de pistolet électrique. Phil et Stu sont paralysés, crient et tombent par terre. Dans une autre encore, un homme nu jaillit du coffre de la voiture des amis et se met à frapper Phil avec un pied-de-biche. L’homme qui les menace et qui sera plus tard identifié comme M. Chow est vu de face, entièrement nu. M. Chow lance le pied-de-biche à la tête d’Alan qui tombe. Plus tard, le boxeur Mike Tyson sera brièvement vu en train de frapper Alan au visage, le jetant au sol.

Bridesmaids

2 janvier 2021 à 17 h 10

Bridesmaids est un film comique américain de 2011. Le personnage principal, Annie, doit être demoiselle d’honneur au mariage de son amie. Elle rivalise avec une des autres demoiselles d’honneur pour être sacrée meilleure amie de la mariée.

Starz a coté l’émission 14+ et l’a diffusée avec la mise en garde ci-dessous :

[traduction]

Cette émission est cotée 14+ et contient du langage grossier et des sujets délicats. Pour auditoire averti.

Le film multiple les mots grossiers fuck (et ses variantes) et d’autres tels que dick, whore, shit, asshole et bitch. Dans une scène, Annie se dispute avec une adolescente et finit par la traiter de little cunt.

La première séquence du film présente une relation sexuelle entre Annie et un homme prénommé Ted. Ted demande à Annie de tenir ses couilles dans ses mains. Annie porte un soutien-gorge bleu et chevauche Ted dans un lit. On voit son visage en gros plan pendant qu’elle s’active et affirme, sans conviction [traduction] : « Oh, c’est bon. » Annie ralentit ses rotations et dit qu’elle préfère de cette façon, mais Ted accélère à nouveau ses mouvements. D’une manière qui se veut drôle, ils changent plusieurs fois de positions : Ted besognant Annie couchée sur le dos qui agite frénétiquement ses jambes en l’air, puis sur le côté, puis Annie assise sur les genoux de Ted, puis de nouveau allongés. Ted continue à pousser rapidement et il est évident qu’Annie n’éprouve aucun plaisir. Le lendemain, elle discute de ce rendez-vous avec son amie Lillian qui désapprouve sa relation. Annie admet qu’elle a eu une [traduction] « nuit de sexe » avec Ted et se plaint qu’il n’arrête pas de mettre son pénis près de son visage.

Le film contient de nombreuses autres allusions sexuelles. La mère d’Annie lui parle d’un homme qu’elle connaît qui [traduction] « a commencé à faire des pipes pour avoir du crack » et lui dit qu’elle croit que la nouvelle femme de son ex-mari [traduction] « l’accueille le soir à poil ». La cousine de Lillian, qui a trois fils, se plaint que [traduction] « il y a du sperme partout », au point qu’elle a [traduction] « fendu une couverture en deux ». Plus tard, elle se plaindra parce que son mari et elle font constamment l’amour sans jamais s’embrasser et dira qu’elle veut simplement regarder la télévision tranquillement [traduction] « sans qu’il me pénètre ». À un moment donné, Annie et ses deux colocataires britanniques discutent de la façon dont l’une d’elles devrait se prostituer pour gagner de l’argent, auquel cas elle dirait [traduction] : « Mets ta saucisse américaine dans mon McMuffin anglais. » Dans l’avion, une demoiselle d’honneur est assise à côté d’un homme qu’elle imagine appartenir à la police de l’air et n’arrête pas de lui demander s’il porte son pistolet en haut de ses fesses.

Annie a une relation sexuelle avec un officier de police nommé Rhodes. Tous deux passent la porte de la maison de Rhodes en s’embrassant passionnément, chacun essayant d’ôter les vêtements de l’autre. Rhodes porte Annie, qui a enroulé ses jambes autour de lui, dans sa chambre et ils continuent à s’embrasser passionnément au lit. Fin de la scène. Dans la scène suivante, Annie dort dans le lit de Rhodes, le corps recouvert d’un drap mais les épaules nues.

Dans une autre scène, Ted ramène Annie chez elle car sa voiture l’a lâchée et insinue qu’il voudrait une fellation en montrant son entrejambe du doigt et en l’invitant à [traduction] « un dodo sur ses genoux ».

Plus tard, Annie passe en voiture devant le policier Rhodes, essayant d’attirer son attention en criant [traduction] « J’ai les seins nus, complètement nus! » Elle a les épaules nues et se couvre les seins avec ses mains.

Le générique final est accompagné de clips d’une des demoiselles d’honneur et de son partenaire réalisant une vidéo amateur de leur relation sexuelle. Celle-ci a un immense sandwich sous-marin dans ses mains et demande à l’homme s’il est [traduction] « un ours affamé ». Puis elle soulève le pain du sandwich et demande [traduction] : « Tu vois comme ça s’ouvre bien grand? » et mange le sandwich sur le torse nu de l’homme.

LA DÉCISION

Le comité décideur anglophone a étudié les plaintes à la lumière des dispositions suivantes du Code de déontologie et du Code concernant la violence de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR) :

Code de déontologie de l’ACR, article 10 – Télédiffusion (Mise à l’horaire)

a) Les émissions à l’intention des auditoires adultes ayant du contenu sexuellement explicite ou comportant du langage grossier ou injurieux ne devront pas être diffusées avant le début de la plage des heures tardives de la soirée, plage comprise entre 21 h 00 et 6 h 00. [...]

Code de déontologie de l’ACR, article 11 – Mises en garde à l’auditoire

Pour aider les téléspectateurs à faire leurs choix d’émissions, les télédiffuseurs doivent présenter des mises en garde à l’auditoire lorsque la programmation renferme des sujets délicats ou, du contenu montrant des scènes de nudité, des scènes sexuellement explicites, du langage grossier ou injurieux ou, d’autre contenu susceptible d’offenser les téléspectateurs, et ce

a) au début de la première heure, et après chaque pause commerciale pendant la première heure, d’une émission diffusée pendant la plage des heures tardives qui renferme ce genre de contenu à l’intention des auditoires adultes, ou

b) au début, et après chaque pause commerciale, des émissions diffusées hors de la plage des heures tardives dont le contenu ne convient pas aux enfants.

Des modèles de mises en garde appropriées figurent à l’Annexe A [du code]. Il s’agit de textes suggérés. Les télédiffuseurs sont invités à adopter le genre de texte qui est le plus apte à fournir aux téléspectateurs les renseignements les plus utiles et opportuns en ce qui concerne l’émission visée.

Code de l’ACR concernant la violence, article 4.0 – Système de classification

14+ – Plus de 14 ans

Les émissions portant cette cote comportent des thèmes ou des éléments de contenu qui pourraient ne pas convenir aux téléspectateurs de moins de 14 ans. On incite fortement les parents à faire preuve de circonspection en permettant à des préadolescents ou à des enfants au début de l’adolescence de regarder ces émissions sans la surveillance d’un parent ou d’un tuteur, puisque les émissions portant cette cote pourraient présenter de façon réaliste des thèmes adultes et des problèmes de société.

Lignes directrices sur la violence

Autres lignes directrices sur le contenu

Langage : possibilité d’utilisation de jurons fréquente ou de forte intensité

Sexe/nudité : possibilité de scènes de nudité et/ou d’activité sexuelle dans le contexte du récit ou du thème

18+ - Adultes

Émissions destinées aux adultes de 18 ans et plus.

Cette cote s'applique aux émissions dont le contenu pourrait comporter des éléments ne pas convenir aux téléspectateurs de moins de 18 ans.

Lignes directrices sur la violence

Autres lignes directrices sur le contenu

Langage : possibilité de langage explicite

Sexe/nudité : possibilité de représentations explicites de sexe et/ou de nudité

Code de l’ACR concernant la violence, article 5.0 – Mises en garde à l’auditoire

5.1 Pour aider le téléspectateur à faire son choix d’émissions, les télédiffuseurs doivent présenter des mises en garde au début et pendant la première heure d’une émission diffusée pendant la plage des heures tardives qui contient des scènes de violence à l’intention d’auditoires adultes.

5.2 Les télédiffuseurs doivent diffuser des mises en garde au début et pendant la présentation d’émissions diffusées hors de la plage des heures tardives qui contiennent des scènes de violence qui ne conviennent pas aux jeunes enfants.

5.3 Des modèles de mises en garde figurent à l’annexe A [du code].

Les membres du comité décideur ont lu toute la correspondance afférente et visionné les émissions en question. Le comité conclut que la diffusion de toutes ces émissions avant 21 h contrevient à l’article 10(a) du Code de déontologie de l’ACR parce qu’elles contiennent le mot fuck et, à deux reprises, le mot cunt. Le comité pense aussi que la diffusion avant 21 h de Ramy et des films The Right Kind of Wrong et The Hangover contrevient à l’article 10(a) en raison de leur contenu sexuel pour adultes. Le comité estime que Starz 1 et 2 ont enfreint l’article 11 du Code de déontologie de l’ACR en omettant de citer le contenu à caractère sexuel de Ramy et des films The Right Kind of Wrong, The Hangover et Bridesmaids dans leurs mises en garde à l’auditoire. De plus, le comité estime que Starz 2 a enfreint l’article 5 du Code de l’ACR concernant la violence pour avoir omis de mentionner les scènes de violence dans ses mises en garde du film The Hangover. Enfin, le comité conclut que la cote 14+ convient à toutes ces diffusions.

Statut de Starz 1 & 2 et application des codes de l’ACR par le CCNR

Le comité a commencé par soupeser l’argument avancé par le télédiffuseur dans sa réponse au plaignant voulant que [traduction] « Starz est un service payant facultatif qui offre un contenu varié à ses abonnés et qui n’est, à ce titre, accessible qu’aux téléspectateurs qui en font la demande expresse avec leur forfait de télédistribution. Nous nous assurons de vérifier les heures de diffusion pour éviter de diffuser un contenu pour adultes de 18+ avant 21 h. »

Le comité croit que cet argument soulève un certain nombre de questions. Il est exact que la licence originale attribuée à Starz en 1994 concernait un service de télévision « payant » appelé TMN Moviepix, service jumeau du service payant The Movie Network (aujourd’hui Crave). Rebaptisé plusieurs fois au fil des ans, ce service a aussi été appelé Mpix et The Movie Network Encore. Son tout dernier nom, Starz, est apparu en 2018 lorsque Bell Media a négocié une entente multi-annuelle de contenu avec l’entreprise américaine Starz Inc.

Toutefois, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a émis en 2015 une nouvelle politique réglementaire (Parlons télé : Aller de l’avant – Créer une programmation canadienne captivante et diversifiée, politique réglementaire de radiodiffusion CRTC 2015-86, 12 mars 2015) dans laquelle il présente une nouvelle approche destinée à simplifier et à alléger le processus d’attribution de licence en regroupant les classes de licences de services de programmation sous trois nouvelles catégories de services : les services de base, les services facultatifs et les services sur demande. La nouvelle classe de service facultatif regroupait toutes les licences de programmation des services jusque-là dits payants ou spécialisés. Dans la décision de radiodiffusion CRTC 2017-149, le CRTC a renouvelé la licence de Starz comme service facultatif, à partir du 1er septembre 2017.

Par conséquent, Starz n’est plus un service « payant » tenu de se conformer aux règles des codes sur la télévision payante appelés Normes et pratiques en matière de programmation des services de télévision payante, de télévision à la carte et de vidéo sur demande et Normes et pratiques de la télévision payante et de la télévision à la carte concernant la violence. En tant que service facultatif, Starz doit respecter le Code de déontologie de l’ACR, le Code de l’ACR concernant la violence et le Code de l’ACR sur la représentation équitable, ainsi que les diverses exigences relatives à la plage des heures tardives en soirée énoncées dans ces codes. Dans ce cas-ci, l’exigence de la plage des heures tardives est prévue à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR qui stipule que les émissions renfermant un contenu sexuellement explicite ou du langage grossier ou injurieux pour auditoires adultes ne peuvent être diffusées que entre 21 h et 6 h.

Par ailleurs, la règle de diffusion dans la plage des heures tardives n’est pas liée à une quelconque classification. Autrement dit, même cotées 14+, les émissions doivent aussi respecter les exigences de la plage des heures tardives établies dans les codes pertinents. Contrairement à ce que prétend Starz, cette plage ne concerne pas seulement les émissions cotées 18+. En réalité, toutes les émissions, quelle soit leur classification, doivent respecter les exigences associées à cette plage.

Enfin, même si Starz était toujours licencié en tant que service payant, il aurait toujours été obligé de respecter les diverses exigences liées à la plage horaire des heures tardives des codes de la télévision payante, lesquels prévoient que cette plage va de 21 h à 6 h. Ainsi, le CCNR a conclu dans une décision précédente que le service Super Channel, qui détenait alors une licence de service de télévision payante, avait enfreint l’exigence de la plage des heures tardives établie dans les codes sur la télévision payante, notamment l’article E(1)(a) du Code concernant la programmation à la télévision payante relatif au contenu pour adulte comprenant du langage grossier et des scènes de nudité et de sexualité et l’article 3.0 du Code concernant la violence à la télévision payante.1

Starz a donc l’obligation de vérifier que ses émissions renfermant un contenu sexuel, des scènes de violence ou du langage grossier pour adultes soient diffusées dans la plage des heures tardives en soirée.

Les questions soumises au comité pour chacune de ces émissions sont présentées ci-dessous.

High Fidelity

La présence des mots fuck, cunt et autres jurons constitue-t-elle un langage grossier ou injurieux destiné aux auditoires adultes qui n’aurait dû être diffusé que après 21 h (et avant 6 h), conformément à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR?

Le CCNR a dû déterminer à plusieurs reprises ce qu’était un langage grossier ou injurieux destiné à des auditoires adultes et ne pouvant donc pas être diffusé avant la plage des heures tardives en soirée, de 21 h à 6 h. Règle générale, les mots fuck (et ses variantes) et cunt sont considérés comme « destinés aux auditoires adultes » et ne doivent pas être diffusés avant la plage des heures tardives. Cette règle générale a cependant souffert quelques exceptions.

Dans Showcase Television concernant le long métrage Destiny to Order (Décision CCNR 00/01-0715, 16 janvier 2002), le long métrage diffusé à 14 h contenait des mots tels que fuck, fucker, shit et asshole pendant toute sa durée. Le comité du CCNR a conclu que ce film diffusé avant la plage des heures tardives multipliait les mots très grossiers et était destiné à des auditoires adultes, ce qui implique qu’il aurait dû être diffusé après 21 h. De la même façon, dans WTN concernant le long métrage Wildcats (Décision CCNR 00/01-0964, 16 janvier 2002), le CCNR a conclu que la présence de mots très grossiers tels que fuck et motherfucker (même parfois, mais pas toujours, masqués par le télédiffuseur) ne respectait pas l’exigence de la plage tardive.

Dans Showcase Television concernant le long métrage Frankie Starlight (Décision CCNR 02/03-0682, 30 janvier 2004), le CCNR a examiné un film qui renfermait du langage grossier, dont le mot fucking à plusieurs reprises. Selon le comité, le film n’aurait pas être diffusé à 13 h.

Ce qu’il faut retenir, c’est que le film aurait dû être diffusé après 21 h (ou, si ce n’était pas le cas, que ces mots soient masqués ou supprimés). Cela n’a pas été le cas et sa diffusion contrevient à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR.

Le CCNR a expliqué que la règle des heures de diffusion s’appliquait également aux services facultatifs et aux services de télévision traditionnelle. Dans Bravo! concernant le long métrage RKO 281 (Décision CCNR 04/05-0584, 20 juillet 2005) le comité a conclu :

Pour faire court, le comité conclut que sa jurisprudence est claire : les multiples utilisations de mots tels que cocksucker, fuck, fucking, shit, pussy, etc. dans une émission, un film, un épisode de série ou autre constituent « du langage grossier ou injurieux à l’intention des auditoires adultes » nécessitant une diffusion après 21 h, ou si le télédiffuseur préfère, la coupure des mots offensants ou encore un moyen de les masquer. Et cette règle s’applique à tous les services de télévision générale ou spécialisée, y compris une chaîne spécialisée sur les arts comme Bravo! dont on pourrait s’attendre à ce qu’elle présente et, bien sûr, recherche des émissions d’un certain genre et d’une certaine qualité, reconnues dans des festivals et de nature non conventionnelle. Même si Bravo! et les autres services de télévision spécialisée cités dans cette décision sont tous « disponibles sur une base facultative … et ne sont pas des services de télévision gratuits offerts en direct », il n’y a actuellement aucune norme codifiée distincte établissant la différence entre les deux genres de services en ce qui concerne l’utilisation du langage grossier ou injurieux.

Dans The Comedy Network concernant South Park (Décision CCNR 09/10-1432 et -1562, 5 octobre 2010), le comité a conclu que l’utilisation répétée et cumulative de langage grossier tel que suck my balls, you have to be a dick, stupid assholes, dumb ass, asshole, you can go [bleep] yourself! et fat ass [traductions approximatives : suce mes gosses, tu dois être un con, trous de cul stupides, connard, va te faire [blip] trou de cul! et gros cul de lard) ne pouvait pas être diffusée avant la plage des heures tardives même si les mots shit et fuck (et leurs variantes) étaient masqués par un bip.

Dans plusieurs autres décisions, le CCNR a systématiquement conclu que les mots fuck (et ses variantes) et cunt ne convenaient pas à une diffusion dans une case horaire précédant la plage des heures tardives : Showcase Television concernant le long métrage Muriel's Wedding (Décision CCNR 02/03-0882, 30 janvier 2004), Bravo! concernant le long métrage Kitchen Party (Décision CCNR 03/04-0928, 15 décembre 2004), Bravo! concernant le long métrage Ordinary People (Décision CCNR 03/04-1187, 15 décembre 2004), BBC Canada concernant The F-Word (Décision CCNR 08/09-1515, 1er avril 2010), BITE TV concernant The Conventioneers (Décision CCNR 10/11-0627, 12 juillet 2011) et HIFI concernant 10 000 BC, The Mechanic et Trailer Park Boys (Décision CCNR 16/17-0474, 9 août 2017).

Bien que le CCNR n’ait pas toujours conclu que la diffusion de tels mots avant 21 h contrevenait aux codes, les circonstances propres à de telles décisions étaient exceptionnelles. Celles-ci ne sont ni présentes, ni pertinentes à la situation qui nous occupe.2

L’épisode de High Fidelity contient de nombreuses utilisations du mot fuck (et ses variantes) et un certain usage du mot cunt. Si l’utilisation de ces mots peut être assimilée à du langage parlé, le comité est cependant d’avis que leur présence dans des émissions à des cases horaires précédant la plage des heures tardives contrevient à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR. Tel qu’établi dans de précédentes décisions du CCNR, le télédiffuseur peut choisir « une diffusion après 21 h, ou si le télédiffuseur préfère, la coupure des mots offensants ou encore un moyen de les masquer ».

Ramy

Le contenu sexuel de cette émission constitue-t-il un contenu sexuellement explicite convenant à des auditoires adultes qui n’aurait dû être diffusé qu’après 21 h (et avant 6 h), conformément à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR?

À l’instar du langage grossier et injurieux, le CCNR a dû déterminer à plusieurs reprises en quoi consistait un contenu sexuellement explicite convenant à des auditoires adultes. Tous les contenus à caractère sexuel ne sont pas envisagés comme tels et plusieurs facteurs entrent dans cette évaluation.

The Comedy Network concernant un épisode de Dream On (Décision CCNR 97/98-0571, 28 juillet 1998) concernait un comédie de situation d’une demi-heure contenant entre autres des insinuations sur le sexe oral et plusieurs discussions sur le sujet, et une scène de nudité montrant un homme faisant malhabilement l’amour à une femme. Le comité a affirmé que l’émission avait, à juste titre, été diffusée après 21 h.

Le critère de nudité n’entre pas obligatoirement dans la définition de contenu sexuellement explicite destiné à des auditoires adultes. Dans Showcase Television concernant le long métrage Rats (Décision CCNR 99/00-0772, 23 août 2001), le film en question ne contenait pas d’images de nudité, mais deux scènes d’activité sexuelle. Dans la première, le protagoniste éperdu est au lit, son amie couchée sur lui. Dans la deuxième, le protagoniste est assis sur une chaise, une femme en extase à califourchon sur lui. Le comité a déclaré :

C’est l’activité sexuelle et non la nudité qui détermine si une scène est jugée « adulte » ou non. Il est évident qu’une scène peut être sexuellement explicite sans nudité et que celle-ci devrait pouvoir être accessible aux adultes, et non aux jeunes membres de la famille. Le Comité considère que la seconde scène érotique dans Rats, qui est d’une longueur d’une minute, vingt-cinq secondes, s’insère dans cette catégorie. Il ne s’agit pas simplement d’une rencontre romantique ou suggestive, mais bien d’une scène érotique, explicite, prolongée, qui atteint un point culminant. Sa diffusion à 19 h n’est donc pas de mise.

Dans Bravo! concernant le long métrage Perfect Timing (Décision CCNR 03/04-1719, 15 décembre 2004), le comité a conclu que la diffusion à 14 h d’une comédie à caractère sexuel comportant de nombreuses scènes de nudité frontale d’hommes et de femmes dans un contexte de sexualité contrevenait au code de diffusion pertinent.

… il est clair qu’étant donné la fréquence des scènes d’activité sexuelle en plus des scènes de nudité qui sont encore plus nombreuses, le film s’adresse exclusivement à un auditoire adulte. Le fait qu’on puisse le qualifier de film burlesque, plutôt que de film érotique sérieux ne change rien à cet égard.

Dans CHCH-TV (E!) concernant E!’s Wildest Spring Break Moments (Décision CCNR 08/09-1097 et -1743, 26 mai 2010), le comité a examiné un documentaire d’une heure qui réunissait des clips d’activités liées à la relâche scolaire venant des quatre coins du monde, dont de nombreuses scènes de jeunes adultes en maillot de bain ou plus ou moins nus qui buvaient de l’alcool, dansaient, participaient à toutes sortes de concours et faisaient toutes sortes de pitreries et de singeries. Beaucoup de ces concours impliquaient de la nudité ou un thème sexuel (concours de t-shirt mouillé, de lutte dans du pouding, de positions sexuelles, épreuve olympique de striptease, etc.). Les plans rapprochés de fesses et de seins nus étaient nombreux, mais la nudité était masquée par pixellisation. Entre les scènes, des humoristes commentaient les activités à l’écran de façon drôle ou sarcastique. Plusieurs de leurs remarques étaient vulgaires et lourdes d’allusions sexuelles. Par exemple [traduction] : « Oh, comme c’est romantique. Ces deux là auront sûrement leur propre pute un jour. » Le comité a conclu que cette émission n’aurait pas dû être diffusée avant la plage des heures tardives.

Il est [...] la conclusion du Comité que presque chaque séquence de cette émission d’une heure suggérait, de manière très poussée, de l’activité sexuelle. Prises collectivement, l’impression qu’elles donnaient forcément aux téléspectateurs en était une d’unions sexuelles libidineuses et tapageuses qui ont lieu au hasard. De l’avis du Comité, la diffusion de ce type d’émission ne pose pas de problème inhérent; la seule question qui se pose pour lui est celle de savoir quand on peut la diffuser.

La pixellisation de certaines images de nudité ne changeait rien au caractère sexuellement explicite de l’émission.

Le Comité tient à préciser que le fait de masquer les parties génitales par pixellisation n’a pas diminué le caractère explicite du contenu à caractère sexuel. En effet, la nudité n’est pas un problème. Comme noté plus haut, les comités du CCNR ont toujours été d’avis que la nudité en dehors d’un contexte de sexualité ne pose pas un problème. [...] Puisque les mamelons ne posent pas de problème, leur pixellisation n’est pas un moyen de contourner les conditions de mise à l’horaire. L’infraction est attribuable à la présentation, à 13 h, d’un contenu de nature uniformément sexuelle, situation qui n’est ni avantagée ni désavantagée par les éléments visuels masqués par pixellisation.

Dans Global concernant ReGenesis (« Baby Bomb ») (Décision CCNR 04/05-1996, 20 janvier 2006), le comité a examiné un épisode diffusé à 20 h d’une dramatique centrée sur les activités d’un organisme fictif créé pour enquêter sur des progrès douteux dans le domaine de la biotechnologie. La plainte concernait une scène de 16 secondes dans laquelle la fille adolescente du personnage principal tombait sur son père et sa petite amie faisant l’amour. La caméra montrait le dos nu d’une femme à cheval sur un homme, puis la femme de face, se couvrant la poitrine avec les mains tandis que l’homme la repousse. Si le comité n’a pas conclu à une infraction, il a néanmoins précisé la position du CCNR concernant les émissions contenant des scènes d’activité sexuelle en lien avec l’émission en question.

Sur cette question, les comités du CCNR ont établi une série de précédents très clairs qui sont donc relativement faciles à suivre même si leur application n’a rien de scientifique ou de mathématique. Le principe de base est qu’il n’y a pas de difficulté inhérente à présenter des activités sexuelles saines à la télévision. À quel moment le problème se pose-t-il? La réponse tient à deux éléments : l’heure de diffusion et la nature de l’activité à l’écran.

Commençons par le critère mathématique de l’heure. Avant la plage des heures tardives (de 21 h à 6 h), le CCNR estime qu’il est inapproprié de montrer des activités sexuelles destinées à des esprits et à des yeux adultes. [...] Il peut toujours y avoir des émissions pendant cette période que certains parents ne voudront pas que leurs familles écoutent […], mais cela ne sera pas attribuable à son contenu orienté exclusivement vers les adultes. Et même pendant la période avant le début de la plage des heures tardives, les télédiffuseurs avertissent leurs auditoires de ce à quoi s’attendre.

[…]

Que constitue alors la nature d’un contenu sexuel destiné à des adultes? La réponse fait intervenir deux critères : le caractère explicite et l’intensité.

Tentant de définir l’explicite par opposition au suggestif, le comité a longuement réfléchi aux discussions des membres de la famille Kardashian dans E! concernant Keeping Up with the Kardashians (« We’re Having a Baby ») (Décision CCNR 13/14-0242, 20 février 2014). L’épisode diffusé à 16 h enchaînait des discussions sur le sexe anal qui contenaient de nombreux euphémismes tels que back door [porte arrière], back-dooring it, « Knock, knock. Who’s there? It’s my penis knocking on your back door » [Toc, toc, qui est là? C’est mon pénis qui frappe à ta porte arrière]. De plus, l’une des sœurs Kardashian a laissé entendre qu’elle pratiquait du sexe anal sur son partenaire avec un godemiché et dit [traduction] « Je vais d’abord y aller tranquillement, et puis d’un coup sec [claquant la langue et faisant mine d’enfoncer son poing]. Je vais l’enfoncer. » De l’avis du comité, le commentaire était plus suggestif qu’explicite.

Pour ce qui est de l’épisode de Ramy, le comité conclut que les scènes de nature sexuelle représentent un contenu sexuellement explicite pour auditoires adultes qui aurait dû être diffusé après 21 h (et avant 6 h), conformément à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR.

L’épisode compte deux scènes à caractère sexuel. La première est celle de Chloe et Ramy et du condom; la seconde, celle de Ramy et de Nour dans la voiture. Les deux sont décrites plus en détail ci-dessus et dans l’annexe B de cette décision.

Le comité comprend que l’émission se veut artistique et comique et qu’elle tente d’aborder des enjeux sociétaux très avant-gardistes de façon intelligente et respectueuse des cultures.

Toutefois, les précédents du CCNR sont clairs. Il n’est pas nécessaire de présenter des scènes de nudité pour conclure à un contenu sexuellement explicite destiné à des auditoires adultes. Si la scène de la voiture ne comprend pas de nudité, elle comporte cependant des références claires et explicites au sexe et à l’asphyxie érotique, une pratique définitivement destinée à des auditoires adultes. Le sujet n’est pas simplement délicat et réservé à des adultes. Ici, la nature de la pratique est essentielle et la description de l’asphyxie érotique, même si elle se veut traitée de façon légère, ne devrait être présentée qu’à des heures où les enfants ne sont pas censés regarder la télévision.

La présence des mots fuck ou autres jurons constitue-t-elle un langage grossier ou injurieux destiné à des auditoires adultes qui n’aurait dû être diffusé que après 21 h (et avant 6 h), conformément à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR?

L’épisode de Ramy multiplie les utilisations du mot fuck (et ses variantes). Si l’utilisation de tels mots peut parfois être assimilée à du langage parlé, le comité croit cependant que leur diffusion avant la plage des heures tardives contrevient à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR. Tel qu’énoncé dans de précédentes décisions du CCNR, le télédiffuseur peut choisir « une diffusion après 21 h ou, si le télédiffuseur préfère, la coupure des mots offensants ou encore un moyen de les masquer ».

Le fait de ne pas avoir mentionné le contenu de nature sexuelle dans la mise en garde à l’auditoire contrevient-il à l’article 11 du Code de déontologie de l’ACR?

Starz 1 et 2 ont diffusé des mises en garde à l’auditoire sous une forme auditive et visuelle au début de chaque diffusion dont aucune, y compris l’épisode de Ramy, ne comportait d’annonces publicitaires. D’après le comité, les modes de présentation et la fréquence des mises en garde respectent les dispositions du code pertinent.

Pour ce qui est de la formulation des mises en garde, il faut rappeler que celles-ci, pour être conformes, doivent donner des renseignements précis et détaillés sur le contenu des émissions. La conformité des mises en garde a fait l’objet d’une foule de précédents du CCNR. Les éléments essentiels d’une mise en garde conforme sont précisés dans les précédents ci-dessous.

Dans Showcase Television concernant le long métrage Rats (Décision CCNR 99/00-0772, 23 août 2001), le film était précédé d’un avertissement présenté sous forme auditive et visuelle indiquant [traduction] : « Cette émission contient du langage grossier et des scènes de nudité. Pour auditoire averti. » Le comité en est venu à la conclusion que cet avertissement avait été mal formulé et qu’il contrevenait au code pertinent en ne décrivant pas fidèlement le contenu du film qui, s’il ne comprenait pas de nudité, contenait en revanche des scènes d’activité sexuelle, des sujets délicats réservés à des adultes et des scènes troublantes exigeant une mise en garde à l’auditoire. Les avertissements qui suivaient les pauses publicitaires étaient encore plus fautifs car ils ne donnaient pas « les raisons pour lesquelles les téléspectateurs pourraient choisir de preuve de discernement ».

Les critères d’une mise en garde complète et conforme sont détaillés dans The Comedy Network concernant un épisode de Gutterball Alley (Décision CCNR 01/02-0450 et -0481, 13 septembre 2002). L’émission était un jeu-questionnaire peu ordinaire où les concurrents devaient faire différentes choses ou répondre à des quiz pour gagner des boules de quilles qu’ils lançaient ensuite sur une piste de quilles pour remporter des prix en argent. La majorité de ces trucs et quiz comportait un aspect ou un élément sexuel. Diffusée à 21 h 30, l’émission était accompagnée d’une seule mise en garde, présentée au début, qui avertissait de [traduction] « sujets délicats ». Le comité a fourni les éclaircissements suivants sur l’objectif des mises en garde à l’auditoire et sur les attentes à cet égard :

Les mises en garde à l’auditoire diffèrent légèrement des questions se rapportant à la classification. Elles sont plus larges et descriptives (et elles ont été, en fonction de décisions rendues par le CCNR, exigées dans le cas d’émissions renfermant des scènes de tous les genres qui sont destinées à un auditoire adulte). Ce qu’elles fournissent aux téléspectateurs va au-delà d’une seule catégorie passe-partout pour les niveaux de langage grossier, de violence, de nudité et de contenu à caractère sexuel. À l’aide de mots descriptifs, elles avisent les téléspectateurs du genre de contenu auquel ils peuvent s’attendre dans une émission qui est sur le point d’être diffusée ou qui passe actuellement à l’écran. Dans le cas en question, le télédiffuseur avait l’obligation de prévenir l’auditoire que l’émission comprenait du langage grossier. Il ne l’a fait qu’une seule fois, au début de l’émission, puis il s’est borné à mentionner des [traduction] « sujets délicats ». La mise en garde ne faisait aucunement référence à un langage grossier. De plus, elle n’a jamais été présentée après les pauses publicitaires.

Les mises en garde doivent donner un portrait complet des émissions. Dans Showcase Television concernant le long métrage Frankie Starlight (Décision CCNR 02/03-0682, 30 janvier 2004), le comité a conclu que celle qui accompagnait un film contenant le mot fuck n’était pas appropriée. L’importance qu’accordent tous les comités du CCNR aux mises en garde à l’auditoire a été expliquée comme suit :

Pour accorder toute la souplesse de radiodiffusion que suppose la liberté d’expression, il faut, d’un simple point de vue d’équité des auditoires, atteindre un certain équilibre. Cet équilibre tient en partie à la définition et à l’application de normes, mais aussi aux renseignements fournis à l’auditoire et qui sont généralement de deux ordres : l’icône de classification et la mise en garde à l’auditoire. Le premier indique le genre de contenu sans toutefois le décrire, et il est arbitrairement attribué à des groupes en fonction de l’âge, et le second propose un texte descriptif plus élaboré qui détaille le type de contenu. L’icône et la mise en garde se complètent pour donner un portrait complet du contenu des émissions, permettant ainsi aux téléspectateurs de choisir de façon éclairée les émissions qu’ils veulent voir ou ne pas voir.

Concluant à une infraction au code pertinent, le comité a déclaré :

Compte tenu du langage manifestement grossier de Frankie Starlight, le comité ne comprend pas pourquoi Showcase Television a même pu négliger de mentionner la question dans sa mise en garde qui s’en tient uniquement aux aspects de la sexualité et de la nudité. Pour être utiles aux auditoires auxquelles elles sont destinées, les mises en garde sont généralement et doivent être appropriées au contenu des émissions. Par conséquent, l’absence de mention de langage grossier dans une mise en garde fait du tort aux téléspectateurs et constitue une infraction à l’article 11 du Code de déontologie de l’ACR.

Une mise en garde peut être longue, mais elle ne doit négliger aucun élément susceptible de choquer. Dans Bravo! concernant le long métrage Perfect Timing (Décision CCNR 03/04-1719, 15 décembre 2004), le comité a examiné la diffusion à 14 h d’une comédie à caractère sexuel comportant de nombreuses utilisations du mot fuck et de nombreuses scènes de nudité frontale d’hommes et de femmes dans un contexte de sexualité. La mise en garde avertissait l’auditoire [traduction] « de nudité, de langage grossier et de sujets délicats ». Le comité a constaté une infraction à l’article 11 du Code de déontologie de l’ACR parce que les mises en garde avaient omis de mentionner les scènes d’activité sexuelle.

La mise en garde, qui comprend en principe autant de mots que souhaité, peut être circonspecte ou aller plus loin, mais elle ne doit pas omettre la mention de ce qui risque d’être offensant. Elle peut avoir une approche conservatrice et en dire plus que nécessaire, mais elle ne peut omettre aucun élément susceptible de choquer. Et dans ce cas-ci cette omission est évidente. [...] on ne fait aucune allusion à l’aspect que certains téléspectateurs considèrent le plus offensant, à savoir du contenu sexuellement explicite.

Le but des mises en garde est de renseigner les téléspectateurs de façon à leur permettre de choisir de façon informée les émissions qu’ils voudront, ou non, regarder. Dans The Comedy Network concernant South Park (Décision CCNR 09/10-1432 et -1562, 5 octobre 2010), le comité a conclu à une infraction parce que les mises en garde omettaient de mentionner précisément le contenu sexuel et les scènes de violence.

Toutefois, les règles sur les mises en garde à l’auditoire exigent plus que le respect des exigences en matière de format et de fréquence. Si les exigences concernant le contenu de la mise en garde ne sont pas respectées, ce moyen d’informer le téléspectateur a très peu de valeur. Après tout, les mises en garde à l’auditoire (et les icônes de classification) ont pour but de renseigner suffisamment l’auditoire sur une émission pour que n’importe quel téléspectateur puisse faire un choix éclairé quant à sa décision de la regarder ou non. La mise en garde à l’auditoire ne devrait pas non plus être considérée uniquement un outil permettant aux parents de choisir les émissions qui conviennent à leurs enfants; elle aide les adultes à faire des choix appropriés quant aux émissions qu’ils regarderont eux-mêmes.

De plus, l’utilisation d’expressions ou de mots fourre-tout tels que « nudité » et « sujets délicats » n’englobent pas le « contenu sexuel ». Dans CITY-DT concernant The Long Weekend (Décision CCNR 13/14-0046, 5 février 2014), le comité, lorsqu’il a conclu à une infraction du code pertinent, a déclaré :

Des termes vagues comme « sujets délicats » ou « contenu pour adultes », bien qu’ils puissent se justifier à l’occasion, ne devraient pas servir de passe-partout pour englober tous les genres de contenu à risque. Un télédiffuseur doit plutôt préciser si l’émission contient des scènes de nudité, de violence, de langage grossier ou d’activité sexuelle. Ce sont des détails qui renseignent mieux le téléspectateur. [...]

Dans l’épisode de Ramy, la mise en garde présentée sous forme auditive et visuelle indiquait [traduction] : « Cette émission est cotée 14+ et contient du langage grossier et des sujets délicats. Pour auditoire averti. » Les précédents du CCNR sont clairs. Pour être conformes, les mises en garde doivent détailler tous les éléments d’une émission, sans rien omettre, afin de donner le plus de renseignements possibles sur son contenu. Dans ce cas-ci, le télédiffuseur a utilisé une expression fourre-tout, « sujets délicats », ce qui est insuffisant. L’épisode comportait un contenu à caractère sexuel que le comité a jugé explicite et destiné à un auditoire exclusivement adulte. Les téléspectateurs qui veulent faire des choix éclairés doivent savoir à quoi s’attendre. Ici, le fait que la mise en garde ne mentionne pas de contenu de nature sexuelle contrevient à l’article 11 du Code de déontologie de l’ACR.

La classification 14+ convient-elle à cet épisode de Ramy?

Starz 1 a coté l’épisode 14+ conformément au système du Groupe d’action sur la violence à la télévision (GAVT). Le système GAVT dont se servent les télédiffuseurs canadiens de langue anglaise est entièrement distinct des systèmes de classification qu’utilisent la plupart des provinces du Canada ou les États-Unis pour attribuer une cote aux films qui sortent en salles. Ces systèmes ne se prêtent pas à des comparaisons directes. Par ailleurs, les entreprises de distribution de radiodiffusion (fournisseurs de télévision par câble, par satellite et par protocole internet) n’utilisent pas tous le système GAVT. Plusieurs utilisent le système américain. Autrement dit, l’icône GAVT que les téléspectateurs voient à l’écran ne correspond pas toujours à ce qu’ils peuvent lire dans leurs guides de programmation à l’écran. Quoi qu’il en soit, le CCNR peut seulement évaluer le classement GAVT fourni par le télédiffuseur.

Les descriptifs des niveaux de classification 14+ et 18+ GAVT sont présentés plus haut. Dans le système GAVT, le groupe d’âge de l’auditoire pour chaque catégorie est cité à titre purement indicatif. Un classement de 14+ pour une émission ne signifie pas que tous les adolescents de 14 ans et plus peuvent la regarder sans être le moins du monde troublés. Les parents sont les mieux placés pour évaluer le niveau de tolérance de leurs propres enfants.

Toutes les catégories prévoient une certaine échelle de variation pour chacun des critères. Autrement dit, il y aura des émissions classées 14+ qui se rapprocheront d’un classement PG et d’autres qui frôleront celui de 18+.

Il faut noter qu’il n’y a pas forcément de lien direct entre une classification vue à la lumière de l’article 4.0 du Code de l’ACR concernant la violence et les horaires des émissions conformément à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR. Autrement dit, une émission qui contiendrait des scènes pour adultes seulement et qui devrait donc obligatoirement être diffusée après 21 h peut, malgré tout, se voir légitimement attribuer une classification GAVT 14+.

Par ailleurs, la classification 18+ GAVT n’est pas nécessairement requise en vertu de l’article 4.0 du Code de l’ACR concernant la violence même si l’émission doit être diffusée dans la plage des heures tardives, après 21 h, conformément à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR. D’une façon générale, le CCNR n’exige la cote 18+ que si l’émission combine des scènes de violence et de sexualité et du langage grossier pour adultes seulement, ou encore de multiples scènes explicites de violence ou de sexualité.

Plusieurs décisions du CCNR se sont penchées sur la classification 14+ attribuée à des émissions. Dans Showcase concernant le long métrage Rats (Décision CCNR 99/00-0772, 23 août 2001), le comité explique que la classification PG admet la « possibilité d’allusions ou de contenu sexuels restreints et discrets » mais qu’une longue scène dans laquelle le protagoniste se fait chevaucher par une femme et où les deux participants se démènent jusqu’au paroxysme était loin d’être « discrète ». Il a décidé qu’une classification de 14+, qui permet l’« activité sexuelle dans le contexte du récit ou du thème », aurait été la classification appropriée.

Dans Showcase Television concernant le film Police 10-07 (Décision CCNR 00/01-0613, 16 janvier 2002), le comité a examiné un film concernant le meurtre en série d’homosexuels par une pratique appelée étranglement érotique. Le film, qui renfermait des scènes menaçantes, quelques scènes d’action violentes et d’autres qui montraient les résultats d’actes criminels survenus plus tôt, avait été classé 14+. Le comité a conclu que c’était la classification appropriée puisque cette catégorie permet « des thèmes adultes et des problèmes de société »; « la violence [comme] l’un des éléments dominants du scénario »; et des « scènes intenses de violence ».

Dans WTN concernant le long métrage Wildcats (Décision CCNR 00/01-0964, 16 janvier 2002), un film contenant deux brèves scènes de nudité masculine et féminine ainsi que de nombreuses répétitions des mots fuck, motherfucker, shit et autres expressions grossières a été correctement coté 14+, selon le comité du CCNR.

Dans BITE TV concernant The Conventioneers (Décision CCNR 10/11-0627, 12 juillet 2011), un épisode d’une émission dont les animateurs explorent le circuit des foires commerciales et des congrès avec des commentaires humoristiques souvent teintés de connotations sexuelles, le comité a conclu que le télédiffuseur aurait dû présenter l’icône 14+.

Pour ce qui est du niveau de classification requis, le Comité note qu’il y avait plusieurs exemples de langage grossier de forte intensité […] et il considère que la classification 14+, laquelle envisage qu’il y a, dans l’émission classifiée, la « possibilité d’utilisation de jurons fréquente ou de forte intensité » serait le niveau de classification approprié. Même s’il n’y avait pas de « scènes » d’activité sexuelle comme le prévoit la classification 14+, le Comité estime que les descriptions à caractère sexuel [...] font aisément partie « des éléments de contenu qui pourraient ne pas convenir aux téléspectateurs de moins de 14 ans », tel que le stipule le descriptif pour ce niveau de classification.

Dans Much concernant Workaholics (« Dorm Daze ») (Décision CCNR 15/16-0515, 1er juin 2016), le comité a examiné une émission comique racontant la vie de trois jeunes décrocheurs qui habitent et travaillent ensemble pour décider si l’émission devait être cotée 14+ ou 18+. L’émission comprenait un cas non censuré du mot anglais fuck, de constantes références à des activités sexuelles, généralement en termes vulgaires. En ce qui concerne la classification de 14+, le comité a déclaré que « l’alternance constante de contenu suggestif et de thèmes ouvertement sexuels place cet épisode [...] à la limite de la catégorie 18+, mais que l’absence de représentations explicites de sexe fait légèrement pencher la balance en faveur de la catégorie 14+ ».

Dans CITY-DT concernant The Long Weekend (Décision CCNR 13/14-0046, 5 février 2014), le comité a étudié une comédie osée à propos de deux frères à la recherche de femmes avec qui s’offrir du plaisir. Il y avait de nombreuses scènes d’activité sexuelle explicite ou de références vulgaires à des actes sexuels et aux attraits féminins. Dans une scène, par exemple, une femme aperçoit du sperme qui coule sur sa jambe, y passe le doigt et l’avale avec une satisfaction évidente, et dans une autre, l’un des frères fait les commentaires suivants en regardant la photo d’une femme [traduction] : « Comment t’aimerais voir ça s’enrouler autour de ta bite [have that wrapped around your cock], hein? Ah, une vraie petite cochonne [dirty, dirty] ! Mais je lui ferais bien la job [I’d do her] ». Le télédiffuseur avait diffusé une icône de 14+, mais a reconnu qu’il aurait dû coter le film 18+. Le comité s’est dit d’accord avec le télédiffuseur et il a constaté une infraction à l’article 4.0 du Code de l’ACR concernant la violence au motif suivant :

L’icône affichée au début de l’émission indiquait la classification 14+. Le télédiffuseur a admis lui-même que le niveau de classification était erroné et que le film aurait dû être classé 18+. Le Comité reconnaît que la classification plus restrictive s’imposait. Alors que la définition de 14+ admet l’« utilisation de jurons fréquente ou de forte intensité » et des « scènes de nudité et/ou d’activité sexuelle », celle de 18+ utilise des termes plus forts tels que « langage explicite » et « représentations explicites de sexe et/ou de nudité ».

Il ne fait aucun doute dans l’esprit du Comité que le langage et les scènes de sexe étaient « explicites » dans The Long Weekend. En fait, presque toutes les scènes de ce film comportaient ou bien la représentation d’une activité sexuelle ou bien la description vulgaire et détaillée d’une activité sexuelle. La quantité d’images explicites, sans compter le ton du film dans son ensemble, commande une classification de 18+ pour The Long Weekend.

Le comité note que l’épisode de Ramy dont il est question ici multiplie les utilisations de langage grossier et comprend deux scènes à caractère sexuel. La question est donc de savoir si la classification 14+ est fautive à cause de la scène où une femme exige une gratification sexuelle faisant appel à une asphyxie érotique. Ce segment aurait-il dû être coté 18+? Le comité a conclu à un contenu sexuellement explicite impliquant donc une diffusion dans la plage des heures tardives. Toutefois, tel que noté plus haut, le respect de la règle de la plage des heures tardives en vertu des dispositions du code pertinent ne signifie pas forcément qu’une émission doive être cotée 18+. Les émissions cotées 18+ doivent présenter un contenu qui ne convient pas aux téléspectateurs de moins de 18 ans soit parce qu’il y a une possibilité de langage explicite, soit parce qu’il y a une possibilité de représentations explicites de sexe et/ou de nudité.

Les décisions du CCNR laissent une grande latitude à la classification 14+. Pour une émission sur une enquête concernant des meurtres en série par asphyxie érotique de jeunes homosexuels masculins, il a estimé que celle-ci avait, à juste titre, été cotée 14+. Quant à la ligne de séparation entre 14+ et 18+, le CCNR a déjà dit, tel que noté plus haut, qu’une émission comprenant de lourdes insinuations à caractère sexuel et un thème ouvertement sexuel, mais pas de scènes d’activité sexuelle, pouvait être cotée 14+.

La scène d’asphyxie érotique ne comporte pas d’images de nudité et le comité reconnaît qu’elle s’inscrit dans l’intrigue et dans l’évolution du personnage au sens où la rencontre entre Nour et Ramy incite ce dernier à remettre en question ses stéréotypes sur les femmes musulmanes. L’épisode entier aborde les conflits de Ramy de façon réaliste et réfléchie. Bien que la scène présente une forme de gratification sexuelle moins conventionnelle et soulève des enjeux de consentement et de dénigrement, les précédents du CCNR précisent clairement que la cote 18+ n’est obligatoire que si l’émission entière contient des représentations de véritables activités sexuelles ou des descriptions vulgaires et détaillées d’un acte sexuel. Il faut donc qu’une émission renferme une grande quantité de contenu sexuellement explicite et qu’elle soit dans l’ensemble de nature sexuelle pour être cotée 18+. Dans le cas présent, il n’y a pas d’achèvement de l’acte sexuel et le segment sur l’étouffement n’est qu’une petite partie du scénario de l’épisode. Bien que le comité estime que la présentation d’un acte sexuel troublant (asphyxie érotique) et d’enjeux de consentement et de dénigrement rapprochent cet épisode très près d’une classification 18+, il croit cependant que celui-ci penche du côté 14+ de la ligne de séparation entre 14+ et 18+ et que la classification 14+ suffit.

De plus, le comité ayant conclu que l’épisode aurait dû être diffusé dans la plage des heures tardives, avec une mise en garde appropriée mentionnant un contenu à caractère sexuel, les téléspectateurs auront les outils nécessaires et appropriés pour décider s’ils veulent ou non regarder l’émission. Surtout, cette décision signifie que l’émission aurait été diffusée à une case horaire réservée à des adultes.

The Right Kind of Wrong

Le contenu sexuel de cette émission représente-t-il un contenu sexuellement explicite réservé à des adultes qui aurait dû être diffusé après 21 h (et avant 6 h), conformément à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR?

Plusieurs scènes de ce film présentent un contenu à caractère sexuel, notamment le cunnilingus fait à une femme vue les seins nus, la conversation plus tardive des deux mêmes personnages où la femme décrit l’acte sexuel avec des expressions argotiques, l’exposition d’art réunissant des scènes intimes et des gros plans sur des organes génitaux masculins, la relation sexuelle dans la réserve d’une galerie d’art et les scènes intimes des deux personnages principaux dans la montagne. Les scènes sont décrites plus en détail ci-dessus et à l’annexe B de cette décision.

Le comité pense que les scènes de relations sexuelles sont explicites dans la mesure où l’acte sexuel est évident, ce qui est le cas du cunnilingus et des images dans la montagne, et qu’elles auraient dû être diffusées dans la plage des heures tardives en soirée. Par conséquent, la diffusion d’un film contenant de telles scènes à une case horaire de l’après-midi contrevient à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR.

De plus, le film contient de nombreuses discussions trop délicates sur le sexe pour être diffusées en milieu d’après-midi. Bien que celles-ci ne contreviennent pas à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR, leur présence devrait donner à réfléchir sur les cases horaires appropriées à la diffusion d’un tel film.

La présence du mot fuck et autres jurons constitue-t-elle un langage grossier ou injurieux convenant seulement à des adultes qui ne devrait être diffusé que après 21 h (et avant 6 h), conformément à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR?

Dans The Right Kind of Wrong, le mot fuck revient à quelques reprises. Le comité estime que sa présence avant la plage des heures tardives contrevient à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR. Tel qu’énoncé dans des décisions précédentes du CCNR, le télédiffuseur peut choisir « une diffusion après 21 h, ou si le télédiffuseur préfère, la coupure des mots offensants ou encore un moyen de les masquer ».

Le fait de ne pas avoir fait mention d’un contenu à caractère sexuel dans la mise en garde à l’auditoire représente-t-il une infraction à l’article 11 du Code de déontologie de l’ACR?

Présentée sous une forme auditive et visuelle, la mise en garde du film The Right Kind of Wrong indiquait [traduction] : « Cette émission est cotée 14+ et contient des scènes de violence, du langage grossier, de la nudité et des sujets délicats. Pour auditoire averti. » Les précédents du CCNR sont clairs. Pour être conformes, les mises en garde doivent détailler tous les éléments d’une émission afin de donner le plus de renseignements possibles sur leur contenu. Dans ce cas-ci, le télédiffuseur a utilisé des termes fourre-tout tels que « sujets délicats » et « nudité », ce qui est insuffisant. Le film comportait un contenu à caractère sexuel que le comité a jugé explicite et destiné à un auditoire exclusivement adulte. Les téléspectateurs qui veulent faire des choix éclairés doivent savoir à quoi s’attendre. Ici, l’omission de « contenu de nature sexuelle » dans la mise en garde contrevient à l’article 11 du Code de déontologie de l’ACR.

La classification 14+ du film The Right Kind of Wrong est-elle appropriée?

Compte tenu des circonstances, le comité pense que la classification 14+ est appropriée. Bien que le film comporte deux scènes de nature sexuelle et du langage grossier exigeant qu’il soit diffusé dans la plage des heures tardives, ces scènes ainsi que la nudité et le langage grossier cadrent avec le contexte et avec le récit du film et concordent avec la définition d’un contenu pour 14+.

The Hangover

Le contenu sexuel de cette émission représente-t-il un contenu sexuellement explicite réservé à des adultes qui aurait dû être diffusé après 21 h (et avant 6 h), conformément à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR?

Plusieurs scènes de ce film présentent un contenu à caractère sexuel. Ce contenu, qui fait généralement partie du scénario, consiste surtout en des insinuations verbales et des gestes grossiers. Il ne devient explicite qu’à la toute fin du film, lorsque défile le générique et les photos de l’enterrement de vie de garçon, notamment la fellation. Les scènes en question sont décrites plus en détail ci-dessus et à l’annexe annexe B de cette décision.

Le comité estime que les photos des diverses relations sexuelles sont explicites et qu’elles n’auraient pas dû être diffusées avant la plage des heures tardives. La diffusion de ces scènes en milieu de journée constitue donc une infraction à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR.

La présence du mot fuck et autres jurons constitue-t-elle un langage grossier ou injurieux convenant seulement à des adultes qui ne devrait être diffusé que après 21 h (et avant 6 h), conformément à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR?

The Hangover regorge les utilisations de langage grossier et injurieux. De nombreuses variantes du mot fuck reviennent en permanence dans ce film et au moins une, ou plus, apparaît dans presque chaque scène. Le film raconte une fin de semaine grivoise et graveleuse de fête d'enterrement de vie de garçon à Las Vegas. En conséquence, le langage grossier et injurieux utilisé tout le long du film convient à la trame narrative. Malgré tout, le comité pense que la diffusion de ces mots avant la plage des heures tardives contrevient à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR. Tel qu’énoncé dans de précédentes décisions du CCNR, le télédiffuseur peut choisir « une diffusion après 21 h, ou si le télédiffuseur préfère, la coupure des mots offensants ou encore un moyen de les masquer ».

Le fait de ne pas avoir fait mention d’un contenu à caractère sexuel dans la mise en garde représente-t-il une infraction à l’article 11 du Code de déontologie de l’ACR?

Présentée sous forme auditive et visuelle, la mise en garde du film The Hangover indiquait [traduction] : « Cette émission est cotée 14+ et contient du langage grossier, de la nudité et des sujets délicats. Pour auditoire averti. » Les précédents du CCNR sont clairs. Pour être conformes, les mises en garde doivent détailler tous les éléments d’une émission pour donner le plus de renseignements possibles sur son contenu. Dans ce cas-ci, le télédiffuseur a utilisé des termes fourre-tout tels que « sujets délicats » et « nudité », ce qui est insuffisant. Le film comportait un contenu à caractère sexuel que le comité a jugé explicite et destiné à un auditoire exclusivement adulte. Les téléspectateurs qui veulent faire des choix éclairés doivent savoir à quoi s’attendre. Ici, l’omission de « contenu de nature sexuelle » dans la mise en garde contrevient à l’article 11 du Code de déontologie de l’ACR.

Le fait de ne pas avoir fait mention de violence dans la mise en garde représente-t-il une infraction à l’article 11 du Code de déontologie de l’ACR?

Tel que noté ci-dessus, la mise en garde indiquait [traduction] : « Cette émission est cotée 14+ et contient du langage grossier, de la nudité et des sujets délicats. Pour auditoire averti. » Le film renferme plusieurs scènes violentes, notamment celle d’un des principaux personnages la bouche pleine de sang à cause d’une dent manquante, celle d’un autre roulant en voiture sur le pied d’un homme armé d’un pistolet qui tire alors sur un autre personnage, celle d’une fille qui vise la région génitale d’un des principaux personnages avec un pistolet électrique pour le paralyser et celle d’un homme nu sautant sur un des principaux personnages masculins armé d’un pied-de-biche, prêt pour un violent combat.

Ces scènes violentes ne sont pas suffisamment sanglantes ou explicites pour exiger qu’elles soient diffusées dans la plage des heures tardives, mais elles sont suffisamment inappropriées à des enfants pour nécessiter une mise en garde conformément à l’article 5.2 du Code de l’ACR concernant la violence.

Tel que noté plus haut, pour être conformes, les mises en garde doivent détailler tous les éléments d’une émission afin de donner le plus de renseignements possibles sur son contenu. Dans ce cas-ci, le télédiffuseur a utilisé des termes fourre-tout tels que « sujets délicats » et « nudité », ce qui est insuffisant. Le film comportait des scènes violentes. Les téléspectateurs qui veulent faire des choix éclairés doivent savoir à quoi s’attendre. Ici, le fait que l’omission de « violence » dans la mise en garde contrevient à l’article 5.0 du Code de l’ACR concernant la violence.

La classification 14+ du film The Hangover est-elle appropriée?

Compte tenu des circonstances, le comité croit que la classification 14+ est appropriée. Bien que le film comporte des scènes de nature sexuelle et du langage grossier exigeant qu’il soit diffusé dans la plage des heures tardives en soirée, ces scènes ainsi que la nudité et le langage grossier cadrent avec le contexte et avec le récit du film et concordent avec la définition d’un contenu pour 14+.

Bridesmaids

Le contenu sexuel de cette émission représente-t-il un contenu sexuellement explicite réservé à des adultes qui aurait dû être diffusé après 21 h (et avant 6 h), conformément à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR?

Le comité pense que le contenu de nature sexuelle de ce film n’est pas explicite et ne vise donc pas un auditoire adulte. Il est présenté avec humour et n’est pas explicite en soi. Il suit le fil narratif du film et concorde avec la nature comique de l’intrigue.

La présence du mot fuck (et ses variantes), cunt et autres jurons constitue-t-elle un langage grossier ou injurieux convenant seulement à des adultes qui ne devrait être diffusé que après 21 h (et avant 6 h), conformément à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR?

Bridesmaids utilise souvent le mot fuck (et ses variantes) et le mot cunt. Le film raconte les petites manies de demoiselles d’honneur rivales et l’extrême nervosité de la future mariée, et le langage grossier et injurieux du film est donc assorti à l’intrigue. Malgré tout, le comité pense que la diffusion d’un tel langage avant la plage des heures tardives contrevient à l’article 10 du Code de déontologie de l’ACR. Tel que noté dans de précédentes décisions du CCNR, le télédiffuseur peut choisir « une diffusion après 21 h, ou si le télédiffuseur préfère, la coupure des mots offensants ou encore un moyen de les masquer ».

Le fait de ne pas avoir fait mention d’un contenu à caractère sexuel dans la mise en garde représente-t-il une infraction à l’article 11 du Code de déontologie de l’ACR?

Présentée sous forme auditive et visuelle, la mise en garde du film Bridesmaids indiquait [traduction] : « Cette émission est cotée 14+ et contient du langage grossier et des sujets délicats. Pour auditoire averti. » Les précédents du CCNR sont clairs. Pour être conformes, les mises en garde doivent détailler tous les éléments d’une émission afin de donner le plus de renseignements possibles sur son contenu. Dans ce cas-ci, le télédiffuseur a utilisé des termes fourre-tout tels que « sujets délicats », ce qui est insuffisant. Le film avait un contenu à caractère sexuel. S’il n’était pas suffisamment explicite pour être diffusé à la plage horaire des heures tardives, il était suffisamment inapproprié à des enfants pour nécessiter une mise en garde conformément à l’article 11(b) du Code de déontologie de l’ACR. Les téléspectateurs qui veulent faire des choix éclairés doivent savoir à quoi s’attendre. Ici, l’omission de « contenu de nature sexuelle » dans la mise en garde contrevient à l’article 11 du Code de déontologie de l’ACR.

La classification 14+ du film Bridesmaid est-elle appropriée?

Compte tenu des circonstances, le comité croit que la classification 14+ est appropriée. Le film comporte des scènes de nature sexuelle et du langage grossier qui cadrent avec le contexte et avec le récit du film et qui concordent avec la définition d’un contenu pour 14+.

Réceptivité du télédiffuseur

Dans toutes les décisions rendues par le CCNR, ses comités évaluent dans quelle mesure le radiodiffuseur s’est montré réceptif envers le plaignant. Bien que le radiodiffuseur ne soit certes pas obligé de partager l’opinion du plaignant, sa réponse doit être courtoise, réfléchie et complète. Dans la présente affaire, Starz a envoyé deux réponses presque identiques au plaignant, expliquant la nature de ses chaînes et son point de vue sur le contenu ainsi que sur les classifications et sur les mises en garde qu’il avait fournies. Ce télédiffuseur ayant rempli son obligation de se montrer réceptif, il n’y a pas lieu d’en exiger davantage de sa part, sauf pour l’annonce de cette décision.

Annonce de la décision

Starz 1 est tenu : 1) de faire connaître la présente décision selon les conditions suivantes, en format audio et vidéo : une fois pendant les heures de grande écoute, dans un délai de trois jours suivant sa publication, et une autre fois dans un délai de sept jours suivant sa publication, dans le même créneau horaire que High Fidelity, une autre fois dans le même créneau horaire que Ramy, et une autre fois dans le même créneau horaire que The Right Kind of Wrong, mais pas le même jour que la première annonce, 2) de faire parvenir au plaignant qui a présenté la demande de décision, dans les quatorze jours suivant la diffusion des quatre annonces, une confirmation écrite de son exécution et 3) au même moment, de faire parvenir au CCNR copies de cette confirmation accompagnée des fichier-témoins attestant la diffusion des quatre annonces, qui seront formulées comme suit :

Le Conseil canadien des normes de la radiotélevision a jugé que Starz 1 avait enfreint le Code de déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs dans ses diffusions de High Fidelity le 21 décembre 2020, de Ramy le 22 décembre 2020 et de The Right Kind of Wrong le 13 janvier 2021. Ces diffusions qui contenaient du langage grossier destiné à des adultes ont été diffusées avant 21 h, contrairement aux dispositions de l’article 10 du code. Ramy et The Right Kind of Wrong renfermaient aussi un contenu à caractère sexuel pour adultes qui enfreignait l’article 10, et leurs mises en garde n’avertissaient pas de la présence de contenu de nature sexuelle, contrevenant ainsi à l’article 11.

Starz 2 est tenu : 1) de faire connaître la présente décision selon les conditions suivantes, en format audio et vidéo : une fois pendant les heures de grande écoute, dans un délai de trois jours suivant sa publication, et une autre fois dans un délai de sept jours suivant sa publication, dans le même créneau horaire que The Hangover, et une autre fois dans le même créneau horaire que Bridesmaids, mais pas le même jour que la première annonce, 2) de faire parvenir au plaignant qui a présenté la demande de décision, dans les quatorze jours suivant la diffusion des trois annonces, une confirmation écrite de son exécution et 3) au même moment, de faire parvenir au CCNR copie de cette confirmation accompagnée des fichier-témoins attestant la diffusion des trois annonces, qui seront formulées comme suit :

Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision a jugé que Starz 2 avait enfreint le Code de déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs dans ses diffusions de The Hangover le 1er janvier et Bridesmaids le 2 janvier 2021. Ces émissions qui contenaient du langage grossier destiné à des adultes ont été diffusées avant 21 h, contrairement aux dispositions de l’article 10 du code. The Hangover comprenait un contenu à caractère sexuel pour adultes qui contrevenait à l’article 10, et leurs mises en garde n’avertissaient pas de la présence de contenu de nature sexuelle, contrevenant ainsi à l’article 11. De plus, la mise en garde de The Hangover ne faisait pas mention de violence, enfreignant ainsi l’article 5 du Code concernant la violence.

La présente décision devient un document public dès sa publication par le Conseil canadien des normes de la radiotélévision.

[1] Super Channel Vault concernant Friday the 13th: Part VII – The New Blood, Saw 3D : The Final Chapter, Pet Sematary et Zero Dark Thirty et Super Channel Fuse concernant A Cure for Wellness et GINX eSports TV Canada concernant The First Hour, Squad et GINX Plays (Décision CCNR 20.1920-0907, 8 juillet 2020)

[2] W Network concernant My Feminism (Décision CCNR 01/02-1120, 28 février 2003), CTV concernant une entrevue dans le cadre de Question Period (Projet de loi C-10) (Décision CCNR 07/08-1703, 22 octobre 2008), MusiquePlus concernant CTRL (Décision CCNR 15/16-0367, 19 octobre 2016) et CP24 concernant un reportage sur un 4/20 et une table ronde sur les élections provinciales en Ontario (Décision CCNR 17/18-1438, 18 octobre 2018)

APPENDIX A

The Complaint

The CBSC received the following complaint via its webform on December 21, 2020:

Name of Television or Radio Station: Starz1

Program Name: High Fidelity (S 01 Ep 03)

Date of Program: 21/12/2020

Time of Program: 5:00PM

Specific Concern:

Extension [sic, extensive] use of coarse language within a few minute time span by the lead character Robyn (she was sitting on a couch talking to a male about herself and why someone would be not interested in her romantically).

This episode was shown well before the watershed hour of 9:00 p.m., making the content aired in direct contravention of the Code of Ethics (CAB Clause 10, part (a)). The use of an advisory at the commencement of the show does not give carte blanche to the airing of shows which use this kind of language at this time of day.

The complainant submitted another form on December 22:

Name of Television or Radio Station: Starz1

Program Name: Ramy (episode titled “Between the Toes”)

Date of Program: 22/12/2020

Time of Program: 4:00PM

Specific Concern:

This is the second time in two days that I am filing a complaint concerning the afternoon programming choices of the Starz network. Yesterday my complaint was for a show entitled High Fidelity and it had to do with the type of coarse language used in a show broadcast in the afternoon. The show today is similar in that Ramy, a series of half hour episodes, also contains a lot of coarse language, language which previous rulings by the CBSC have deemed inappropriate for this time slot.

While a 14A rating might have been appropriate for High Fidelity, I think using the same warning for Ramy was not sufficient because of the nature of the sexual content contained in the show. One only has to watch near the end of the episode “Between the Toes” to know to what I am referring.

But the appropriateness of the warning aside, as I wrote in my previous complaint, it is my understanding of the Code of Ethics that the advisory warning at the start of each episode does not give carte blanche if a program is aired before the watershed hour of 9 pm. It seems to me that by airing two series with similar use of coarse language two days in a row, this network either does not know or does not care about the expected standards for afternoon television.

Since each episode of both High Fidelity and Ramy is roughly 30 minutes in length, and Starz decided to show many episodes in a row, starting at 4 pm each day, I could have lodged many complaints, one per episode, because each one has a lot of coarse language being used all before 9 pm.

Broadcaster Response

Starz responded to those first two complaints with the following letter dated January 14, 2021:

The Canadian Broadcast Standards Council (CBSC) has forwarded to us a copy of your electronic correspondence regarding the program High Fidelity S1 Ep 03 which aired on STARZ on Dec 21 at 4:45 pm and Ramy S1 Ep 01 which aired on Dec 22, 2020 at 4 pm for our attention and response.

Before we address your specific concern, it should be noted that in addition to our own programming policies, STARZ is a member in good standing of the Canadian Broadcast Standards Council (CBSC) and adheres to all codes and guidelines administered by the CBSC.

High Fidelity is an American romantic comedy 2020 television series, based on the 1995 novel of the same name by Nick Hornby, and Ramy is a 2019 Emmy-nominated television series following an American Muslim-Arab who is on a spiritual journey.

STARZ is a discretionary pay service that offers a variety of content to its subscribers and as such, is not available to all viewers with a cable package unless specifically purchased. We ensure we perform a schedule review to ensure we are not airing content specifically intended for adults 18+ prior to 9 pm.

We assigned both programs a 14+ AGVOT (Action Group on Violence in Television) which allows for "mature themes,” “strong or frequent use of profanity” and programming that "might contain intense scenes of violence." Under this classification code, "parents are strongly cautioned to exercise discretion in permitting viewing by pre-teens and early teens" as programming with this classification code "might not be suitable for viewers under the age of 14."

In addition, we aired both shows with a viewer advisory that states: “The following program is rated 14+ and contains scenes with violence, coarse language, nudity and mature themes. Viewer Discretion is advised.”

We would like to emphasize that your comments are taken seriously and we truly appreciate your feedback and concern. It is never our intention to offend any of our viewers so I apologize to you in that regard.

Additional Correspondence

The complainant wrote to the CBSC again on January 20 and added three additional broadcasts to his complaint:

I acknowledge receipt of an email from [C. H.], Manager of Pay Programming, Bell Media, dated January 14, 2021, regarding my complaint to the CBSC, ref. 20.2021-0745.1.

I appreciate the promptness with which [the Manager of Pay Programming] responded to my concerns. His letter addressed some but not all of the issues I raised. His focus was primarily on the broadcaster’s responsibilities as outlined in clause 11 of the CBSC’s Code of Ethics, but I feel he did not consider clause 10 and the watershed hours.

Therefore, I plan to make a ruling request, but before I do so, I would like to add three other broadcasts to my complaints. The broad issues in each of these are of a similar nature as the original two complaints, i.e., inappropriate language and levels of sexuality given the hour in which they were broadcast.

I was already planning on adding these to the file but [the Manager of Pay Programming]’s reply arrived before I could do so.

The three broadcasts are as follows:

The Hangover, on Friday, January 1, 2021, 12:35-2:20 p.m. (Starz 2)

Bridesmaids, on Saturday, January 2, 2021, 5:10-7:20 p.m. (Starz 2)

The Right Kind of Wrong, Wednesday, January 13, 3:25-5:05 p.m. (Starz 1)

While I can site other examples, giving titles and broadcast dates/times, it becomes redundant after a while. I feel these 3, along with the previous 2 from my first complaints are enough for me to be able to make my points.

I assume that since I am adding to my original complaint, I need to wait for [the Manager of Pay Programming] to have an opportunity to respond to these additions before making a request for a ruling. Please confirm if this is the case.

I’m not sure what else [the Manager of Pay Programming] can add to what he has already written, so I have no problem if he wants his original letter to be a sufficient reply. I feel he has met the CBSC requirements to address the viewer’s complaints, but I will leave that up to him and the CBSC.

In conclusion:

• I would like to add three more broadcasts to my original complaint. Please let me know if this letter is sufficient for doing so, or if I need to go back to the CBSC website and add them individually using the complaint form.

• I plan to make a ruling request.

• I am in the process of composing a more detailed letter in which I expand on my thoughts, which I will submit when I make a formal request for a ruling. In that letter I will address the issue of Starz being a pay channel.

• Please let me know if I need to wait for a second response from [the Manager of Pay Programming] or if his original response is sufficient so that I know when I can make the ruling request.

(appendix below)

Appendix

I offer the following recaps of the above-mentioned broadcasts to substantiate why I am adding these broadcasts to my complaint.

The Hangover

Rating

I did not see the start of the movie and do not know what rating was given by Starz. The rating provided by my service provider when I hit the description was 18+.

Looking at other rating sites, I found the following:

• Canada:18A

• (Alberta/British Columbia/Manitoba): 18A

Canada:14A (Ontario)

Canada:13+ (Quebec)

I do not know, given the different ratings based on jurisdiction, which takes precedent.

Sex

Extensive male and female nudity, including nude buttocks and breasts. Discussion of sexual acts, techniques, and one character's work as an "escort." Photos of nudity and explicit sexual acts (including glimpsed male genitalia) in the closing-credits montage. Explicit discussions of infidelity, one-night stands, and other acts. Mimed mock bestiality for comedic effects. A character notes that he cannot be within 200 yards of "A school ... or a Chuck E. Cheese," implying that he's on some kind of serial offender watchlist.

Language

• 100 uses of "fuck", 69 uses of "shit", 4 uses of "faggot", 3 uses of "motherfucker". A few uses of "bitch", and "dick", 1 usage of the middle finger

Bridesmaids

Language

• Around 40 uses of "fuck"

• Woman yells "You’re a poopy head" at hotel clerk.

• About 23 F-words and its derivatives

• 1 use of cunt

Sex

The movie opens with an energetic, often loud sex scene; no sensitive body parts are shown, but nudity is implied (you can see down the whole side of the man's body at one point), and the woman is wearing a bra and underwear. Lots of moaning and groaning. A man squeezes a woman's breast through her bra and talks about having "f--k buddies." A couple is shown making out and trying to rip each other's clothes off; later, she wakes up in bed covered by a sheet (nudity is implied). Another character propositions strangers, sometimes crudely. A woman takes off her top to get a man's attention (shoulders shown, but not breasts). Plenty of sexual innuendo/talk; a woman does an impression of a penis.

The Right Kind of Wrong

Language

Similar to Bridesmaids

Sex

• A man (Leo) is shown with his face between a nude woman's (Kingsley) legs. Her nipples are seen briefly, then her buttocks are shown when she gets out of bed. His nude buttocks are shown rolling over in bed. A group of schoolchildren on a hike see a nude couple (Colette and Leo) having sex and watch through binoculars. The bare buttocks of the man and woman are shown somewhat obscured by tall grass.

Starz responded to the complaint about the three additional broadcasts with a letter dated February 1:

Further to your original correspondence with the CBSC, we are aware that you have provided them with three additional titles: The Hangover, on Friday, January 1, 2021, 12:35-2:20 p.m. (Starz 2) / Bridesmaids, on Saturday, January 2, 2021, 5:10-7:20 p.m. (Starz 2) / The Right Kind of Wrong, Wednesday, January 13, 3:25-5:05 p.m. (Starz 1)

The Hangover (2009) is a comedy film about three friends who wake up from a bachelor party in Las Vegas, with no memory of previous night and the bachelor missing. Bridesmaids (2011) is a romantic comedy about competition between the maid of honor and bridesmaid, over who is the bride’s best friend. The Right Kind of Wrong (2013) is a romantic comedy about a dishwasher that falls in love with a bride on the day of her wedding, to another man.

STARZ is a discretionary pay service that offers a variety of content to its subscribers and as such, is not available to all viewers with a cable package unless specifically purchased. We ensure we perform a schedule review to ensure we are not airing content specifically intended for adults 18+ prior to 9 pm.

We assigned all three movies a 14+ AGVOT (Action Group on Violence in Television) which allows for "mature themes,” “strong or frequent use of profanity” and programming that "might contain intense scenes of violence." Under this classification code, "parents are strongly cautioned to exercise discretion in permitting viewing by pre-teens and early teens" as programming with this classification code "might not be suitable for viewers under the age of 14."

In addition, we aired The Hangover and The Right Kind of Wrong with a viewer advisory that states: “The following program is rated 14+ and contains scenes with coarse language, nudity and mature themes. Viewer Discretion is advised.” For Bridesmaids, we aired the following viewer advisory: “The following program is rated 14+ and contains scenes with coarse language and mature themes. Viewer Discretion is advised.

As a responsible broadcaster, we are confident in the steps we took to alert our viewers to the content of these films however we do recognize that there are limitations to what a rating can convey to a viewer. We also recognize that you were offended by the content regardless of our response and it is never our intention to offend any of our viewers, so I apologize to you in that regard.

We would like to emphasize that your comments are taken seriously and we truly appreciate your feedback and concern.

On February 4, the complainant wrote to the CBSC again:

Is a copy of the Pay TV codes available on the CBSC website?

I do not see it.

Thank you.

The CBSC replied on February 10:

The Canadian Broadcast Standards Council (CBSC) has received your message of February 4, 2021.

In September 2017, the Canadian Radio-television and Telecommunications Commission (CRTC) merged the two categories of pay and specialty television into one called "discretionary services". The last of the pay stations operating under the old system had its licence renewed and its category changed in Summer 2020. The Pay TV Codes thus ceased to be applicable.

The CRTC still applies some of the code provisions to pay-per-view and video-on-demand services. Those services do not participate in the CBSC and the CBSC is no longer involved in the administration of those codes, so those codes are no longer on the CBSC website. The text of the codes can be found on the CRTC website at the following links:

INDUSTRY CODE OF PROGRAMMING STANDARDS AND PRACTICES GOVERNING PAY, PAY-PER-VIEW AND VIDEO-ON-DEMAND SERVICES https://crtc.gc.ca/eng/archive/2003/pb2003-10.htm

THE PAY TELEVISION AND PAY-PER-VIEW PROGRAMMING CODE REGARDING VIOLENCE https://crtc.gc.ca/eng/archive/1994/pb94-155.htm

The complainant filed his Ruling Request on February 11:

On January 14, 2021 I received correspondence from [C. H.], Manager of Pay Programming, Bell Media in response to complaints I made regarding the Starz Movie channel airing the program High Fidelity S1 Ep 03 on December 21, 2020 at 4:45 pm and Ramy S1 E1 which aired on December 22, 2020 at 4:00 pm.

On February 1, 2021, I received a second correspondence from the same person regarding further complaints I made regarding the airing of three movies: The Hangover, Bridesmaids, and The Right Kind of Wrong, all which aired before the watershed hour of 9:00 pm.

I am now asking for a ruling to decide whether or not Starz has breached certain codes of ethics by showing these programs during the day, well before the watershed hour of 9:00 pm.

All 5 contained frequent use of the “F” word and in one a single utterance of the “C” word. Some of these programs also contained scenes depicting sexuality, which I feel, were intended for a mature audience only.

Furthermore, I will include concerns regarding the appropriateness of some of the viewer advisory ratings that were displayed at the commencement of some of the programs. As well, I will ask for clarification of what constitutes a company getting a designation of being a discretionary pay service.

Broadcaster Responsiveness

In their decisions, the CBSC Panels assess the broadcaster’s response to the complainant. I have only positive regard for the replies I received from [the Manager of Pay Programming]. They were respectful, professional and exceptionally prompt.

Discretionary Pay Service

In one of the responses I received from [the Manager of Pay Programming], she wrote:

STARZ is a discretionary pay service that offers a variety of content to its subscribers and as such, is not available to all viewers with a cable package unless specifically purchased. We ensure we perform a schedule review to ensure we are not airing content specifically intended for adults 18+ prior to 9pm.

There are elements of this statement that are not true, at least not for some.

On the CBSC website I found the following:

Discretionary services including pay television, PPV and VOD services are distinguished from conventional television, as they require an affirmative decision by a subscriber to purchase and receive them on an unencrypted basis in the home.

I am a resident of Quebec. The main cable providers in Quebec are Bell and Videotron. Both of these providers offer similar cable packages. One can opt for a basic or starter package, with the channels offered being limited to the CRTC’s minimum Canadian content requirement.

Anyone wanting more options chooses from an “à la carte” menu. This is the only option in Quebec, from both Bell and Videotron. They choose how many channels they want to watch from a list of choices. In the case of Videotron, for example, one can choose 5, 10, 20 or 30 channels at different price points. It is similar with Bell.

This is, I assume, the “conventional” television option mentioned above. Obviously one pays for this service, and one has to make an affirmative decision to watch any channel from the list. For example, I have to click to subscribe to “The Food Network”. So by the definition of a discretionary pay service above, the Food Network meets the criteria of being a discretionary pay television service, as does every other channel offered in the “à la carte” menu. Yet these channels are all governed by a different code of ethics as compared to some other channels, such as Starz, that are deemed as a discretionary pay service. If all channels technically meet the criteria of being a pay television service, there should only be one code.

I admit I am nitpicking. The work around is to tighten up your definition of discretionary pay service. This is not really my main point.

If I used Bell as my provider, I could not access Starz from their “à la carte” menu. I would have to pay $25 a month extra, as it is bundled with Crave and HBO. So for Bell subscribers, Starz is a discretionary pay service.

But Videotron offers Starz in their “à la carte” menu. Before getting the reply to my complaint, I had no idea that Starz was a “pay service”. As a Videotron subscriber, I could click off Starz as easily as BBC Canada, NBC, PBS or any of more than a hundred other choices. I do not pay more to be able to watch Starz. So for me (and every other Videotron subscriber), Starz is NOT a discretionary pay service, at least no more so than is BBC Canada, NBC, or PBS.

It is no secret that Videotron and Bell are in stiff competition with each other in their battle for the Quebec cable television market. I do not know where the money I pay Videotron each month goes exactly, but I assume some of it goes back to the company providing the content. So by subscribing to BBC Canada, I assume Videotron sends some money to BBC Canada.

Someone at Bell has made a deal with the people at Videotron to offer Starz as an option in their “à la carte” menu. If I am correct in how I assume the business works, Starz is getting money from Videotron. But by making this deal, as a Videotron subscriber, it means I am not paying extra to get Starz. So for me, Starz does not meet the criteria of being a discretionary pay service.

Quebec has a population of approximately 8.6 million people, or roughly 22.7% of the Canadian population. Roughly one in five Canadians is a Quebecer. Videotron has approximately 1.5 million cable subscribers, subscribers who do not have to pay extra for Starz. Given the numbers, I think that for Quebec residents Starz should be put in the same category as BBC Canada, NBC, PBS and all the other channels, and be governed by the conventional broadcasters code of ethics, not the more lenient discretionary pay television code. They shouldn’t be allowed to pick and chose from both worlds to suit their convenience in my opinion.

Viewer Advisories

With reference to my original complaints regarding the show Ramy and High Fidelity, [the Manager of Pay Programming] wrote:

We assigned both programs a 14+ AGVOT (Action Group on Violence in Television) which allows for "mature themes,” “strong or frequent use of profanity” and programming that "might contain intense scenes of violence." Under this classification code, "parents are strongly cautioned to exercise discretion in permitting viewing by pre-teens and early teens" as programming with this classification code "might not be suitable for viewers under the age of 14."

I agree with that rating for High Fidelity. While I also agree with that rating for the Ramy series as a whole, it is my understanding that the rating for an individual episode in a series should be modified if that particular episode depicts activity outside that noted in the rating for the series as a whole.

At about the 20 minute mark of the Ramy episode “Between the Toes” (S1 E1), the main character is ending a date with a woman. She invites him into her car and begins to initiate sex. She begins kissing him, and then takes his hand and puts it up her sweater to her breast. She then reaches for his crotch and begins to rub it. Ramy expresses reluctance, which the woman interprets to mean that Ramy does not want intercourse. After some discussion she says that’s fine, and then climbs on top of him. After more kissing the woman says “Choke me while I finger myself”. He initially but somewhat reluctantly puts his hands around her neck. She continues to writhe on his lap and begins to moan. She tells him to do it harder. When he doesn’t, she gets off him and rebukes him.

The scene is more than a minute in duration, and I believe is beyond the viewer advisory description supplied.

Regarding The Hangover, Bridesmaids, The Right Kind of Wrong, [the Manager of Pay Programming] wrote:

We assigned all three movies a 14+ AGVOT (Action Group on Violence in Television) which allows for "mature themes,” “strong or frequent use of profanity” and programming that "might contain intense scenes of violence." Under this classification code, "parents are strongly cautioned to exercise discretion in permitting viewing by pre-teens and early teens" as programming with this classification code "might not be suitable for viewers under the age of 14."

In addition, we aired The Hangover and The Right Kind of Wrong with a viewer advisory that states: “The following program is rated 14+ and contains scenes with coarse language, nudity and mature themes. Viewer Discretion is advised.” For Bridesmaids, we aired the following viewer advisory: “The following program is rated 14+ and contains scenes with coarse language and mature themes. Viewer Discretion is advised.

The term “mature themes” is quite vague. Depictions of suicide or bulimia are mature themes. The question is how graphic must a depiction of sexuality be to move a show with a rating of 14A from being shown before 9:00 pm to after that time?

Both Bridesmaids and The Hangover, for their theatrical release, were rated R. The Canadian rating system seems more vague and thus more open to interpretation. But if the 14A rating can be modified with different disclaimers, as evidenced from [the Manager of Pay Programming]’s reply, then why could not the phrase “includes scenes with sexuality” be added?

In fact I’m pretty sure I have seen that descriptor added, but it always seemed to be for programs that aired after 9:00 pm. Could it be that by adding that descriptor, the network would have to air the program after 9:00 pm?

In past decisions, various CBSC panels have stated that a scene does not have to include nudity for it to be sexual. Bridesmaids opens with a fairly prolonged depiction of a couple having sex, in various positions. As such, I feel it is a program that should have been aired after 9:00 pm.

While The Hangover has scenes of nudity (not mentioned in the advisor warning), if one watches to the credits, one sees quite explicit “vacation” photos. Although brief, in one of them it is long enough to clearly see a man with his erect penis protruding from his pants receiving fellatio from a woman on her knees, and in the next photo, the same woman has turned towards the camera while still holding an exposed erect penis. Not suitable pre-watershed viewing in my opinion. (In many places in Canada, The Hangover gets an 18+ rating.)

Similarly, there are sex scenes in The Right Kind of Wrong not mentioned in the advisory. It will be up to the Panel to decide if they were graphic enough to warrant viewing only after 9:00 pm.

Language

In previous correspondence I have outlined the types and amount of coarse language used in the three movies. Both of the series I complained about have fairly extensive use of coarse language, language which previous panels have ruled as being suitable only in programming aired after 9:00 pm despite any advisory warnings posted at the show’s commencement.

Commentary on a previous decision, which I feel, is relevant.

Super Channel Vault re Friday the 13th: Part VII, Saw 3D, Pet Sematary, Zero Dark Thirty & Super Channel Fuse re A Cure for Wellness & GINX eSports re The First Hour, Squad, GINX Plays

ENGLISH-LANGUAGE PANEL

CBSC Decision 20.1920-0907

2020 CBSC 3

July 8, 2020

S. Courtemanche (Chair), S. Crawford, K. Gifford, P. Gratton, R. Hutson, S. Makela

“Dissenting Opinion of P. Gratton and S. Crawford”

With regards to the use of the words “fuck” and “cunt” in Friday the 13th: Part VII – The New Blood, we consider that the CBSC is out of touch with community standards of what constitutes appropriate and acceptable mature material for broadcast purposes especially in relation to the use of coarse or offensive language on a pay TV service. The reality is that many theatrically released movies contain coarse and offensive language and they receive a PG rating.

With regards to the PG rating comment, I do not think it is entirely accurate. Profanity may be present in PG rated films, but the use of one of the harsher "sexually-derived words" as an expletive will initially incur at least a PG-13 rating. Usually more than one “F” bomb moves it to an even higher category.

I found it odd that when trying to decide on whether or not the level of violence was beyond community standards, the Panel made thorough references to CRTC studies and Supreme Court of Canada rulings. When it came to the language issue, only personal opinion was presented.

We are all capable of unconscious bias. Humans are tribal. We tend to hang with our own. If one swears often, hangs around others who do likewise, have no qualms watching films that contain a lot of swearing, listen to music with profanity, then it is easy to think that the use of these words is ubiquitous, and becoming more and more prevalent. But studies to prove this are hard to come by because it was not studied decades ago, and so there is nothing to compare with.

Other studies have shown that for most people, swear words are a pretty constant 0.5% of words spoken. This restraint isn’t accidental. Most of us have the common sense not to spoil profanity by using it too much.

Yet many might agree with the statement that swearing is becoming more prevalent.

Why do we overestimate how much we swear? How can our impressions of the speech all around us be so wrong?

We notice profanity just because we use it so infrequently. Even though it’s familiar, it can take us by surprise, so we tend to overestimate its role in speech.

One might also consider that those who write and produce movies may identify much more than average with individualism. As such, they incorporate into their films a flaunting of societal norms, including inserting more than an average amount of swearing. We get used to it. But this doesn’t mean that the silent majority necessarily approve. I would not take the scarcity of complaints to the CBSC to mean acceptance and a changing of community standards. One who need further study to substantiate any such claim.

In previous decisions, the CBSC has at times tried to find studies about how people rate various curse words, from least to most offensive. In one decision, they quoted from a British study. While there are dangers in extrapolating the findings from one culture and projecting their relevance into another, the “C” word consistently comes out as the most offensive.

In a very unscientific study of my female acquaintances, there was near uniform consensus that the word was abhorrent, consistent with the British study.

In the film Bridesmaids there is a scene where the “C” word is uttered. Given how reviled the word is, I think even a single utterance is enough for an after 9:00 only viewing.

Thank you for your time in attending to this matter.

APPENDIX B

Both Starz 1 and 2 are broadcast from Toronto on Eastern Time.

A description and transcription of the most relevant scenes from each broadcast are provided below.

Starz 1

High Fidelity (“What F*cking Lily Girl?”)

December 21, 2020

4:45 pm

High Fidelity is an American romantic comedy television series from 2020 based on the 1995 novel of the same name by Nick Hornby. The program focuses on the lovelife of Robyn “Rob” Brooks, a woman who owns a record store in New York City. Robyn frequently talks directly to the camera. This episode is entitled “What F*cking Lily Girl?”.

16:45:22

The following words appear on screen:

The following program is rated

14+

Viewer discretion is advised

CL – Coarse Language

MT – Mature Themes

At the same time, a voice-over states:

The following program is rated 14+ and contains scenes with coarse language and mature themes. Viewer discretion is advised.

16:45:35

The 14+ AGVOT icon appears in the upper-left corner of the screen for 18 seconds.

16:45:32

The screen is black but the viewer hears Robyn shouting: What fucking Lily girl!

Robyn talks directly to camera. She rants about how her ex-boyfriend, Mac, didn’t know anyone named Lily before, so he must have met her in the three weeks he’s been back in New York.

Robyn: I mean, three weeks. How serious could it even be? I mean, what do people who have been together for three weeks even do? They have sex. Just constantly have sex.

16:48:16

Robyn’s brother Cameron tells her that Mac has been dating a woman named Lily for over a year whom he met in London.

Rob: You’re just telling me this now?! Jesus Christ, whose side are you on? What the fuck?

16:51:39

Robyn is smoking a cigarette in her store’s office and is clearly upset. She tells her co-worker/friend Simon that her ex-boyfriend is dating someone named Lily. Rob admits she has been looking at Mac’s Instagram account.

Simon: She’s probably just some dumb cunt.

[...]

Robyn: I mean, look at this shit. [she picks up her cellphone and scrolls; Simon looks at it] I found her profile, right? It’s just all dogs and sunsets and flowers and cocktails and dogs and flowers and sunsets.

Simon: Gross.

Robyn: Gross.

Simon: You just want to see her face?

Robyn: Yeah. I guess I just want to see her dumb whore face. That felt, yeah, that felt terrible.

Simon: Right.

Robyn: I just want to know what kind of person she is.

Simon: [now scrolling through the cellphone himself while Rob sits across from him; he stops on a photo showing the word Frose with a photo of a drink] Apparently she’s the kind of person who enjoys Frosés.

Robyn: What the fuck is a Frosé?

Simon: Evidently it’s something you do “all day” [Simon makes air quotes].

Their other co-worker/friend Cherise bursts into the office.

Cherise: He’s in here.

Robyn: Who’s in here?

Cherise: Who’s in here? Liam. The dope-ass, fine-ass, Scottish singer Liam is in the motherfucking store!

16:56:06

Robyn passes an establishment that has a sign outside advertising Frosés. She goes in and sits down.

Robyn: What in the shit am I doing here?

Robyn orders a Frosé and looks around at the other women in the café wondering if any of them is Mac’s new girlfriend.

Robyn: Since I’ve never seen the bitch, every single one of them may as well be Lily. [she takes a sip of the drink] It’s fucking delicious.

16:59:09

Cherise is at a bar with Liam, talking about the music business. He offers some insights on how to make it in the business.

Cherise: That is some real heavy shit.

17:01:55

Robyn & Liam are standing outside the bar. Liam has taken a glass out with him.

Robyn: You’re a classy bitch, you know that?

Liam: Well, I need some glasses in my apartment.

Robyn: Sounds like a shithole.

17:03:17

Liam & Robyn are at his apartment. Liam asks her about the ex for whom she made a playlist. She realizes that Simon must have told Liam about her situation.

Robyn: Wow, Simon. Fuck you, Simon. Oh my god.

They tell each other about their exes.

Robyn: Mac. And Mac just moved back with a girl.

Liam: And?

Robyn: Named Lily. Which is a total bullshit name.

Liam: Terrible name.

Robyn: Fucking bullshit name, right?

Liam: Yeah.

Robyn: And, um, and I don’t know. She just seems so ... different.

Liam: Different how?

Robyn: Well, first of all, she seems like a fucking bitch.

Liam: Of course, yeah.

Robyn: I’ve never met her, but she seems like a fucking bitch.

[...]

Robyn: You know, it’s like, it’s like you’re with someone. Right? And you’re, like, one person. You become a part of them. And then you’re not with them, and they become like this fucking stranger. You know?

Liam & Robyn start kissing passionately. He mentions that he graduated high school a year ago. Robyn is surprised and gets up and leaves. She is in the hallway of his apartment building and addresses the camera.

Robyn: He’s a fucking child!

17:07:52

Robyn arrives at the store the next day. Simon tells her he found a photo of Lily. He starts explaining the elaborate way he found the photo online.

Robyn: Can you show me the fucking photo, man?

17:08:45

Robyn is depressed and drinking at a bar.

Robyn: Cam’s right. I’m stuck in a dysfunctional fucking loop.

17:10:10

Robyn phones the number of the boy she dated in middle school, Kevin Bannister. She talks to his mother who tells her that Kevin married his first and only girlfriend, Hannah Sheppard. Robyn hangs up.

Robyn: Holy shit. Kevin married Hannah.

Ramy (“Between the Toes”)

December 22, 2020

4:00 pm

Ramy is American comedy-drama series about Ramy, a young Egyptian-Muslim man in New Jersey trying to navigate love and life while balancing the pressures of his parents and religious community on the one hand and millennial values and culture on the other. This episode, entitled “Between the Toes” was the first episode in the series.

16:00:14

The following words appear on screen:

The following program is rated

14+

Viewer discretion is advised

CL – Coarse Language

MT – Mature Themes

At the same time, a voice-over states:

The following program is rated 14+ and contains scenes with coarse language and mature themes. Viewer discretion is advised.

16:00:23

The 14+ AGVOT icon appears in the upper-left corner for 17 seconds.

16:05:51

There is a quick short scene of Ramy lying back on a bed with a young woman, Chloe, on top of him kissing. He struggles to get his shirt off while the woman undoes her belt. The scene then cuts to Ramy lying with his shirt off and eyes open in the dark, with the woman asleep next to him.

The scene cuts to Ramy in the bathroom filling his used condom with water. He pinches the top and examines it with the semen floating in the bottom. Chloe comes into the bathroom.

Chloe: Ramy?

Ramy: Um.

Chloe: What are you doing?

Ramy: I was just ...

Chloe: Is that the condom that we just used?

Ramy: Yeah, I was just, you know, ...

Chloe: Cleaning it? Or ...?

Ramy: I was just checking if there were any holes in it. You know?

Chloe: Why would there be a hole?

Ramy: You ever see the way they ship these things? It’s like on a truck. There’s a bunch of dudes. Like, who are those dudes? I don’t know them. You don’t know, so, you know, so, just to make sure there isn’t a faulty one or anything.

Chloe: And you do this every time we have sex?

Ramy: Yeah, I mean, it just, it just takes a sec.

Chloe mentions that she is offended and explains that she is on the birth control pill so they don’t really have to worry and even if something happened they would take care of it. Ramy says he’s Muslim so he just prefers that they not be put in a situation where they have to take care of it. Chloe says she thought he was Muslim in the same way that she is Jewish, it’s cultural only. She comments that he drinks alcohol. Ramy clarifies that he has bought his friends drinks, but doesn’t drink alcohol himself.

Chloe: Oh, okay. So you get girls drunk and stay sober so you can sleep with them.

Ramy: What?

Chloe: That feels kind of date-rapey.

Ramy: That’s not what I do. That’s not date-rapey. If anything, I’m taking alcohol out of the equation. I’m like a designated driver.

16:09:53

Ramy is looking at his cellphone, scrolling through what his friend Steve calls “Muslim Tinder”, i.e. a match-making web app for Muslims.

Steve: Dude, why’d you swipe no on her? You’re swiping no on all the girls that have scarves.

Ramy: Dude, no. It’s just, she’s not my vibe.

Steve: You’re fucking racist.

Ramy: How is that racist? Headscarf’s not a race. It’s something that people wear.

Steve asks Ramy if Ramy has ever dated a Muslim girl. Ramy says no, but that is why he is looking at this app. Steve insists Ramy is racist.

Ramy: Islam’s not a race. It’s something you believe in.

Steve: You don’t believe in shit.

Steve tries to convince Ramy to “swipe right” on a young woman’s photo. Ramy resists, insisting he is not interested in her.

Steve: You’re looking at a picture. You’re a shallow fuck. Thank you.

16:11:45

Ramy is having dinner with his parents and sister Dena. He mentions that he would like his parents to set him up with a Muslim woman.

Dena: Are you fucking kidding me?

mother: [in Arabic with English subtitles] And Muhammad is his messenger.

Dena: You had one lonely day at a wedding. And now you want Mom to set you up?

Ramy: This has nothing to do with you.

Dena: Of course it does. If you get married, they’re going to start putting pressure on me to start a family and stare at my stomach like it’s the answer to their midlife crisis. I don’t need that shit right now.

[...]

mother: My little man became a big man!

Dena: Bullshit! You’re just filling this void inside of you with a woman and it’s ruining my life. Fuck you, Ramy. Stupid bitch.

mother: Dena!

16:14:37

Ramy is on a date with a young Muslim woman named Nour at an Egyptian restaurant and it is off to an awkward start. A couple of boisterous Italian men who know Ramy approach the table. The introduce themselves to Ramy’s date as Joey and Johnny.

Joey: Yo, fucking Ramy, look at this guy!

Johnny: This motherfucker!

Joey: How you doin’?

Johnny: Bro, we haven’t seen you in forever. How’s it going?

[...]

Joey: You guys try the falafels here? They’re bomb as shit!

Johnny: Bomb as fucking shit.

16:17:44

Ramy & Nour are walking back to her car at the end of their date.

Nour: So, for something my mom helped set up, this wasn’t too bad?

Ramy: Yeah, Tinder doesn’t really have shit on our moms.

Nour kisses Ramy passionately and invites him into her car where they kiss some more. Nour takes Ramy’s hand and puts it up her sweater to touch her breast. She rubs her hand between Ramy’s legs. Ramy says “whoa, whoa” and, between kisses, she asks if he is okay.

Ramy: Yeah.

Nour: Do you have a condom?

Ramy: Yeah, but, um ...

Nour: What, you don’t have sex?

Ramy: Yeah, but I, I didn’t know if, if you could, you know, just ʼcause we’re not married.

Nour: Oh, I didn’t even know you were that strict. I mean, yeah, we can get married. Um, my cousin does, like, nikahs over the phone. If you want to do like a temporary marriage, there’s like this imam –

Ramy explains that he is not suggesting that they “trick God”, only that they slow things down. Nour says okay and that there are other things they can do. She then straddles Ramy and they keep kissing passionately.

Nour: Yeah, right there. Choke me while I finger myself.

Ramy: What?

Nour: I want you to choke me.

Ramy tentatively puts one hand on Nour’s neck.

Ramy: Uhh.

Nour: Use both hands.

Ramy: Are you sure?

Ramy puts both hands around her throat as she becomes more aroused.

Nour: Harder. [she moves her hips in arousal] Like, actually harder. It’s not a massage. [Ramy adjusts his hands] Yeah.

Nour grunts in arousal as Ramy keeps holding her neck, but looks very reluctant.

Ramy: No. No.

Nour: Don’t stop. What?

Ramy: I don’t want to do this.

Nour: No, what? Why?

Ramy: I’m not into choking. I don’t want to choke you.

Nour gets off of Ramy and sits beside him.

Nour: God, you’re so full of shit.

Ramy: What?

Nour: It’s not choking that’s the problem.

Ramy: Look, it’s our first date and I feel like maybe this is happening –

Nour: What, you don’t hook up on the first date? [Ramy just looks at her] Yeah, that’s what I thought.

Ramy: Look, this is, like, just throwing me for a loop a little bit. I didn’t think that a girl like you was going to want to –

Nour: A girl like me? Look, we had this really nice night and you felt weirded out by the idea of kissing me. I get it if you don’t want to have sex, but I’m, like, in this little Muslim box in your head and I’m the wife or the mother of your kids. Right? I’m not supposed to come.

Ramy: Okay, I’ll choke you.

Nour: Just get out of my car.

16:22:31

Ramy’s date did not end well. Ramy is walking down the street when he notices an older man, Old Hajj, whom he met at his mosque at the beginning of the episode. Ramy sits down and starts talking to the man.

Ramy: And I believe in god. I really do, man. There’s too many signs. Like, one time this girl texted me two minutes after I jerked off to her Facebook photo. Like, we didn’t talk for months and then out of nowhere she texted me “ʼsup?”. Can you tell me this shit isn’t all connected? ... I know it is. And, yeah, I have sex even though I’m not married. And I’m probably going to try mushrooms one day. So what? That means I’m not a good Muslim? I can’t do it because I don’t follow all the rules and the fucking judgments that are always just being put on us. And then, I do the same thing. I put the same fucking judgments on everyone around me. I’m just, like, trying to be good. Do you, you really think god cares if I wash between my toes?

Old Hajj: [after long pause] You jerk off too much. It’s no good. No good at all. And wash between your toes.

The Right Kind of Wrong

January 13, 2021

3:25 pm

The Right Kind of Wrong is a 2013 Canadian comedy film about a man named Leo Palamino who falls for a woman, Colette, on her wedding day. The movie follows his efforts to win her affections.

At the beginning of the broadcast, the following words appear on screen:

The following program is rated

14+

Viewer discretion is advised

V - Violence

CL – Coarse Language

N - Nudity

MT – Mature Themes

At the same time, a voice-over states:

The following program is rated 14+ and contains scenes with violence, coarse language, nudity and mature themes. Viewer discretion is advised.

15:26:00

The 14+ AGVOT icon appears in the upper-left corner for 18 seconds.

15:36:36

Leo is depressed after separating from his wife. He lives across the street from a church. One day he sees a wedding party outside the church and is instantly smitten with the bride, Colette. He sneaks into the wedding. An older woman sits beside him and talks to him. The woman, Tess, gives him a ride to the reception. They are outside the reception venue talking. Tess explains she does not believe Colette is really in love with the groom.

Leo: So why’s she doing it?

Tess: Issues with her mother. Her dad was this handsome war journalist. Also her mom’s a professor. Also complete shit.

15:39:25

At the wedding reception, Leo is talking to Colette and Danny after they both realize Leo is not either of their friends.

Danny: You keyed my car.

Leo: Your Hummer. Yes.

Colette: You had a Hummer?

Danny: Just for a few months.

Leo: You have to be kind of a dick to drive a Hummer. And you should not be with a dick. You should be with me.

Danny: This is a joke, right?

Leo shakes his head no. Colette punches Leo in the face.

Leo: Holy shit, that hurt.

Leo tries to run away, but Danny and his friends chase him. They realize he is the ex-husband of the woman who recently got a book deal after writing a blog about how much Leo sucks. They discuss whether to beat Leo up.

Danny: Didn’t she get a book deal too? Bro, that’s gotta hurt.

Troy: Nothing like he’s going to hurt when I pulverise him, piece of shit.

15:45:02

Colette & Danny arrive back at their villa to find sunflowers all around. Colette is happy and assumes the flowers are from Danny, but he says they are not. Danny reads the card, which is signed “Leo Palamino”.

Colette: Is he out of his fucking mind?

Colette throws the sunflowers away.

The scene cuts to Leo’s friend Neil talking to Leo.

Neil: You are out of your fucking mind.

Neil’s wife Jill joins them. Neil shows Leo a photo on his cellphone. Leo leans forward to see better, then turns away in disgust.

Neil: Dude. Thanks to a congenital defect, she has three of those.

Leo [in voice-over narration]: Jill and Neil are obsessed with taking disgusting, way-too-intimate pictures of each other with their phones.

Jill & Neil make eyes at each other. Neil stands up to follow her.

Neil: Hey man, lock up. I have to violate my wife. [winks]

Neil & Jill playfully chase each other around.

Leo [in voice-over narration]: To be their friend is to be party to a lot of alarming foreplay for sex you’ll never have.

Neil has Jill pinned against a post in their house. Neil slaps her buttocks and then chases her into another room. Leo watches them go.

Leo: They make me believe in love.

15:46:56

There is a flashback to 14 months ago when Leo first broke up with his wife. He is at a bar and a woman in a cowboy hat is hitting on him.

Leo [in voice-over narration]: There were benefits to my notoriety. Notoriety aided by dollar-a-shot Wednesdays.

There is a very quick scene of the woman’s feet in the air wearing boots and her crying out in pleasure.

Leo [in voice-over narration]: Of which I am king.

Leo is at the bar with a different woman. The scene then cuts to Leo, shirtless, lying on bed. There is a woman straddling him and their movements and her groans indicate they are having intercourse, but the camera angle is such that the viewer does not see the woman. The scene quickly cuts to Leo with another woman, Kingsley. Kingsley is lying on a bed with bare breasts visible, groaning in pleasure. Leo’s head is between her legs, implying he is performing cunnilingus. Kingsley groans in climax and then lifts her head up to look at Leo.

Kingsley: You’re aces at that, mate.

The camera angle switches so Kingsley’s bare breasts are shown in profile and Leo’s bare buttocks are visible. Kingsley sits up and stands up, so that her bare buttocks are visible as she walks into the nearby bathroom. Leo sits up on the bed.

Kingsley: Okay. Gotta pee. Or I get wicked bladder infections.

Leo [in voice-over narration]: Yes, there are worse ways to mourn the loss of a relationship. But sex with strangers, even leggy, weirdly vocal ones with a blasé attitude is an alienating excuse for love.

15:50:32

Leo is at the tour company that Colette owns. She does walking tours of the town where they live. He spots Colette in her office. The woman at the counter shouts “Leo Palamino!”. Leo realizes it is Kingsley from the bar.

Kingsley: Last time I saw you, you were downtown.

Leo: Yeah.

Kingsley: Between my legs.

Leo: Yep.

Kingsley: Sucking my oyster.

Leo: I like to keep the disturbing euphemisms to the heat of the moment. I’m kind of old fashioned that way.

Kingsley: Yeah, yeah. Got it, mate. But if there was a licensing board for muff diving –

Leo: Can I get a ticket?

Colette is giving her tour and Leo has bought a ticket for it. She gives city councillor Debrugan the middle finger.

15:54:19

Leo and Neil are standing outside watching Jill hang glide.

Neil: My wife flies. That’s cool. Also she made my ball sack a Twitter account.

Neil sends Leo a link to the Twitter account via their cellphones. Leo looks at his phone and reads, “Hi, I’m Neil’s ball sack.” He looks in disgust at the phone screen.

Leo: That’s just wrong, man. I don’t want your balls on my phone.

Neil: If they say wiser, hilarious things you do. [Neil types something else into his phone]

Leo: [looks at his phone again and reads] “It’s dark in here and Neil’s jeans stink.”

Neil tries to hold in his laughter while Leo gives him a look implying he does not find it funny.

15:58:54

Neil is sitting in his vehicle outside the art gallery where Jill is talking to Troy Garnet, spying on them. Garnet is helping Jill show her work and was also one of the groomsmen at Danny & Colette’s wedding. Leo has pulled up beside Neil on his bicycle. Jill notices Neil outside.

Neil: Ah, ff [car horn beeps]. Shit! They saw us. Great. Move your bike. Just try not to act like the dick who crashed his best friend’s wedding.